Bloggu litterariu corsu

u 23 di Lugliu 2014 - scrittu dà - lettu 156 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (8)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Captain Corsica

Dans le dernier épisode de cette dramatique série, nous avons laissé Docteur Solcum, notre héros, au moment où il s’apprêtait à subir le sort atroce d’une digestion devant durer plusieurs millénaires dans le ventre d’un monstre antédiluvien effroyable ; et nulle issue ne semblait plus possible.

Or, soudain, un terrible fracas se fit entendre ; le sol trembla. Surpris, le monstre suspendit son geste.
 
Une pluie de pierres tomba ; une toucha même Solcum. Mais la plupart churent sur la grande Veuve, qui le surplombait.
 
Fantômas au bruit se retourna, et Solcum s’efforça de regarder vers sa source ; Dicaliudh fit de même.

Un nuage de poussière brillant, recevant les rayons du soleil, était au-dessus d'eux : une ouverture avait été pratiquée dans la montagne. Et bientôt, on vit paraître, sortant de cette nuée, un homme des plus étranges.

Il portait un costume entièrement noir, qui lui était comme une seconde peau, et lui recouvrait jusqu’à la tête : il pénétrait ses oreilles dans leurs moindres parties, en épousant leurs plus fins détails ; même les conduits en étaient revêtus - sans pour autant qu’ils en fussent bouchés, sans que cela le gênât en rien pour entendre !

Sur son poitrail avait été brodé, en fils dorés, argentés et vermeils, un canon de la marque Gribeauval : signe de puissance. Lorsque le mal approchait, cet emblème étincelait, comme si des flammes devaient en sortir : il était en lien avec les forces célestes.

Le nez aquilin de l'être étrange dénotait un courage, une force de volonté unique en son genre.

Curieusement, ses yeux, qui avaient la forme d’amandes, n’avaient pas de blanc ; pareils à du charbon, ils étaient un puits vers l’infini, au sein de son visage fermé : mais on y décelait de fins éclats d’or, reflets des étoiles. Et quiconque subissait son regard se sentait scruté au plus profond !

À sa taille, une écharpe de soie bleu azur, attachée par un nœud léger, laissait pendre ses pans ; sur ses épaules, une capeline blanche doucement flottait.

Or, de sa main droite - nue, longue et décharnée, tout comme était l’autre main -, il tenait un fusil encore fumant : et, quoiqu'on aura du mal à le croire, c’était d’un tir de cette arme qu’il avait fait un trou dans la montagne!
 
Car, à l’origine simple fusil de chasse à un coup, elle avait été refondue totalement par les gnomes des profondeurs sous la direction de Cyrnos, le génie de la Corse ; et voici ! elle scintillait aux yeux. Le canon n'avait pu en être taillé, tel qu'on le voyait, que dans un bloc d’argent ; et on l'avait lamé d’or et serti de pierreries. Une inscription avait été gravée en son sein par ce même Cyrnos, qui lui donnait ses pouvoirs miraculeux : il s'agissait d'une formule magique écrite dans le langage des ogres. L'écriture même en était obscure ; elle ressemblait à des runes. Par sa grâce, un esprit l'habitait, qui lui donnait sa force !
 
Quant à la crosse, elle était du bois le plus précieux, taillé dans l'arbre de vie des jardins immortels du génie de la Corse - celui dont les fruits donnaient une vie qui ne s'arrêtait jamais, et qui maintenaient jeunes tous ceux qui en mangeaient. Il était né de l'arbre de vie du paradis terrestre, aux franges de la Lune : en s'exilant de ce monde supérieur, l'Immortel avait emporté la branche qui abritait son ancienne demeure, afin de s'en bâtir une semblable sur Terre ; il l'y avait plantée, et, voici ! il en était né son propre arbre de vie, fils du précédent. Or, ses fruits, ses feuilles, ses racines avaient, peu à peu, créé, dans la nappe d'éther, une terre, et elle avait pris plus tard le nom de Corse. Mais il s'agit d'une histoire qui ne pourra être livrée qu'un autre jour. Toujours est-il que la crosse de ce héros nouveau était faite de ce bois dont est faite l'âme corse elle-même, de l'essence du pays ! Sur elle, il pouvait s'appuyer lorsqu'il en déclenchait le feu cosmique ; elle en absorbait le contre-coup, et il n'avait rien à craindre de son étonnante puissance.

Or, Solcum, dès qu’il le vit, reconnut en lui un homme vaillant qui lui avait été présenté par sa dame, lorsqu’il avait été envoyé en mission sur la Terre : elle avait, par son art magique, crée son image, au sein d'une eau pure, et donné son nom, lui expliquant qui il était, d’où il venait, et quelle était sa destinée. Car il avait fallu lui présenter ceux qu’il devait craindre, et aussi ceux sur qui il pouvait compter, qui pourraient se révéler de sûrs alliés, dans sa lutte contre les puissances des ténèbres. Il avait, en effet, en face de lui le propre fils de Cyrnos, génie de la Corse ; en son nom il la gardait, au sein du mystère de la nappe astrale, et il veillait à ce que les monstres ne l'envahissent pas. Quoiqu'il fût appelé de deux autres manières encore – d'une qui était fausse et qui avait cours parmi les mortels, et d'une qui était vraie et qui demeurait inconnue -, il portait, ordinairement - mêlant, alors, le vrai et le faux -, le nom glorieux de Captain Corsica !

Or, qui, par ailleurs, il était, et ce qu’il advint ensuite, ne pourra être dit que dans un prochain épisode.

(Remarque : l'image ici présentée de Captain Corsica est une libre interprétation de l'artiste Régis Dabol.)


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...