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u 10 di Farraghju 2015 - scrittu dà - lettu 242 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (35)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le chant du Génie d'or

Le Génie d'or et Captain Corsica (35)
Nous avons laissé le Génie d’or et Captain Corsica, nos deux héros, alors que le premier s’apprêtait à livrer un chant évoquant sa peine et son chagrin.  

Or il fit entendre, dans une mélodie mêlée au doux vent, et s’accordant au son lointain de la rivière coulant sous les murs de Cyrnos - paraissant, aussi, remplir de lumière les salles ornées, et charmant jusqu’aux immortels qui l’entendirent -, ces mots :  

Toujours marchant sur les chemins obscurs du monde
Où souffrent les mortels sous le lourd joug du Temps,
Ne pourrai-je jamais, ô ciel, voguer sur l’onde
Qui se jette aux divins étangs ?  

Hélas ! la piste au loin se remplit des étoiles
Qui baignent dans le lait de la dame au sein d’or ;
Et si mille héros déjà hissent leurs voiles,
Je reste au pays de la mort !
 
Quand reverrai-je enfin l’immortelle princesse
Qui m’envoya dans cet abîme où je me perds,
Afin que j’accomplisse un destin qui sans cesse
Me laisse nu, face à l'enfer ?  

Pour réparer dit-elle une faute commise
À l’endroit des mortels par les anges pécheurs,
Je dois errer sur Terre où gémit une bise
Pleine d’esprits pleins de fureurs !  

Il me faut dans ce siècle affronter sans relâche
Les monstres que jadis un dieu précipita
Et qui dans les vapeurs s’efforcent à la tâche
Qu'un vil destin leur concéda !  

Loin de ma terre auguste et des hommes que j’aime,
Loin de mon peuple d’or et des jardins si purs
Où vivent les lignées dont les yeux sont de gemme,
Je suis comme entouré de murs.  

Les douleurs des mortels me font verser des larmes ;
Leur sort me donne envie tous les jours de pleurer ;
Ils n’ont jamais connu le royaume aux cent charmes
Où seul l'être heureux peut errer !  

Jamais ils n’ont pu voir la dame aux mille étoiles
Brillant dans ses cheveux - ni non plus entendu
Sa voix pure et céleste imprimant à ses voiles
L’éclat d'un vieil astre perdu !  

Le jour viendra pourtant où cette nef d’opale
Qui s’en va vers le monde où jadis je naquis
M’emmènera aussi vers la divine salle
Où dans l’or trône l’être exquis !  

Sur les ailes du cygne enchanté mon voyage
Ramènera mon cœur et mon corps fait d’éther
Aux pieds de la beauté qui dans un corps sans âge
S’incarna semblable à l’éclair !

Le bonheur m’étreindra ; je montrerai la voie
Dès ce moment à ceux qui vivent pour périr
Dans ce monde sans âme - et je crois que la joie
Viendra tous alors les nourrir.  

J’aurai rempli ma tâche, et serai face aux astres
Rédimé pour toujours, rendu digne immortel
Méritant son séjour loin de tous les désastres
Qu’ici vit, hélas ! tout mortel.  

Les anges des splendeurs de l’empyrée immense
Me béniront d’un geste et puis me permettront
D’épouser l’être aimé - et bientôt une danse
Nous portera d’un rythme prompt  

Vers la lumière où nous irons tous deux ensemble,
Vers la chambre céleste où nous demeurerons,
Vers la salle étoilée où tout feu déjà tremble
Face à ce qu’alors nous serons !  

De notre amour naîtra quelque flamme nouvelle
Et l’on dit qu’un soleil soudain verra le jour ;
Mais l’image à mes yeux à l’excès étincelle,
Me repoussant de ce séjour...  

Mon regard obscurci se pose sur la terre
Et contemple le mal qui se saisit des hommes ;
Il revient au devoir, il revient à la guerre
- Fatale en ce monde où nous sommes !


Voici quel fut le chant du Génie d’or ; ce qu’il advint alors devra être dit la semaine prochaine.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...