Bloggu litterariu corsu

u 17 di Marzu 2015 - scrittu dà - lettu 297 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (40)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le récit de Paul Colibut, picard

Le Génie d'or et Captain Corsica (40)
La semaine dernière, nous avons laissé le Cyborg d’argent, Paul Colibut, alors qu’il racontait, à Captain Corsica, au Génie d’or, à Cyrnos et à Tilistal, son existence – cherchait à leur faire comprendre comment il en était venu à se rallier au terrible Fantômas. Il évoquait son enfance à Saint-Quentin, en Picardie, et son manque d’enthousiasme face à ce qu’on lui enseignait à l’école publique ; il poursuivit comme suit.

"Un jour un de mes instituteurs me raconta la vie et les exploits de Mandrin, le célèbre brigand dauphinois, et aussi de Raoul de Cambrai, dont une chanson de geste sauvage, d'une violence extrême, a été composée au douzième siècle. Les hommes y suivaient les principes de l’honneur et de la vengeance, à la mode des anciens Francs - installés en si grand nombre, au nord de la Seine. Je sentis dans ces personnages une force qui se communiquait à moi - et donnait une direction à ma rage, à mon dépit.

"Je commençai à fréquenter des jeunes gens de mauvaise vie, tombai dans la délinquance. Je pensais exercer ma liberté - et me promettais toujours, comme Robin des Bois, de donner aux pauvres ce que j'arrachais aux riches. Mais ne le faisant pas, j’estimai du moins que voler était pour moi un droit, puisque ma famille n'était pas si aisée, et que l'école, où je n'avais guère réussi, ne me semblait faite que pour la bonne bourgeoisie. Mon père était ouvrier, ma mère réceptionniste dans un hôpital ; ils étaient sérieux et simples et gagnaient correctement leur vie, mais ils n’appartenaient pas aux gens brillants que les instituteurs donnent plus ou moins consciemment pour modèles - ces grands hommes qui, ayant réussi leurs études, mènent à Paris une carrière grandiose. Là, depuis les hautes sphères du pouvoir, ils réforment la France, en font un pays plus juste, plus beau, apportant à la République l'énergie de leur province ! Et comment ont-ils fait ? À coup sûr ils ont commencé par briller dans l'école de Jules Ferry !

"Hélas, cela n'avait pas été mon cas ! J’avais compris que je ne ferais pas partie de ces hommes d’élite, et comme je ne voulais pas pour autant n’être personne, mes modèles devinrent Louis Mandrin et Raoul de Cambrai. J'agirais en marge, et sauvagement, à la façon féodale. Je serais un seigneur à l'ancienne - rançonnant le peuple, enlevant les jeunes filles, procédant à mes vengeances, et célébré par les poètes !

"Je commis quelques vols, plusieurs escroqueries, participai même au cambriolage de riches maisons pendant que leurs propriétaires étaient partis. Officiellement, j’étais apprenti dans un garage ; mais la nuit, et mes jours de congé, je menais mes petites affaires, fomentais mes larcins.

"Quand la guerre avec l’Allemagne fut déclarée, j’étais encore trop jeune pour être incorporé ; le désordre qui alors régnait ne m’empêcha pas de poursuivre ma petite carrière de malfaiteur - même s’il la compliqua quelque peu."

Le récit de Paul Colibut doit néanmoins s’interrompre ; il reprendra la semaine prochaine.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...