Bloggu litterariu corsu

u 20 di Ghjenaghju 2015 - scrittu dà - lettu 247 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (32)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Dans le ventre du dragon

La semaine dernière, nous avons laissé nos deux héros, Captain Corsica et le Génie d’or, alors que le premier racontait une curieuse histoire du temps passé au second - évoquant un terrible dragon qui avait dévasté les Agriates, en Corse. Nous nous sommes arrêtés au moment où le dragon avait été blessé par un vaillant chevalier appelé le comte de Saint-Colomban. Captain Corsica continua son récit dans les termes qui suivent.

« Mais le dragon ouvrit grand la gueule pour dévorer son ennemi.

« Or, au fond de son gosier, une intense lumière rougeoyante se fit voir, et le Comte fut alors pris d’une idée, qui l’étreignit aussitôt, inonda tout son être : il bondit, se jetant au fond de cette gorge ardente, et pénétra si rapidement dans le ventre du monstre que celui-ci n’eut pas le temps de le mâcher. Car son œsophage était large, et un homme y pouvait passer.

« Il s’avança, et trouva, au fond, un grand œuf de cristal. De la clarté en venait, rayonnante. Et à l’intérieur se tenait une femme d’une beauté inouïe, dépassant celle de tous les rêves. À coup sûr il s’agissait d’une fée, d’une immortelle ! Elle y était sans doute malgré elle, car elle le regardait d'un air suppliant, et ses mains étaient collées à la paroi. Alors il leva son épée et du premier coup brisa cette luisante prison.

« Cela déclencha aussitôt une explosion. La chair du dragon s'en dispersa, son cœur s'en rompit. Mais en même temps elle blessa mortellement le Comte, qui fut projeté à l'extérieur, sur la plage. Quant à la femme merveilleuse, libérée, elle se dirigea vivement auprès du héros, et s’agenouilla près de lui. Elle ne pouvait le sauver, mais elle apaisa son âme en le remerciant de ce qu’il avait fait, et en lui annonçant qu’il serait accueilli au Ciel par ses sœurs sublimes, véritables astres vivants : elles seraient ses vertus - devenues femmes aimantes, et radieuses ! Il mourut, consolé.

« La fée, restée seule, appela mon père Cyrnos ; mais celui-ci ne vint pas en personne : il avait le cœur qui saignait encore, à cause de tout ce qui s’était passé - et il demeura sur son trône de jaspe, versant des larmes. Cependant, même au fond de sa douleur, il avait entendu l’appel de la demoiselle ; et il murmura quelques mots à son intendant, qui aussitôt donna des ordres.

« Une sépulture grandiose fut accomplie pour le comte de Saint-Colomban - une cérémonie fastueuse, pleine de chants glorieux, dont les élans soutinrent son âme dans son effort de gagner le Ciel jusque dans ses profondeurs ; et il fut accueilli par des anges au visage de femme, ainsi qu'on le lui avait annoncé - mais aussi par des guerriers étincelants qui le placèrent parmi eux et le déclarèrent saint, de par son sacrifice !

« On vit, en vérité, un navire s’élever, de son tombeau – qui était devenu une sorte de port cosmique. Il était sur le pont - et il riait, ébloui. La fée l’accompagnait ; elle guidait la nef vers le Ciel - vers un merveilleux château qui se dressait au bout d'une voie étoilée, et dominait une splendide cité ! Telles furent en tout cas les visions des sages vieillards d’Ostriconi ; ils en firent part.

« Depuis, cependant, la terre des Agriates a été désertée ; elle est restée vide, considérée comme maudite, et même Cyrnos désormais rechigne à tourner ses yeux vers elle. Mais à notre époque il a adouci sa peine, une lueur de son regard s'y est déposée, et voici ! elle a pu reprendre un semblant de vie. Des bergers y viennent, et aussi des touristes. Mon retour sur Terre a ramené la paix dans le cœur de Cyrnos !

- Ton retour sur Terre, ô Captain Corsica ? fit alors, très étonné, le Génie d’or.

- Mais oui ! répondit le héros de la Corse. N’as-tu donc pas compris ? Cyrnos eut plusieurs fois un fils, mais il fut toujours le même, il ne fut jamais qu'un seul, revenant inlassablement d'entre les morts par le biais de sa puissance virile.

« J’ai déjà connu la mort, je m’en souviens ! »

Sur ces paroles mystérieuses cet épisode s'arrêtera, renvoyant la suite à la semaine prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...