Bloggu litterariu corsu

u 30 di Dicembre 2014 - scrittu dà - lettu 238 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (29)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Les deux morts de Captain Corsica

La semaine dernière, il a été question de l’étrange sanctuaire du palais de Cyrnos, contenant un livre où étaient écrites les destinées des héros, ainsi que de la Corse ; un ange y traçait les lettres d’or, brillantes, qu’on pouvait y voir !  

Captain Corsica n’y était pas oublié ; et son père, après qu’il eut lu les pages le concernant, lui avait délivré un oracle, les yeux pleins de tristesse. Car il avait découvert qu’il viendrait un temps où, au sein d’un combat, il serait vaincu - où il devrait mourir ! « À la Grande Fin, même les Immortels mourront », proclama-t-il. Et pour son fils, ce serait la seconde fois, mais il devrait passer par la porte de la mort ! C'est ce que lui avait dit Cyrnos, révéla Captain Corsica à son ami le Génie d'or.

« Pour la seconde fois ? » demanda ce dernier ; « mais quand fut la première ?

- Hélas, le souvenir en est bien douloureux, répondit le héros de la Corse libre ; mais je vais te dire ce qu’il en est, afin que tu saisisses le fil de ma destinée – qui du reste se recoupe avec celle de tout le pays. Auparavant, toutefois, je veux t’emmener hors de ce palais, et, dans mon vaisseau, te montrer les endroits fatidiques où se déroula cette terrible histoire. »

Captain Corsica emmena donc le Génie d'or dans son vaisseau de cristal. Ils survolèrent le château de Cyrnos, et s’en furent par-delà les montagnes. Ils parvinrent bientôt à ce lieu qu’on nomme le Désert des Agriates - autrefois si fertile, si glorieux !

L’ange de la Corse eut le visage soudain marqué d’une tristesse : il pâlit. Le Génie d’or crut en deviner la raison ; il lui demanda si c’était là l’un des endroits fatidiques dont il lui avait parlé.

Il s’entendit alors répondre : « Ô ami! tu vois, ici, le terrible résultat des péchés des hommes. Car si aujourd’hui ce lieu est un désert agréable pour les yeux et où les baigneurs aiment à se rendre pour en savourer les belles plages, dans les temps anciens - je m’en souviens encore -, il s’agissait d’une terre peuplée, et cultivée. Mais tout le peuple a fui, ou presque.

- Quelle en est la raison ? Peux-tu me la dire ? fit le bon génie de Paris.

- Oui, je le peux ; écoute donc. Il fut un temps où dans le village d’Ostriconi, qui s’étendait en ces lieux, il manqua de l’eau. Un homme vint, qui était jeune, à l’origine inconnue. Il était visiblement étranger. Beau, muni de fins et blonds cheveux qui déroulaient leurs boucles sur ses épaules blanches, et d'yeux bleus qui luisaient, à peine, en marchant, touchait-il le sol ; on eût dit qu'il glissait, et cela ressemblait à une danse. Une grande douceur était répandue sur ses gestes et ses traits. On crut qu’il était un ange qui avait soudain pris forme humaine. Des fleurs naissaient à chacun de ses pas, les oiseaux à son passage chantaient - et les bêtes sauvages accouraient, comme pour l'admirer. Lorsqu'il entra dans le village, l’âne et le bœuf levèrent la tête, le cheval s’avança vers lui, le chien remua la queue, le chat se pressa contre ses jambes...

« Et voici ! il parla aux habitants d’Ostriconi, et sa voix était musicale, pareille à une fine eau claire ; il annonça qu'il était venu les aider dans leur malheur, qu'il les avait entendu se plaindre, que leurs gémissements étaient parvenus jusque par-delà la montagne. Alors ils redirent, comme si souvent ils l'avaient fait entre eux et devant Dieu, à l'église, qu'on n'avait de mémoire d'homme jamais vu une telle sécheresse, que le lit de la rivière servait désormais de chemin aux bœufs, et qu'il devait être l'envoyé du Ciel, s'il pouvait les secourir dans leur malheur. Le jeune homme sourit, et, sans dire un mot, étendit sa main au-dessus d’un rocher qui se dressait au pied de la montagne. »  

La suite cependant ne pourra être livrée au public que la semaine prochaine.


              



Dà leghje dinù
1 2

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...