Bloggu litterariu corsu

u 30 di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 167 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (16)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Les origines de Fantômas

Dans le dernier épisode de cette effrayante série, j'ai évoqué les infâmes mécanoïdes à l'apparence humaine qu'avait éveillés et suscités le cri de Fantômas contre le Génie d'or et Captain Corsica, nos deux héros.

 

À présent, ces cyborgs voyaient les ennemis de leur maître - auquel corps et âme ils étaient voués, dont ils étaient les esclaves. Car leur être profond, depuis leur transformation en hommes-machines, avait été confiné dans des ténèbres immenses - loin des corps qu’il avait autrefois habités. En secret, ils gémissaient de cette prison de noirceur dont ils ne pouvaient sortir - percevant que Fantômas les avait floués. Une autre conscience désormais logeait dans leurs membres, émanée de Fantômas même - ou introduite par lui depuis l’horreur du gouffre. Et eux demeuraient impuissants, dans une zone négative de l'univers que l’ancien temps nommait « limbes » !

 

S’ils s’étaient mis au service du spectre, autrefois, cela avait été pour l’argent - et aussi parce qu’il leur avait promis d’accroître leur force, de faire d'eux des surhommes, de leur offrir les moyens de combler leurs désirs. Ils s’étaient dits, les fous ! qu’ils étaient bien assez malins pour s’arracher plus tard à son emprise. Hélas, celui-ci était cent fois plus rusé qu'eux. Il avait vu clair en leur âme ! Et il en avait ri.

 

Car il était de très noble origine. Jadis, il faut le savoir, il avait appartenu à l’une des familles les plus distinguées de Rome : c’est lui qui, lieutenant du général Stilicon, avait eu l’idée d’attaquer Alaric et ses Goths le jour de Pâques, qu'ils fêtaient, étant chrétiens. Rome se sentait trop au-dessus du christianisme pour se soumettre à ses règles : son salut lui semblait être celui de l’humanité entière. Ce lieutenant de Stilicon, lui-même, adorait les anciens dieux ; il était un sectateur de Cybèle : il se moquait de Jésus-Christ, et ne croyait qu’à la Grande Mère - lequel il situait, mystérieusement, au cœur de la Cité.

 

Alaric avait été vaincu - avant de mettre Rome à sac dix ans plus tard : il s'en était vengé. Le pacte de la grande cité avec les païens lui semblait être la preuve que le Christ ne l'approuvait pas, ne se confondait aucunement avec elle. Fantômas alors s’était exilé et, plein de haine et de rancœur, il avait erré à la recherche de l’élixir d’immortalité - lequel il avait trouvé en se vouant aux puissances du gouffre. D’elles, il avait reçu son nouveau nom : Itshifal ; l’ancien sombra dans l’oubli. Lui-même voulut qu’il fût effacé des registres et de la mémoire des hommes - si grand était son orgueil -, et, dit-on, il assassina plusieurs personnes qui détenaient les livres où il était mentionné, afin qu'il disparût à jamais.

 

Son savoir était immense, son intelligence prodigieuse ; phénoménale était sa science des âmes. Entre ses mains les hommes n’étaient que des jouets ; à sa guise il les maniait, ainsi que des pantins.

 

Par une terreur sans nom inspirée par la vision du gouffre, auquel il avait couramment accès, il avait enfoui les consciences des gens engagés à ses côtés : il les avait rejetées dans les caves du cosmos, et mis des monstres infernaux à la place. Les hommes qu'il avait ainsi trompés servaient de corps à ceux-ci. Car jadis un ange leur ôta le droit d'en avoir un qui leur fût propre !

 

Quant à la force des Cybernanthropes, elle était énorme. Une grande part de la science de l’abîme était entrée dans leurs membres - y créant des forces inconnues à la Terre.

 

Mais la suite de ce récit ne pourra être dite qu’une prochaine fois.



              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...