Bloggu litterariu corsu

u 6 di Ghjenaghju 2015 - scrittu dà - lettu 217 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (30)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le martyre de l'étranger inconnu

La semaine dernière, nous avons laissé nos deux héros, Captain Corsica et le Génie d’or, alors qu’ils conversaient sur leurs destinées respectives, et que le premier évoquait un terrible malheur survenu autrefois aux Agriates ; en particulier, il racontait qu’à Ostriconi, une grande sécheresse avait sévi, et que, un jour, un jeune étranger, beau et blond, était survenu, et qu’il avait étendu sa main au-dessus d’un rocher.

Soudain, continua le héros, un tremblement se fit sentir - un grondement sourd se fit entendre -, puis une source d’eau pure et fraîche jaillit des profondeurs. On s’extasia, on cria de joie, on fit fête au jeune homme. Il refusa de dire son nom et de donner son origine, quand on les lui demanda, mais il n’en fut pas moins acclamé - et d'aucuns déclarèrent en riant qu’il était un ange envoyé par la Providence pour sauver leur village : ce qui le faisait sourire, à son tour. Cependant, il ne démentit pas.

On ne chercha pas davantage à savoir si son art était de Satan, ou de Jésus-Christ.

Or, les jeunes filles du village l’entouraient, le couvraient de leurs caresses ; et il survint un pêcheur qui n’avait pas assisté au miracle, et qui, amoureux de l’une de ces jeunes filles, fut saisi d’une terrible jalousie. Ayant entendu dire ce que le jeune homme avait accompli, il affirma que c’était louche, et que seul un fils du démon pouvait avoir de tels pouvoirs ! Ce qu’il répandit plus tard autour de lui, n’en démordant pas quand on lui faisait remarquer qu'il avait d'abord fait le bien.

Certains suivirent ce pêcheur dans sa conviction, l'encourageant à y demeurer. Qu'on vît le jeune homme s'éloigner sur la plage avec la jeune fille dont il était amoureux n'était pas fait pour l'apaiser, et l'envie gagna d'autres villageois, comme il en va toujours.

Une nuit que tout le monde dormait, l’amant délaissé pénétra dans la maison où l'étranger mystérieux avait été accueilli, et voici ! il le tua d’un coup de stylet.

Or, lorsque la plaie dans son cœur fut ouverte, il se produisit une chose très étrange : le sang qui se déversa était lumineux, il jetait une grande clarté dans la maison. Comme le jeune homme avait poussé un cri, on était venu, et l’on put voir ce prodige : sans qu'aucune lampe fût allumée, la lumière brillait aux fenêtres. On vit aussi le pêcheur sortir de la maison, et courir vers la montagne. On regarda à l'intérieur de la cabane, et l'on vit que l'essentiel de la lumière venait de la plaie même, et qu'elle rayonnait, qu'elle s'accroissait à mesure qu'il perdait du sang. Or, dans cette clarté une forme apparut : les contours d'un être humain se dessinaient, et les yeux, semblables à des étoiles, semblaient emplis d'une infinie tristesse. Pendant ce temps le corps du jeune homme semblait se dissoudre, se résoudre en fumée, en légère vapeur. Bientôt on n'en vit plus rien et à ce moment la forme lumineuse aussi s'en alla : on la vit s'élancer brusquement vers les hauteurs, traverser le toit de la maison, s'enfoncer dans le ciel et y disparaître, à la façon d'une fusée. Quelqu'un s'écria que l'ange avait regagné son étoile ! Car les astres brillaient ; les nuages, peu nombreux, laissaient voir que la lune allait vers son premier quartier et était dans la constellation des Gémeaux. Sans doute cette mort était écrite !

Mais quand on vit, dans le village, que du corps du jeune homme il ne restait rien, on se prit à dire qu'il s'agissait peut-être d'un démon, non d'un ange. D'aucuns pensèrent que tout avait été rêvé ; mais les mains du pêcheur meurtrier restèrent teintes de sang : il eut beau les laver, il ne put jamais le faire disparaître. Comme aucun corps ne témoignait contre lui de son crime, on ne le condamna pas ; simplement, on lui ordonna de partir à jamais d'Ostriconi, de ne plus s'y montrer. Il se rendit sur le continent, s'y maria, eut des enfants, et ses descendants eurent tous des taches rouges sur les mains ! La malédiction se perpétua de cette façon.

Mais elle eut un effet plus immédiat, pour les habitants d'Ostriconi et de toutes les Agriates.

Cependant, il ne pourra en être question que la semaine prochaine.


              



Dà leghje dinù
1 2

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...