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u 9 di Lugliu 2014 - scrittu dà - lettu 163 volte

Le génie d'or et Captain Corsica (6)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


La grande Veuve

Le génie d'or et Captain Corsica (6)
Dans le dernier épisode de cette série faite pour inspirer de la crainte aux plus braves, nous avons raconté comment le Génie d'or, Docteur Solcum, s’était retrouvé dans un gouffre, sous la montagne de l’Alcudine, en Corse, face à une présence terrifiante, qu’il chercha à reconnaître en faisant de la lumière à partir du pommeau d'émeraude de son bâton magique.
 
Il reconnut aussitôt l'être hideux dont il s’agissait. Son corps noir et luisant, traversé de quatre rangées de taches rouges, et muni de huit pattes longues et pareilles à des tiges de fer, son visage épouvantable – rien de ce qu'il perçut ne lui laissa de doute : on lui avait assez décrit cette bête atroce, dont il prononça alors le nom en murmurant : « Latrodecte malmignatte… la Veuve noire… Ô effroyable Dicaliudh ! Ainsi donc, tu t'es arrachée de ta prison, tu as brisé les chaînes qu'avait fait peser sur toi le vaillant fils d'Alar ! »

De la race venimeuse qui se rencontre souvent en Corse, ce monstre était la mère. Gigantesque, elle emplissait toute la base de la montagne – qui lui avait servi de carcan. Tache obscure dans la pénombre, puits absolu dans la lueur verte que diffusait le bâton céleste, elle semblait absorber la lumière - ou celle-ci paraissait refuser de l'éclairer, reculer d'horreur devant elle. On dit qu'elle était née d'une larme de sang tombée de l'œil d'un dieu au sein d'un gouffre : il en était issu cette matérialisation de l'ombre. Le Génie d'or à cause de cela la disait fille impure de Dordïn et de la géante morte ; mais il s'agissait là d'une parole mystérieuse, qui ne peut pour le moment être expliquée.

Dans ses chaînes, que le temps avait usées, qu'on avait négligé de surveiller, ou de vérifier, elle avait attendu son heure, parlant sans doute à Fantômas dans ses cauchemars afin qu'il la libère ; car il était un puissant mage, à présent le Génie d'or le voyait. Et voici ! elle s'était dégagée de sa geôle ! Le héros se devait de l'affronter.

Malgré son effroi, il sentit monter en lui la colère : comment avait-on pu oser la délivrer de ses liens ? Quelle était la folie qui habitait le vil Fantômas ? Savait-il, au moins, ce qu'il faisait ? Mais il n'était plus temps d'accuser l'un ou l'autre, de se plaindre de la méchanceté des uns, de l'incurie des autres ; il fallait à présent s'élancer, combattre la Veuve, et la remettre à sa place. En serait-il capable ? Il n'est plus difficile tâche que celle qu'on ne commence jamais, a dit le sage ; d'un bond se jeta-t-il donc sur elle et lui asséna-t-il un coup terrible de sa sorte de sceptre. Des étincelles jaillirent ; mais Dicaliudh ne broncha pas : les feux qui recouvrirent brièvement son corps ne la firent même pas tressaillir.

Pour toute réponse, elle siffla, et le son en fut strident à briser les tympans d'un homme ; dans le village de Zicavo tout proche, on crut qu'une montagne s'était affaissée en grinçant, ou qu'un comète avait traversé l'air ; certains affirmèrent qu'un avion s'était écrasé au sein du massif - mais, on s'en doute, il ne fut jamais retrouvé. Une vieille femme évoqua les Streghe, mais on se moqua d'elle ; pourtant, elle avait plus raison que les autres, peut-être : car c'est du souffle de la grande Veuve que les Streghe jadis étaient nées !

Dans ce cri immonde, Solcum crut distinguer des mots : l'araignée avait un langage. Il s'agissait d'injures atroces mêlées de menaces effroyables. Puis elle lança en avant sa mâchoire, qui suintait d'un pus jaunâtre, et empestait affreusement. Tout près d'être distrait, ou fasciné, par cette puanteur, le héros manqua d'être frappé par les mandibules ; au dernier moment, toutefois, il parvint à se dématérialiser, ne laissant à la bête que la brume bleue qu'il laissait toujours derrière lui ; il se cristallisa à nouveau dans l'air sur la tête informe dont les yeux cruels le cherchaient. Une seconde fois abattit-il son bâton enchanté, mais par la pointe inférieure, qu'il utilisa d'estoc. Un aveuglant éclair en jaillit, l'énergie qui tournait autour de cette baguette depuis l'émeraude brillante semblant se concentrer au point d'impact et décupler sa vigueur - ou bien, même, le prolonger par une foudre ; le Génie d'or espérait bien, cette fois, avoir meurtri profondément la bête ignoble !

Mais ce qu'il en advint réellement ne pourra être livré au lecteur que la semaine prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...