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u 29 di Maghju 2016 - scrittu dà - lettu 388 volte

Le reflet


The Valkyries's Vigil - Edward Robert Hughes.
The Valkyries's Vigil - Edward Robert Hughes.
Lola finit rapidement de se maquiller devant le grand miroir de sa chambre. Elle n’avait pas entendu le réveil. Restait à mettre le rouge à lèvres et virevolter plusieurs fois afin de faire tourner sa robe légère. Dehors, l’été avait pris l’ascendant. Une chaleur matinale bienfaisante mais un peu lourde qui présageait peut-être un orage dans le courant de la journée.
Elle attrapa au vol son sac à main et ses clefs puis se dirigea vers la porte.
 - Alors, comme ça tu me laisses ?
La jeune femme s’immobilisa. Elle se retourna.
 - C’est bien ça, tu me laisses. Tu vois que j’ai raison.
La pesanteur extérieure sembla soudain s’inviter dans la pièce. Malgré tout, rien à première vue ne paraissait anormal. Il n’y avait personne à part la fille. Sauf son reflet dans la glace.
 - D’ailleurs, j’ai toujours raison. Quand je suis belle, j’ai raison. Quand tu m’enlaidis volontairement, j’ai raison. Tu es bien d’accord ?
Lola s’approcha du miroir. L’autre ne bougea pas.
 - Mais enfin, qui suis-je pour toi ? Tu l’ignores sans doute, mais j’ai des ressentiments. D’abandon. De n’être qu’un faire-valoir. C’est toi qui va au bal. Pas moi. C’est toi qui croise les hommes. Pas moi. C’est toi qui es désirée. Pas moi. Je ne vis que par intermittence et me cache le reste du temps. Comme une lépreuse.
Lola faillit répondre mais préféra s’asseoir au bord du lit. Quelques secondes de totale incrédulité passèrent.
 - Jusqu’à présent je n’ai rien dit. Je ne voulais pas t’effrayer. Mais voilà, en y réfléchissant bien – et ça, j’en ai le temps, crois-moi ! – j’ai pensé qu’il me fallait enfin sortir de mon silence. Pour notre bien commun, à toutes deux.
 - Mais, je ne comprends pas… Pourquoi ? Qui es-tu ?
 - Toi… Enfin… nous…
Lola fit face à son reflet et le toisa du regard. Son double venait de se désolidariser d’elle. Ses gestes n’étaient plus les siens. Comme son regard, brillant et plus que jamais tenace.
 - C’est impossible, murmura-t-elle.
 - Impossible, tu n’exagères pas un peu ? Ne suis-je pas tout le temps avec toi ? Et inversement. Cela depuis bien longtemps déjà.
L’autre se mit à sourire. Sans doute la rémanence de quelques souvenirs d’enfance. Un baiser sur la bouche froide qui laisse un peu de buée. Des singeries de gamines exécutées en parfaite harmonie. Des confidences d’adolescente amoureuse. Le chagrin d’une douloureuse injustice. Oh ! Elles en avaient connu des histoires, de la toute première surprise à découvrir cette autre fillette dans la glace jusqu’à ce désespoir infini à la mort du grand-père adoré.
 - Nous en avons vécu des choses, tu sais. Bonnes et mauvaises. Mais j’ai toujours été là.
 - Mais tu n’es pas… , coupa Lola.
 - Je ne suis pas ?
 - Enfin, tu ne peux pas être… Tu me comprends…
 - Vivante, c’est ça ? Mais je suis vivante ! Plus que tu ne crois. J’existe.
Pour la jeune femme, le temps parut soudain ne plus avoir aucune consistance. La chaleur y était pour beaucoup, mais pas seulement. Il flottait comme une sensation d’imminence, de surcharge des événements, d’évaporation aussi. Un sentiment curieux mais pas désagréable. Lola se saisit de son portable. Elle prévint l’une de ses collègues qu’elle ne se rendrait pas au travail aujourd’hui.
 - C’est pas bien de mentir… Surtout que tu as dit que tu avais des nausées. Ils vont s’imaginer des choses.
- Ça, ça risque pas en ce moment !
- Effectivement, je n’ai encore vu aucun mâle ici… Mais il me vient une question. Dis donc, si jamais tu étais enceinte, est-ce que je le serais aussi ?
Lola éclata de rire.
- Mais c’est pas possible ! Je parle à mon miroir et, en plus, je rigole comme une conne !
- Tu vois bien que je suis vivante…
La situation semblait absurde, pourtant elle prenait peu à peu un tour délicieusement parfumé, comme le tout début d’un chemin où dominent déjà les jaillissements végétaux du printemps. Si c’était ça la folie, il y avait matière à réfléchir pour aller plus avant et s’embarquer sans peur sous d’autres cieux. Le reflet avait montré la voie et Lola semblait ne pas s’y opposer, comme si elle avait toujours attendu ce moment. Elle posa une question :
 - Mais, en fait, que veux-tu ?
