Bloggu litterariu corsu

u 2ndu di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 183 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (12)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


UNE VISION DE CAPTAIN CÓRSICA (INTERMÈDE)

Durant un séjour en Corse, je suis allé à Corte et ai prolongé ma visite vers la vallée de la Restónica, dont la route est étroite et surplombe des gouffres, de telle sorte que croiser des voitures était toujours un moment intense. Mais le lieu, humide, constamment arrosé, est splendide, et, en plus exigu, en plus petit - mais en plus élancé, plus âpre, plus acéré -, rappelle les hautes vallées alpines. J’ai voulu me rendre à pied jusqu’à un lac accessible facilement, mais cet été, les orages étaient continuels, sur les sommets corses, le printemps ayant été extrêmement pluvieux : la chaleur y créait des nuées épaisses chaque jour, et les éclairs fusaient. Aux rivages, le ciel restait bleu. Des touristes qui descendaient de ce lac ont déclaré qu’il ne fallait pas monter jusqu’en haut, qu’une dame avait eu un bras brûlé par la foudre, et qu’un hélicoptère était en route pour l’emmener. Au reste, il tombait des cordes.

 

Mais les torrents qui descendaient de pics rocheux aigus et sombres donnaient l’impression de bondir, comme le sang enflammé d’une montagne fiévreuse, et les entassements de rochers me paraissaient eux-mêmes doués de volonté propre - pleins d’une âme, farouche et noire. Je pensais déceler, derrière leurs abruptes parois, l’ombre de ces ogres que les légendes corses placent au cœur de l’île !

 

Alors, j’eus une sorte de vision. Car au-dessus de la couronne que faisaient les montagnes, deux nuées distinctes formèrent à mes yeux deux êtres qui s’affrontaient: elles les cachaient comme un voile, mais ils m’apparurent, dans leurs costumes éclatants ! Car, qui l’eût cru ? l’une des deux formes - lumineuse, claire – me parut figurer l’auguste, le célèbre, divin Captain Córsica !

 

Les éclairs jaillissaient de son fusil magique. Et face à lui, répliquant à ses assauts, un monstre avec des ailes, une sorte de grand démon qui avait aussi une face de singe, lui jetait des balles de feu.

 

Une nuée était blanche, l’autre était noire. Et je compris soudain pourquoi le tonnerre m’avait semblé plein de mots inconnus - et les éclairs, ressemblé à des plumes traçant dans l’air des lettres de feu !

 

Quand avaient eu lieu une ou deux joutes, soit la nuée de gauche reculait, dévoilant à mes yeux éblouis du ciel bleu, tandis que la nuée de droite se chargeait d’or ; soit cette dernière se laissait envahir par la noirceur, et alors, d’autres éclairs rageurs fusaient !

 

Cette lutte entre l’ange de la Corse et son mauvais esprit était incessante, semblait ne jamais devoir finir ; mais un jour elle s’achèvera, et il faudra que ce soit par la victoire du bien, puisque depuis les étoiles des grâces toujours nouvelles sont déposées sur le front du héros défaillant ! De fait, si les monstres d’en bas sont apparemment plus forts, leur puissance est limitée, comme la Terre même.
 

Par réfraction, l’image de Captain Córsica renvoie à une idée vraie, comme le disait François de Sales de Jésus-Christ scrutant l’être humain à travers un treillis. On peut percevoir, en Corse, le héros dans le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde, les éclairs qui jaillissent ! Chaque lieu a son génie.



              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...