Bloggu litterariu corsu

u 7 d'Aprile 2015 - scrittu dà - lettu 263 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (43)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le Cercle initiatique

La semaine dernière, nous avons laissé le Cyborg d'argent alors qu'il racontait au Génie doré de Paris et à ses amis comment Fantômas lui avait révélé son rêve grandiose : le transformer en homme-machine et faire de Paris une cité céleste vers laquelle tous les regards convergeraient ! Il continua son récit étrange.

« Ce mélange de vérités et de mensonges me troubla ; je perdis mon assise intérieure. D'un côté, l'idée d'arracher Paris à sa destinée, d'en faire une cité céleste, de la guider vers la parousie, me remplissait d'orgueil ; et je m'imaginais loué, adoré, vénéré, le peuple tendait les mains vers moi, l'humanité entière me remerciait avec des torrents de larmes et des rires sans fin. Paris devenait le temple dont j'étais le dieu, et on me ceignait d'encens ! On me couvrait d'offrandes, et j'étais à présent le seigneur du monde. Mais il me semblait d'un autre côté que des gouffres s'ouvraient à mes pieds, et que je ne parvenais point à les franchir : mille obstacles se présentaient à mon imagination, et me faisaient dévier de ma route glorieuse. D'un abîme en particulier surgissaient de monstrueuses ombres, qui m'entouraient et m'oppressaient, et une terreur monta en moi. Quiconque eût alors vu mes yeux eût distingué, j'en suis sûr, une succession de lumières et de ténèbres, et eût soupçonné une folie.

« Or, Fantômas, qui me scrutait, esquissa encore un sourire, puis disparut : il s'évanouit brusquement dans les airs - tel une illusion.

« Resté seul, je fus longtemps songeur. Soudain me revint curieusement en mémoire une aventure d’Arsène Lupin que j'avais récemment lue : durant ma convalescence, quelqu'un – peut-être le médecin - l'avait laissée sur ma table de chevet - pour me distraire, sans doute, à moins que Fantômas eût suggéré de le faire - voire ordonné, pour un but secret qu'il avait. Or, dans ce livre, l'élégant cambrioleur à la force herculéenne possédait de fabuleuses machines - notamment un petit sous-marin personnel, avec lequel il fuyait ses ennemis et auscultait le fond des mers. Et il me sembla que ce personnage était l'homme de l’avenir, libre des lois terrestres, parvenu à la surhumanité par ses forces propres et son lien avec les traditions occultes - notamment celles de Normandie. Il était comme la préfiguration de ce que je pourrais devenir – et avec moi, tous les hommes de cœur !

« Bientôt, néanmoins, je guéris, et pus sortir de l’hôpital.

« Je passai alors quelque temps à traîner dans les rues d’Amiens, à séjourner dans les bars. « Régulièrement, à sa demande, je revoyais toutefois le médecin qui m’avait soigné pour passer des examens : il prétendait vouloir vérifier que je ne conservais pas de séquelles.

« En réalité, il s’adonnait à toute sorte d’expériences, car il préparait ma métamorphose : il ne doutait pas de ma décision finale.

« Un soir il me demanda si j'accepterais de me joindre à lui pour retrouver d'autres jeunes gens qui étaient dans le même cas que moi - à attendre l'éventualité d'une métamorphose en Nouvel Homme. Ils se réunissaient, disait-il, pour échanger sur leurs incertitudes, leurs doutes, leurs espoirs, pour savoir s'il valait la peine d'accepter le pacte que leur avait exposé Fantômas – car ils l'avaient tous rencontré. Cela m'aiderait à y voir plus clair, assurait-il. D'ailleurs avec ces autres jeunes gens nous formions un groupe d'élus, ayant reçu seuls le privilège de discuter avec Fantômas – ce demi-dieu. Or se rassemblaient-ils dans un lieu très particulier, qu'il me laisserait découvrir.

« J'acceptai, et me rendis, au sein d'une vieille maison du centre ville, dans une espèce de chambre qui était tapissée de rouge. Plusieurs étranges symboles ornaient les murs. Je me demandai si j'étais entré dans la franc-maçonnerie. »

Et c'est sur cette question lancinante que nous laisserons pour cette semaine le lecteur.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...