L’autre ne répondit pas immédiatement. Puis murmura :
 - J’aimerais bien que tu me donnes un nom.
 - Tu en as un, je crois…
 - Le tien, peut-être. Pas le mien…
 - Mais… enfin… on est une seule et même… Tu n’es pas…
 - Si, je suis… En fait je suis à la fois toi et pas toi…
 - Comment ça ?
 - Regarde ma main droite…
 - Et alors ?
 - Ma main droite, c’est ta main gauche. On ne se ressemble donc pas tant que ça, tu vois.
 - Oui, mais, bon… C’est un détail…
 - Pas du tout… Si on nous mettait côte à côte, tu serais surprise.
 - Encore faudrait-il que tu puisses sortir de… ton miroir.
 - Ça te ferait plaisir ?
Lola sursauta. Là, elle devenait folle. C’était bien ça et rien d’autre. Ou alors un début de burn out, quand un drôle de rideau s’ouvre sur une scène improbable, le tout mû par la machinerie écrasante d’un boulot de dingue, managée par des tyrans en costard Hugo Boss. Ce qui revenait au même. Son esprit, c’était une évidence, déraillait complètement. Ou alors, c’était tout autre chose.
- Je t’ai demandé… Ça te ferait plaisir ?
- Euh, oui… évidemment…
- Alors, pour ça, il faudra que tu prennes ma place… Mais, avant, mon prénom…
- Quand j’étais petite, le soir, je dansais devant la glace…
- Je sais…
- Et je chantais Lola… Lila… Au lit Lola… Au lit Lila… J’avais besoin de ça pour ne plus avoir peur du noir et m’endormir…
- Je sais… Même que je veillais sur toi encore un peu avant de m’endormir à mon tour…
Le souvenir à la fois sombre et merveilleux de ce rituel parcourut comme un frisson le corps de la jeune femme. Elle en ressentit l’impact bienfaisant malgré les angoisses enfantines qui font regarder sous le lit ou dans les placards. Qui font sursauter au moindre grincement. Qui poussent vers des mondes inconnus. Elle en avait entrevu des maléfices ! Elle en avait deviné des présences ! Elle en avait déjoué des complots! Jusqu’à ce que son nuage de coton la cajole et fasse ciller ses yeux une dernière fois. Les ombres venaient de rendre les armes. Plus rien ne s’opposait désormais à son sommeil.
- Lila, oui, tu pourrais t’appeler Lila, s’entendit-elle dire.
- Ecoute, ça me va. Et puis, comme je te l’ai déjà expliqué, ça me rappellera notre enfance.
Lila raconta de nouveau les grimaces, les volte-face de fille pour confirmer qu’on est la plus belle et qu’on a la plus belle robe, les talons hauts empruntés à la mère ou tous ces mystères confisqués aux adultes. Elle fit aussi des confidences plus secrètes, jusqu’à la nudité absolue de l’âme et du corps. Sans limite aucune. Sans pudeur. Jusqu’à cette frustration ultime de n’avoir jamais connu, elle, le souffle d’un garçon. Sa féminité la plus intime était vide de la jouissance d’un homme.
Lola écoutait. Elle aussi connaissait cet état d’abandon, bien que, des aventures, elle en eût vécu sans doute trop. Ou, tout du moins, trop peu d’acceptables. C’est pourquoi, il n’y avait plus personne aujourd’hui. Un choix totalement réfléchi.
 - Lila ? Finit-elle par questionner.
 - Oui ?
 - Si j’accepte ta proposition, que va-t-il se passer ?
 - Ma foi, je n’en sais rien. Ce que je peux tout simplement te dire, c’est que je ferai de mon mieux.
 - De ton mieux ?
 - Oui, pour être à la fois toi et moi.
Lola sourit en imaginant certaines personnes se demander ce qui avait bien pu changer en elle. Sa coiffure ? Non. Son maquillage ? Peut-être. Un éclat nouveau dans le regard. Oui, c’était ça. Enceinte alors, la fille ? Ah, elle aurait bien caché son jeu ! A moins que ce ne soit plutôt quelque chose de surjoué témoignant de l’imminence d’une dépression sévère. Les Hugo Boss ne lâchaient rien, exigeant chaque jour des objectifs intenables, jusqu’au point de rupture. Une ambiance de merde. Des coups bas. Des réunions incessantes qui ne débouchaient souvent sur rien. Mais il fallait être là. A disposition.
Décidément, Lila tombait bien.
