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u 24 di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 220 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (15)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Les Cybernanthropes du Spectre

Le Génie d'or et Captain Corsica (15)

L'on se souvient que dans le dernier épisode de cette étonnante série, nous avons laissé le Génie d'or alors que, après avoir empêché Fantômas d'achever Captain Corsica ou du moins de cruellement le blesser, il subissait les attaques terribles du spectre, dont le poing, grâce à sa maîtrise des éléments, était devenu lourd comme la pierre.

 

Pendant qu’il s’occupait de le meurtrir, Captain Corsica se remettait, de son côté, de la terrible attaque qu'il avait subie, et, bientôt, il put viser Fantômas de son fusil ravageur : il l'avait rechargé en énergie cosmique, laquelle il pouvait capter, concentrer et projeter. Or se nommait cette arme Orcinder - comme revenant à dire « foudre furieuse », en langue ogre ; un esprit l’habitait, placé en lui par Cyrnos et ses nains ouvriers ! Au contact de la main de son maître, elle réagissait, comme si elle eût été vivante : elle vibrait, et s'échauffait.

 

Le héros tira, et Orcinder cracha son feu emprunté aux astres...

 

Le monstre avait vu, du coin de l’œil, le héros s'emparer de son fusil, et bien qu'il fût affairé à frapper le Génie d'or de toutes ses forces, il put éviter d'un bond le tir terrible ; la flamme n'en fit que raser son manteau. Le Génie d'or cependant était sur la trajectoire ; mais lui aussi bondit, rejoignant ainsi son ennemi. Le rayon rouge frappa la paroi rocheuse, et des étincelles en jaillirent - avant de redescendre doucement, comme une neige : en touchant le sol, elles s'éteignirent.

 

Le manteau de Fantômas avait été néanmoins rasé de si près qu'une étincelle se posa dessus : elle l'embrasa aussitôt ; le monstre se l'ôta, le jeta, et les deux héros distinguèrent un corps absolument noir, mais comme tenu par des fils d'argent, en réseau. Il portait un masque de bronze où transparaissaient deux yeux qui étaient comme des braises, au sein d'orbites profondes, obscures ; un espace également noir et étroit était placé à l'endroit de la bouche, et une fumée légère mais puante s'en exhalait. Chose plus étrange encore, à tout moment ses membres semblaient se dissoudre, se diluer, et puis se concentrer à nouveau derrière le réseau argenté, comme si un mécanisme le reconstituait sans cesse, malgré les forces qui tendaient à envoyer aux quatre vents son corps infâme.

 

Se voyant face à deux êtres puissants, il eut un mouvement de recul ; il se voyait difficilement vainqueur. On l'entendit pousser un ricanement : « Ah ! dit-il. Croyez-vous donc que vous allez m’avoir ? Hé bien, amusez-vous ! » Et, d’un cri qui s’acheva de façon stridente et insupportable à toute oreille ordinaire, il fit surgir, d'un recoin sombre de sa grande caverne, des hommes semblables à ceux que Solcum avait combattus dans l’avion - mais plus mécanisés encore, plus semblables à des robots. Hommes qu'on avait mêlés de métal et de plastique, ils avaient des yeux lumineux, mais leur sauvagerie était inouïe, car ils avaient comme perdu leur humanité, remplacée par une volonté bestiale, ardente, de nuire à tous, montée des profondeurs sombres où Fantômas s'était rendu pour trouver ses formidables pouvoirs : il en sera question incessamment.

 

Par sa science, un calculateur avait été intégré à leur cerveau pour commander à leurs membres. Parfaitement coordonnés entre eux, et comme dirigés par une seule conscience, ils étaient pareils aux doigts d’une main - dont ils avaient le nombre. Aussi les appelait-on les Cinq Cybernanthropes du Spectre !

 

L’appel soudain du démon n’avait, du reste, pas éveillé leur esprit - car ils n’en avaient plus, à proprement parler. Il ne leur avait pas donné un ordre au sens ordinaire, qu’ils eussent été libres de suivre ou non : il avait déclenché un mécanisme ; celui-ci, en effet, réagissait au son de sa voix. Alors, pareils à des automates, ils étaient sortis de niches dans lesquelles ils s’étaient tenus jusque-là cachés, immobiles, semblables à des statues. Leur entendement ne s’était animé qu’à cet appel : sinon, ils étaient comme dénués de conscience, comme en sommeil.

 

Ce qui s’ensuivit néanmoins ne pourra être dit qu’une fois prochaine.



              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...