Bloggu litterariu corsu

u 27 d'Aprile 2015 - scrittu dà - lettu 335 volte

Vertige

Version définitive


Un flash lumineux fugitif et furtif dans mon champ de vision. Juste un court instant, très bref. Je ne suis même pas sûr de l’avoir vu, et pourtant, j’ai si mal.
J’ai mal à la poitrine, monstrueusement mal. Seigneur, quelle douleur atroce ! J’essaie de poser ma main là où ça brule, mais mon bras reste bloqué. Je tangue. Vertige. Le sol est si loin. Je chancelle. Je vais tomber.
Mon corps ne m’appartient plus. La douleur m’empoisonne. Je suffoque. Comme un cancer qui s’étend, une atroce tache grossit dans le paysage. Les lignes fondent. Les couleurs s’entremêlent. C’est l’Armageddon. Je baisse la tête. Non, ne regarde pas en bas. Il ne faut pas. À cent mètres au-dessus du sol. Je vais tomber.
Mes pieds glissent. Je n’ai pas dû mettre de bonnes chaussures ce matin. Mes bras se balancent. Mes bras s’en balancent. Plus rien pour m’accrocher. Je tombe.
La chute est longue. Le vent fait exploser mes tympans. La pensée ne m’appartient plus. Je tombe. Mes yeux ne voient plus la réalité. Je tombe.
Plus rien n’a de l’importance. Tout disparait. Et je regrette. On s’est engueulés ce matin. Elle voulait que je passe plus de temps avec elle. Elle avait raison. On s’est dit des choses horribles sans les penser. Tu n’es pas une connasse ma chérie. Ni une débile profonde qui ne pense qu’à elle. Tu es même trop bien pour moi. Mais laisse-moi te serrer dans mes bras. S’il te plait. Une dernière fois.
Comment vas-tu réagir ? Tu vas pleurer ? Ou me maudire ? Les deux sûrement. Et cet enfant qu’on n’aura jamais. Mort avant d’être né. Avant même d’être conçu. Maintenant, je le veux. Pardon. Pardonne-moi de tout le mal que je t’ai fait.
Et vous mes parents. Vous qui m’avez tant aimé. Pourquoi ? Tous ces tourments que je vous ai causés. Comme je regrette. Oui je regrette. Mais il est trop tard. Oui. Trop tard. Je veux vous demander pardon. Mais je ne peux pas.
J’ai fait des conneries, dans ma vie. Comme tout le monde. Qui peut me juger ? Personne n’en a le droit. Quelle importance maintenant ?
Je n’en finis pas de tomber. Là, un vol de canards. Ou de perdrix. Ou de cormoran. C’est eux qui ont raison. La vie, faut la vivre. Tant qu’on est vivant. Ils passent. Me sourient.
Je suis nu dans le lac. Les ombres dansent. Tous mes amis sont là. Ma famille aussi. Pour m’aider. Est-ce que je le mérite ?
Mais qu’est-ce que j’ai foutu ? J’ai tout gâché.
Trop tard.
Tant pis.
Le sol devient rouge. Le rouge devient sang. Le sang est sucré.
Le bien. Le mal.
Et puis tout ça.
La vie. La mort.
La lumière.
Je vomis.
Tout s’évanouit.
Tu viens ?
Viens.
Ne dis rien.
Viens.
L’air.
Je n’ai plus mal.
Voilà.
Oui.

 
Fait divers. Un homme inconnu a été abattu ce matin d’une balle dans le torse en plein centre-ville de…


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...