 
 
Tout se passa très vite. En un éclair. Juste le temps pour Lola et Lila de se croiser en chair et en os. Mais Lila avait prévenu. Il ne fallait surtout pas qu’elles se touchent. A la rigueur échanger un regard. Et, pour Lola, fixer aussi la main droite de sa doublure, pour vérifier. Effectivement, l’autre ne lui ressemblait pas tant que ça. Commencer alors par lui demander de changer sa bague de côté ?
 - Impossible, dit Lila, il y a des choses qui ne sont pas permises.
 - Bon, eh bien, je vais le faire, moi…
 - Impossible, je suis déjà sortie
Lola contempla le miroir. Il était vide de leurs reflets respectifs. Vide et disponible. Elle se sentit attirée. Une force pleine et inconnue l’entraînait en même temps qu’une infinie douceur enveloppait son corps. Un peu comme une main qui l’aurait attrapée et portée au-delà. Un peu comme un voile transparent qui la protégerait de la tête aux pieds.
L’inversion des rôles se passa ainsi, en quelques secondes, jusqu’à cet autre côté, là où tout est soi-disant visible, là où bien des choses restent inaccessibles.
Elle entra. Puis se retourna. Là, elle vit sa chambre, son lit, son bureau, l’ordinateur sur lequel s’accumulaient, même le week-end, des heures et des heures de travail imposé par les Hugo Boss. Parfois, pour se changer les idées, elle sollicitait une amie virtuelle habitant en Ombrie. Toutes deux échangeaient longuement sur l’art et le patrimoine italien. Elles en étaient même venues à certaines confidences intimes et caressantes et avaient promis de se rencontrer en fin d’année. Graziella avait les plus beaux seins de femme que Lola aie jamais vus.
C’est alors qu’elle aperçut le visage de Lila, plus tourmenté que tout à l’heure. Son regard semblait accepter la liberté de ce nouveau décor mais trahissait aussi la crainte et le doute de ne pas être à la hauteur. Allait-elle réussir à marcher dans les pas de Lola, voire la supplanter? Allait-elle se montrer indigne dès la première incertitude? Sa position n’était plus celle, somme toute confortable, d’un simple reflet. Elle devait désormais se montrer opiniâtre et, surtout, décider par elle-même.
 - Lola ?
 - Oui ?
 - Ça me fait tout drôle. Tout a du relief. Et surtout, je sens…
 - Tu sens ? Ah, oui, je vois… C’est sûrement mon parfum.
 - Parfum ? Oui, oui, je t’ai déjà vue faire… Le flacon avec lequel tu t’asperges le matin…
 - C’est ça. Mais tu n’aimes pas ?
 - Oh, si! Au contraire… j’adore…
 - C’est son nom…
 - Quoi son nom ?
 - J’adore… C’est le nom du parfum… de chez Dior… Il faut que tu apprennes… comment dirais-je… certaines choses, toi.
 - Oh, j’en sais déjà pas mal. N’oublie pas que je suis ton double.
Lola fixa Lila. Effectivement, l’autre était partout à ses côtés. Pas seulement dans la chambre. Une vitre, un miroir de courtoisie, une simple surface réfléchissante suffisaient. Juste le visage. Parfois le corps entier. Ou les yeux. Ou bien la bouche. Il était donc normal qu’elle connaisse un peu le monde. Pourtant, dans son cadre cotonneux, elle en ignorait l’essentiel. L’odeur de la liberté. Les saveurs. La complexité des formes et des rapports humains. Seul son regard semblait donner le change. Sauf certains jours où, lui aussi, était vide de sens.
De longues minutes silencieuses passèrent. Visiblement, Lila hésitait. Puis elle finit par sortir de la chambre pour visiter l’appartement. Lola se retrouva seule. Elle n’aurait jamais imaginé qu’une telle chose soit possible. Une vie de cet autre côté du miroir. Une vie dans le plus exigu des espaces clos. Une vie où elle avait peine à trouver ses propres gestes, lourds et gauches. On l’aurait dite entravée par un fil invisible ou victime d’une chape de plomb. Ses bras, ses doigts étaient ralentis. Tout comme ses lèvres qui faisaient penser à une grosse carpe affamée.
Malgré tout, elle sentait bien que tout son corps et son âme ne demandaient qu’à prendre leur envol. Et non plus copier stupidement leur modèle. Vivre plutôt. Simplement. En toute indépendance. Rien d’autre que ce que lui avait confié plus tôt Lila.
Autour d’elle tout était à l’envers. La lampe, d’un côté à droite, du sien à gauche. Comme ses mains. Tout comme les traits de son visage. Elle n’était plus elle-même mais son propre reflet, si différent, si identique. Et puis, aucun objet n’avait de consistance ni de profondeur. Il n’y avait rien derrière la façade des meubles sinon le vide et l’inconnu. Dès lors, comment était-ce, plus en retrait encore, pour ce qu’elle considérait un peu comme un fond de décor ? J’ai l’impression d’être dans un studio de télévision, pensa-t-elle. Là où tout est factice. Au-delà, il y a sans doute une machinerie, des fils, des objets qui traînent et qui trahissent l’irréalité de l’endroit. Il n’est pas possible qu’il en soit autrement.
