Bloggu litterariu corsu

u 17 di Ghjugnu 2013 - scrittu dà - lettu 480 volte

Dièse


#3

- Ca fait combien de temps que je marche ? Dans ce noir je perds tous mes repères. C’est angoissant !

- Il faut garder ton calme afin de te concentrer et trouver les réponses.

- Si il n’y a pas un déclencheur je ne vois pas comment je vais me souvenirs de choses que j’ai oubliées.

- Réfléchissons. Tu ne vois rien, tu n’entends rien, tu ne touches rien, ne goûtes à rien et tu ne sens rien. La clé doit être...

- Attends ! Je peux sentir quelque chose. C’est lointain, encore flou, mais il y a bien une odeur.

- Une odeur ?

- La campagne, l’herbe et la terre humide... des animaux... des brebis... Tu entends ces bruits ?

- Ni je sens, ni j’entends, ce sont des souvenirs qui reviennent ?

- Des aboiements et des clochettes.

- Raconte !

- Je dois avoir 4 ou 5 ans. Ma mère est venue me chercher à l’école. On arrive à la maison. Une petite maison avec un grand champ derrière et un immense chêne vert. Mon père est là dans la cuisine avec son frère, mon oncle Alain. Il a le regard mauvais. Mon oncle est livide, il tremble. Ma mère me lâche la main et m’envoie jouer dehors. Je me dirige vers l’arbre. Une haie de ronces sépare le champ d’une vaste prairie où viennent paître les brebis de Toussaint, le jeune berger qui s’est installé ici. Il est gentil Toussaint, il me fait caresser les petits agneaux, courir après les bêtes et me donne à boire du lait tiède et sucré.

J’entends les chiens. Je me faufile à travers la haie pour retrouver le berger. Les bêtes sont éparses dans la prairie. Les chiens hurlent. Je cours vers la bergerie.

Une silhouette se balance et tourne lentement sous un arbre. Je m’approche. Des nuées de mouches entourent ce corps. Je vois la corde. Je ne comprends pas bien. Son visage cramoisi apparaît, avec ses yeux exorbités injectés de sang, sa langue gonflée et bleue qui sort de sa bouche. C’est Toussaint. Les chiens sont allongés en dessous et hurlent à la mort. Je reste un moment contemplant le corps sans vie et je repars en criant vers la maison.



              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...