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u 17 di Lugliu 2014 - scrittu dà - lettu 180 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (7)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


La défaite du héros

Dans le dernier épisode de cette épique série, nous avons raconté comment le combat s’était engagé entre le monstre appelé Dicaliudh – qui avait l'apparence d'une « latrodecte malmignatte », comme on dit localement - et le Génie d'or, notre héros. Nous en étions au moment où celui-ci voulut déchaîner le feu contenu dans son bâton magique en assénant un violent coup d'estoc sur sur la tête de son ennemie.

 

La bête trembla un instant – elle frémit. Mais elle ne sembla pas réellement blessée. Car aussitôt, elle se retourna - elle était d’une agilité fulgurante, quoique, Solcum put alors s'en apercevoir, elle demeurât liée à la roche par deux de ses pattes, à l'arrière de son corps : la chaîne n'avait pas été totalement brisée, qui avait été mise sur ses membres ; Fantômas n'avait pas eu ce pouvoir ! Peut-être le Génie d'or était-il arrivé à temps ; car si déjà le monstre avait, de son haleine, engendré des goules affreuses qui avaient jeté la terreur dans le peuple, et avaient vidé de leur sang plusieurs pâtres ou promeneurs égarés dans la brume des environs, elle n'avait pu, elle-même, se déverser dans une vallée, envahir une ville ! Sartène, Porto-Vecchio, Bonifacio n'en avaient reçu que de vagues effluves ; seules quelques maladies s'étaient déclarées, sans gravité. En revanche, certains villages étaient plus sérieusement touchés : l'heure restait grave. On n'arrive jamais assez tôt.

 

Or la souplesse du monstre était telle que, malgré ses jambes attachées au roc, il put se retourner, et frapper, de ses pattes antérieures, Docteur Solcum ! Lequel put esquiver la première en se baissant, mais ne put faire de même avec la seconde - ni même amortir le coup, comme déjà il l'avait fait : et, de sa pointe plus fine et plus dure que celle d'un épieu d'acier, elle transperça sa cuisse ! Or, au bout de ce dard, qui ressortait de l'autre côté, un crochet se déploya, qui rendit impossible qu'il fût arraché. Malgré son courage, et sa nature semi-divine, le Génie d'or poussa un cri : un poison, un venin déjà se répandait dans ses membres, qui le privait d'une part de ses pouvoirs, et l'empêchait de se dématérialiser, le clouant à la matière. Car il l'avait d'ores et déjà tenté ; mais il put constater que cela lui était devenu impossible. La Veuve désormais le maîtrisait, et s'apprêtait à le dévorer – à le dissoudre dans l'acide de sa salive immonde. Elle tissa alors autour de lui un cocon de sa toile gluante, afin de le priver de l'usage de ses membres. Il vit d'abord ses jambes, puis son ventre, son torse, ses bras, se recouvrir de ces fils infâmes, et ensuite ce fut au tour de son cou, et de l'arrière de sa tête : ses yeux, son nez et sa bouche seuls demeurèrent libres ; il était pris au piège !

 

Allait-il être anéanti ? Était-il condamné ?

 

Lentement, le monstre tira le héros vers sa gueule noire, puante, profonde comme un gouffre. Et le génie eut beau se débattre : il ne put rompre ses liens.

 

Lui, qu'on surnommait parfois le Seigneur des Mouches - parce que, lié particulièrement à cet insecte, il le commandait à volonté -, voici qu'il était saisi dans la toile d'une gigantesque araignée !

 

Mais était-ce possible ? Un tel héros pouvait-il mourir aussi aisément ? Il ne l'avait pas lu, dans les astres ; comment cela avait-il pu lui échapper ?

 

Fantômas ricanait. « Maintenant tu fais moins le fier, disait-il ! Tu vas mourir. Prépare-toi ! Tu seras digéré durant des éons, dans le ventre de la grande Veuve. Tu souffriras mille morts, qui te puniront de ta sotte présomption ! » Et en disant ces mots, il riait de plus belle.

 

Après s'être quelque peu débattu, le héros comprit que c'était vain. Il se recueillit alors en lui-même, et se concentra sur sa dame céleste - la reine d'or. Ses pensées volèrent jusqu'à elle ; il alla à leur suite, et porté sur leurs ailes, emmené par leur feu, il parvint devant elle : elle était plus belle, plus éclatante que jamais. Et voici ! elle le regardait, et ses yeux brillants étaient humides, et elle était triste, et inquiète, pour lui ; son regard légèrement se voilait. Le Génie d'or lui-même alors pleura, quoique ce fût sans bruit, sans gémissement : il était consterné en voyant la peine qu'il donnait à sa dame. Elle qui en lui avait mis tant d'espérance, comme elle était déçue, maintenant que, dès le début de sa carrière parmi les hommes, il échouait par imprudence, par impéritie ! La honte le submergeait, car il l'aimait d'amour, en plus d'aimer le bien qu'elle représentait dans l'univers : il en trouvait la forme spontanément sublime, car il mêlait le bien et le beau d'une manière indistincte, étant de la race des génies. La pureté qui se dégageait d'elle était comme une lumière jaillissant de ses yeux, ou de toute sa personne ; s'il l'avait peinte comme une femme, il eût dit que son corps rayonnait de lui-même, à la façon d'une étoile ; elle était ce que les anciens nommaient une déesse, et lui, Solcum, n'était qu'un génie, un messager - une nymphe mâle, si l'on peut dire.

 

Il songea aussi au peuple corse, qu'il laissait seul face au monstre ; comme il lui avait failli ! Il ne pensa guère néanmoins à ce dont avait parlé Fantômas, aux souffrances qui l'attendaient ; il s'en moquait, les méprisait, les trouvait même méritées - si grande était son âme, si vaillant était-il ! À coup sûr, Il était un des plus nobles immortels de la Lune.

 

Il abaissa à ce moment les paupières, prêt à subir son terrible sort.

 

Ce qu’il advint ensuite ne pourra être dit que dans un épisode prochain.



              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...