Sa plus grande surprise – malgré ce qu’elle venait de vivre avec Lila – était donc de s’apercevoir qu’elle pouvait se mouvoir sans avoir à suivre son modèle. Elle décida de tenter l’aventure. La voix de Lila la stoppa :
 - C’est joli chez toi. J’aime beaucoup. Bon je connaissais un peu quand même. La salle de bains, surtout. Là où tu restes longtemps.
 - Des trucs de fille, ma belle.
 - Mais moi aussi, je suis une fille.
Lola profita de l’instant pour égrener quelques conseils de maquillage puisque Lila n’en avait pas l’habitude.
 - Vois-tu, reprit celle-ci, je t’ai beaucoup observée, mine de rien. Je t’ai vu faire. Il me suffit maintenant de m’habituer aux produits. Comme à ton parfum. Parce que tu comprends, de l’autre côté, on ne sent pas les choses de la même manière. Mais je vais m’appliquer. Et y arriver.
 - Je peux peut-être t’aider. Au début…
 - Non, non, on n’a pas le droit ! On ne peut pas être ensemble. Sinon…
 - Sinon ?
 - L’une de nous deux disparaîtrait.
Lola prit conscience qu’en l’état, et puisqu’elles venaient d’échanger leurs places, c’était elle qui risquait de s’évaporer. Pas l’autre.
- As-tu peur de sortir ?
Lila sourit. Puis expliqua qu’elle s’était souvent posé la question mais que, image après image, captées un peu partout sur des vitres, des miroirs de brasserie ou un simple rétroviseur, elle avait en partie reconstitué le puzzle. Les bruits aussi avaient joué leur rôle, aussi curieusement que cela puisse paraître. Dans son monde, elle voyait, elle entendait, mais ne sentait rien. Pourtant cela suffisait. Elle pouvait ainsi s’approprier la vie de Lola.
 - Mais, je ne dis pas que je n’ai pas peur, ajouta-t-elle. Seulement, l’envie était trop forte. Jusque6là j’avais résisté. Et puis est venue cette fameuse soirée.
 - Quelle soirée ?
- Quand tu as bu comme un trou. Là, j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Que je devais agir. Que je devais m’offrir et te laisser te reposer. Ça a tout précipité.
- C’est vrai que j’avais beaucoup bu. Impossible de m’arrêter. Ils m’avaient trop fait chier.
- Je sais, tu n’as pas arrêté de répéter la même chose. "Ils" par-ci, "ils" encore, et "ils" encore et toujours. "Ils", c’est qui ?
Lola baissa la tête. Visiblement, elle n’avait pas envie d’en parler.
 - Tu sais, il faut tout me dire puisque je prends ta place. Qu’est-ce qu’on te fait ?
 - On me viole.
 - Comment ça on te viole ?
 - On viole mon esprit et mon corps. On viole ma vie personnelle. Ces appels le soir ou le week-end. Ces mails. Tout ça, c’est du viol.
Lila resta silencieuse. Il le fallait. Elle devait en savoir davantage.
 - Tu sais, ces gens que tu vas fréquenter, ce sont des salauds. Et j’exagère à peine. Oh, ils n’en ont pas l’air ! Plutôt beaux gosses sortis majors des écoles de commerce. Ou belles nanas en tailleur. Le genre à bien croiser les jambes pour laisser dépasser la dentelle de leurs bas en réunion. Mais infiniment dominatrices. Sans une once d’âme et d’humanité. La boite, la boite… que cette liturgie à la bouche.
 - Mais toi, là-dedans ? Toi aussi tu mets des bas. Je ne comprends pas bien.
 - C’est pas la même chose. Moi, j’ai compris. J’ai deviné. Et ça se voit. Alors, ils me font chier. Je suis comme une renégate.
Lola baissa la tête. Et se mit à pleurer. Puis elle partit d’un long fou rire.
 - Lila, dit-elle entre deux hoquets, promets-moi une chose.
 - Quoi donc ?
 - Oui, dès que tu seras là-bas promets-moi de faire installer une glace dans notre bureau.
 - Et pourquoi faire ?
 - Bah, pour jouer avec eux… les emmerder… rentrer et sortir chacune son tour… un coup toi, un coup moi… Ils vont s’y perdre.
 - Mais, petite sœur, tu n’as pas bien compris… Qui te dit que je veux rentrer… maintenant ?


              



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