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u 18 di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 142 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (14)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le retour du Génie d'or

Le Génie d'or et Captain Corsica (14)

Dans le dernier épisode de cette cosmique série – et avant les deux intermèdes faisant état de visions personnelles -, nous avons laissé Captain Corsica au moment où, après avoir sauvé le Génie d'or, gardien secret de Paris, il fut frappé du poing par Fantômas - et comme tout contact avec cet être abominé glaçait les os, le héros de l’île de Beauté se plia en deux sous le choc !

 

L’infâme allait lui asséner un second coup dont le brave guerrier eût eu de la peine à se relever, qui même eût pu l’achever - lorsqu’il sentit son bras retenu : le Génie d'or, dont la colère avait décuplé la force, avait brisé les liens tissés autour de ses membres, puis il s’était élancé, avait bondi, et avait appuyé son bâton cosmique contre le poignet du malfaisant - l’arrêtant dans son geste ! Il s’apprêtait à enchaîner par un coup de son poing gauche sur la mâchoire du hideux spectre, mais celui-ci, plus rapide qu’on ne saurait le dire, se retourna, et le frappa de son autre main : le poing de Solcum n'arriva pas à destination.

 

Or, si sa chair était moins épaisse, plus superficielle que celle de Captain Corsica, qui avait jadis été nourri au lait d’une mortelle ; si lui ne s’était créé que tardivement une enveloppe physique, la solidifiant par un réseau d'énergie bleue qui lui venait de sa nature vraie, astrale ; si elle ne ressemblait qu’extérieurement à celle que se crée l’être humain lorsqu’il vient au monde ; si elle était en vérité bien plus fine, et pouvait être effacée et reformée, comme quand il se téléportait : car alors il se l'ôtait comme un vêtement, et le revêtait un peu loin, le tissant à nouveau à la vitesse de l'éclair, après s'être déplacé porté par sa pensée seule ; si, enfin, il était apparemment plus frêle que les hommes, il encaissait d'autant mieux les coups que pouvait lui donner un être tel que Fantômas.

 

Sans doute, l’œil véritablement aguerri eût pu, au-delà de son heaume, et au sein de l'azur lumineux dont son corps était apparemment constitué, voir son visage : des traits d'or pouvaient le montrer ; et il était beau et mâle, et qui l'eût vu au moment où il avait été frappé par Fantômas eût été surpris de ses grimaces, de la douleur qu'il exprimait ; car caché par son heaume et son armure il semblait avoir à peine bronché, et n'avoir pas plus senti la peine que s'il eût été une machine. Tout mortel ordinaire n'eût vu en lui alors que le froid instrument de l'implacable justice, lui eût à peine cru un cœur, une âme. Car si la volonté diabolique pouvait toucher cette âme, son corps ne pouvait pas être gelé, glacé, comme celui de Captain Corsica l'avait été ; et les hommes ne se fient qu'aux apparences, confondant l'âme avec ce que le corps manifeste, allant jusqu'à croire que la première n'est qu'une invention, que seul le corps a des pensées, des sentiments, des désirs : ce qui est pure folie !

 

Néanmoins, Fantômas avait une force incroyable : il pouvait densifier à volonté sa main, commandant aux éléments, et la faire lourde comme pierre ; le Génie d'or recula sous ce choc, comme repoussé malgré lui, et brièvement dans l'incapacité de répliquer à cette brutale attaque. Fantômas bondit, et assena un second coup terrible au Génie, qui recula encore, et sembla de nouveau dans l'incapacité de répliquer. Un troisième coup vint : Solcum fit un autre pas en arrière ; puis un quatrième, et le génie fut acculé contre le mur, derrière lui. Il n'avait pas le temps de parer, quoiqu'il ne tombât pas, ne pliât pas, ne montrât, extérieurement, aucun signe de douleur, de faiblesse. On eût pu craindre pour lui ; car le coup suivant, tout de même, fut paré par son espèce de sceptre, qu'il brandit à temps, mais Fantômas se retourna, vif comme l'éclair, et lui donna un coup de pied qui le plaqua au mur.

 

Toutefois cet épisode commence à être long : la suite devra attendre la semaine prochaine.



              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...