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u 21 d'Aprile 2015 - scrittu dà - lettu 288 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (45)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


La transformation miraculeuse du Cyborg

Le Génie d'or et Captain Corsica (45)
La semaine dernière, nous avons laissé le récit effectué par le Cyborg d'argent au Génie d'or et à ses amis alors qu'il racontait qu'il avait accepté de signer sa transformation en homme-machine par le médecin éclairé par la science de Fantômas. Et voici qu'il continua par des mots tout aussi palpitants :

« La femme dont j'ai parlé me félicita, disant que cette résolution était bien digne de moi et me ferait devenir ce que j’étais vraiment - manifestant mes mérites insignes, me faisant remplir les termes de ma destinée ! Elle promettait de ne m’en aimer que davantage...

« On m’emmena à l’hôpital, et je me plaçai sur la table de chirurgie, où on m’endormit. À mon réveil, j’étais tel que vous m’avez vu quand vous m’avez combattu - transformé en ce qu'on nomme un cyborg.

« Je fus dès lors totalement attaché à Fantômas : il m'était impossible de me déplacer sans son ordre. J'étais en contact permanent avec lui : même quand il n'était pas physiquement présent, nous communiquions directement par la pensée. J'entendais souvent des voix, et il me fut dit qu'elles étaient celles du monde des hommes : je pouvais capter les ondes hertziennes, et les interpréter. Mais j'entendais aussi des murmures plus diffus, et il me fut révélé qu'ils étaient ceux d'êtres puissants et invisibles qui habitaient l'air et contrôlaient les âmes au-dessous de la conscience : je vivais désormais à demi dans leur sphère. Ainsi devais-je apprendre à devenir l'un d'eux ! Cela me fut néanmoins annoncé avec un rire ; je me demandai si l'on se moquait.

« Je découvris peu à peu que mes yeux refaits pouvaient, de ces êtres aériens, distinguer les contours - sous forme de flux électromagnétiques perçus et interprétés de façon appropriée par la science de mon maître. Je participais d'un monde supérieur, rempli d'êtres divins ! Du moins fut-ce là ma pensée.

« Pour ce qui est de la femme que j'aimais, elle ne reparut plus. Comme, m'en étonnant, je questionnai mon maître, il me dit qu’elle était partie pour ses affaires, et qu'elle reviendrait bientôt ; mais je sus plus tard que ce n'était là que tromperie.

« Cependant, j'avais l'impression de vivre dans un rêve - ou bien un cauchemar : ma conscience était embrouillée, et je n'avais pas la force de mouvoir de claires pensées. J’étais désormais comme passif, même quand j'agissais, car je ne le faisais que mû par la volonté de Fantômas, qui me parlait à l'intérieur de moi. J'accomplissais comme un simple pantin ce qu’il ordonnait, mes membres ne m’obéissant plus, mon âme ne m'appartenant plus. Je n'avais que les pensées qu'on voulait que j'eusse.

« J’avais pourtant accepté de signer en m’imaginant que, je pourrais, si je le souhaitais, échapper à mon maître, que je serais libre avec une puissance nouvelle ; mais je sentais toujours en moi cet être qui dirigeait mes membres - et le chœur des voix maudites de l'air vide qui me chuchotait ce que je devais faire, dire, croire.

« Un jour, mon gourou me déclara qu'il avait besoin de moi en Corse ; Paris, disait-il, ce serait pour plus tard.

« Je fus envoyé dans l'île de Beauté, et devins l'un des hommes-machines entreposés dans la base que vous prîtes d'assaut il y a peu, et que vous conquîtes. Je fus placé dans une niche, et on eût pu aisément me confondre avec une statue, car j'avais ordre de ne pas bouger, et ma conscience était généralement éteinte : j'étais comme endormi. Je ne sortais de cet état en quelque sorte cataleptique que pour accomplir d'horribles missions – dont le but était de terroriser le peuple. Volant par dessus la mer, je me rendais, avec mes compagnons, en France et en Italie, et nous attaquions les habitants. Les armées régulières nous prenaient pour des avions d'une espèce inconnue. Comme nous étions plus agiles qu'aucune machine connue des hommes, certains nous dirent venus d'une autre planète, notamment Mars : car les hommes la croient habitée d'êtres corporels, et organiques.

« Mais si la science de Fantômas venait bien des étoiles, nous étions, à coup sûr, de vrais Terriens ! D'ailleurs les généraux n'en doutaient pas, nous assimilant à leurs ennemis, persuadés qu'ils avaient trouvé de nouveaux moyens de faire la guerre : car alors celle-ci faisait rage, et l'Allemagne occupait la France et l'Italie et y résistait aux assauts des Anglais et des Américains ; le chaos régnait, et nous l'accroissions selon les desseins subtils de notre hideux maître. La terreur se répandait partout ; désormais la mort - ou alors la destruction - pouvait survenir à tout moment, puisque nous étions indécelables et plus rapides et vifs qu'aucune machine connue. Nous projetions de la lumière colorée devant nous, et l'on nous disait une arme secrète, l'on nous vouait une sorte de culte, nous inspirions une forme de superstition dont nous tirions un immense orgueil.

« Fantômas voulait, sur les ruines de l'Europe, et dans l'épouvante généralisée, bâtir un empire nouveau. Dans les faits, il s'alliait avec Adolf Hitler, quoique celui-ci n'en sût rien : dans son délire mystique, il nous prenait pour des envoyés des mystérieux Géants de Feu qu'il croyait ses soutiens. Il nous pensait des guerriers de Wotan, son cher dieu germain ! Fantômas en riait bien. Il n'avait que mépris pour l'homme, mais il espérait reprendre à son compte son projet, et se saisir de son royaume millénaire dès qu'il serait mis en place. Cela n'a pas eu lieu, néanmoins, car la guerre a été perdue, et Fantômas lui-même n'avait pas estimé la puissance américaine à sa juste mesure. Il se demanda quelle force occulte était derrière, ne pouvant croire que les hommes en fussent seuls les auteurs. Quoi qu'il en soit, cela pour lui ne fut que partie remise.

« Or, durant les missions que nous accomplîmes jusqu'en 1945 - date à partir de laquelle nous nous fîmes plus discrets, notre maître ne voulant agir que dans l'ombre -, je revis la femme qui m'avait convaincu de participer à toutes ces actions infâmes. Je l'aperçus alors que nous dévastions la région de Pise. Elle volait dans les airs près de Fantômas, lui servant en vérité de garde du corps. Elle était vêtue en âpre guerrière, en furie de notre temps, portant une armure douée de vertus extraordinaires, et ornée de teintes diverses et de symboles étranges ; elle tenait à la main un sabre de feu bleu, qui jetait des éclairs et coupait n'importe quelle carlingue d'avion : car nous nous jetions sur l'aviation alliée pour montrer notre puissance et effrayer l'armée anglaise, la contraignant ainsi de plus en plus à demander l'aide américaine - ce qui avait pour but de l'affaiblir, à terme, en Europe. »

Mais il faut arrêter ce récit, pour cette fois, car il commence à être long ; la semaine prochaine, une présentation complète de la Chasseresse cosmique !


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...