Bloggu litterariu corsu

u 25 di Ghjenaghju 2013 - scrittu dà - lettu 230 volte

Voyage


Voyage
La pâleur matinale est apaisante. Je suis sur un grand rocher lisse, à observer  le clapotis de la mer. Derrière moi un magnifique hôtel de luxe blanc,  on me sert un grand café fumant, une orange pressée, et des croissants au beurre.
Pas de traces de pas, sur cette plage au sable blanc  et fin comme de la farine, magnifique crique cernée de parois rocheuses ocres. La végétation est dense et variée, des plantes exotiques, des fleurs, des arbres poussant en hauteur au cœur de la roche, des oiseaux colorés, et une agréable  brise caressante. Un couple embarque dans un petit canot à moteur et part vers l'horizon.  Mais si je regarde plus loin, toujours un vide blanc.
Les rares personnes que je vois sont toutes élégamment vêtues. 
Les gens ont l'air très riches, des femmes âgées, avec de grands chapeaux excentriques et trop chargés, leurs bijoux valant des fortunes. Les plus jeunes ont des robes plus dessinées, qui s’estompent au profit d’une silhouette plus plate, plus géométrique. 
De très belles femmes vraiment. Le seul problème, et pas des moindres : Qui suis-je? Et qu'est ce que je fous là? Je dois avoir perdu la raison.
L'instant d'après je me retrouve enlacé avec une superbe fille, dans un grand lit, nu dans des draps de soie.  Une seconde plus tard je suis dans un  yacht en bois, superbe, en pleine mer. J'entends dire que c'est une croisière en méditerranée et que les côtes au loin appartiennent à la Corse.  Un homme en costume blanc coiffé d'un Borsalino en feutre mou, vient me poser des questions liées au meurtre d'une jeune actrice anglaise.
Et me voilà en plein match de tennis sur gazon, à Londres...Et je n'en sais toujours pas plus! Aucun souvenir particulier.  Les mots se dérobent et personne ne s'étonne de ma présence. De nouveau je suis sur cette plage, une jeune actrice anglaise vient me féliciter pour la qualité d'un roman que j'aurais écrit.
Ce qu'il y a de plus curieux, quand je veux poser des questions du style : - Mais, pourriez-vous me dire mon nom? Mes mots ne sortent pas, d'autres sortent tout naturellement, comme si quelqu'un parlait à ma place, sans que je n'en saisisse le sens . La même fille revient, vêtue d'une jupe légèrement au-dessus des genoux, cette fois elle me félicite pour l'écriture d'une pièce de théâtre ! Tiens, je ne suis plus habillé de la même façon  moi non plus.
Le ciel passe du bleu au gris sombre, puis la seconde d'après il est rougeoyant. 
Je suis aspiré dans un gouffre, un tunnel flou, tel un fétu de paille dans un ouragan.
J'ai remonté le temps,  je me retrouve au cœur du Colisée de Rome! Une épée souillée de sang à la main, et une foule criant : Spartacus .
Dans d'autres combats, je tranche la tête d'un mirmillon, avec son bouclier ovale, sa tête se remet en place, il revient, je le transperce. Alors que je suis dans un camp, à la tête de milliers d'hommes, je vois une feuille de papier, il y est tapé à la machine ce que je suis en train de vivre, je marche au milieu des hommes, on ne me voit pas, d'ailleurs ils sont figés comme sur une photo. Au loin toujours ce blanc... 
Je me concentre, je ne me laisse plus porter par les événements, j'essaie de comprendre. Puis apparait devant mes yeux l'auteur de mes interrogations, assis,  un bureau en désordre, au-dessus d'une veille machine à écrire, il réfléchit.... Je comprends enfin, je suis un des acteurs de son univers d'écrivain.
 
 


              



Dà leghje dinù

Mambo Italiano - 01/11/2017

Pace hè pace - 13/07/2017

Le miroir - 13/04/2017

Barbares - 29/03/2017

La chasseresse - 03/01/2017

Voile de soie - 18/06/2016

Stronzu Maé - 02/05/2016

Amour dévidé - 17/04/2016

Pour le bien de tous - 27/03/2016

Un train vers le sud - 17/03/2016

Passé antérieur - 27/12/2015

Scalpel - 14/07/2015

Trader démasqué - 27/11/2014

La guerre du Brocciu - 25/11/2014

Offrande - 10/10/2014

Sammy Lebienheureux - 12/07/2014

La mort de Thérèse - 13/06/2014

La répétition - 29/05/2014

Gentleman driver - 28/05/2014

1 2 3

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...