Bloggu litterariu corsu

u 24 di Farraghju 2013 - scrittu dà - lettu 229 volte

US 50 Nevada


US 50 Nevada
Le vent  fait tout grincer dans le vieux garage de steve. Les corbeaux volent de travers. Le soleil assomme tout.  Il fait la sieste. Une pellicule graisseuse parsemée de poils de coyotes et de moutons de poussière recouvre tout.
Un carton remplace les carreaux de la seule petite fenêtre, la pièce  où il vit est sombre.
Il se lève et tire sur la poignée de son vieux frigo qui fut blanc, boit la bière d' une traite, énorme rot.
Pas rasé, du cambouis jusqu'à la racine de ses cheveux en bataille et grisonnants. De grosses tâches d'huile sur son débardeur qui fut blanc. Son ventre bedonnant l'oblige à mettre des bretelles.
Son garage est perdu sur l'US 50 Nevada, la route la plus désolée d'Amérique.
Le paysage dénudé s'étend à perte de vue. Personne ne pourrait penser, en les voyant, que les  deux pompes à essence rouillées d'un autre siècle, puissent fonctionner. 
Steve a des yeux éteints. Il n'attend rien de rien. Il ne faut pas réveiller ses yeux.
Il sait juste que des clients arrivent à intervalles irréguliers.
Des fois ça se passe sans histoires, d'autres fois il leur défonce le crâne à coups de masse.
Si vous passez par là-bas, ne le heurtez pas,  un mauvais regard, un sourire ironique, ou de l'arrogance suffisent, il faut juste être neutre, le regarder comme on regarde des clés dans un bol, et payer. 
Le shérif ne va jamais chez lui, il le craint trop. Ils ont sans doute le même père, et probablement la même mère.
Mais  Bruce, le shérif, est un gay passif qui écorche les chats puis les recouvre de chamallow, des roses et des verts.
Une Ford Mustang II rouge se profile à l'horizon, steve bloque un moment sa respiration, son rythme cardiaque augmente, il se rend compte que ses ongles et ses mains sont très noirs.
Il espère que ce soit des vieux, les vieux n'ont rien à prouver, ils le regardent sans le voir.
Il n'a pas parlé depuis plusieurs jours, souvent les mots ne lui viennent plus, alors, il pousse des espèces de grognements maladroits. Ou alors il prononce des choses incohérentes, du genre : - Les mouches je leur chie dessus!
Puis il met son doigt boudiné et plein de crevasses, réceptacle d'huile de vidange noire, sur  le prix affiché à la pompe. Il se dit qu'il mérite de manger ce qu'il mange, ses patates cuites  avec des morceaux de coyote à la lueur grisâtre de la télé.
Plus la Mustang approche plus sa vie défile, il repense au seul amour de sa vie, un coroner transportant le corps d'une femme assassinée, pour l'autopsier, s'arrête et lui demande un coca : - Y a pas de coca! Le coroner lui dit que c'est honteux d'avoir un commerce et de ne pas savoir l'exploiter! Un coup puissant de clé de 50 lui enfonce la boîte crânienne, puis un long tournevis cruciforme pénètre l'œil droit jusqu'au cerveau. Après l'avoir donné à bouffer aux coyotes, il les bouffe mais les aime bien, il va vivre la seule histoire d'amour de sa vie.
Il sort la morte d'une quarantaine d'années de l'arrière réfrigéré du break : - Gateauuuuu! Il la dépose  sur son lit, elle est  nue, il  la pénètre, ses yeux s'illuminent comme jamais,   c'est très froid mais il jouit en dix secondes. Puis il lui dit : I love you!
Depuis, elle est en bonne place dans son congélateur coffre où elle cohabite avec les coyotes.
La Mustang arrive à hauteur de Steve.
Putain, un couple de jeunes au look sataniste, ils se disputent, Steve est mal à l'aise. Il ne sait pas quoi dire à des jeunes branchés, il se sent ringard.
Alors, pour se donner de la contenance, il gobe des œufs, du blanc gluant coule sur son débardeur, du jaune reste collé à sa barbe. 
Le jeune con veut le plein, il dit à Grace : - Salope tu fais chier, je vais te laisser dans ce trou à rats et me casser!
Grace : - Casse toi pauv'con! Tu te prends pour un diable et tu as une queue de souris! Ridicule! Dégage, je ne veux plus jamais voir ta face de cafard!
La Mustang part en trombe, et disparaît. 
Le soleil pâlit et les coyotes hurlent. 
Steve regarde Grace avec ses percings sur le visage, il est amoureux.
Grace : - Je peux dormir ici? J'ai du fric!
Steve : - Gateauuuuuuu!
Grace : - Hein???
Steve : - UR UR! C'est parce que je suis content!
Grace : - Ah ça m'rassure! C'est pas une légende la consanguinité par ici!
Steve : - UR UR! Je comprends pas mais c'est rigolo!
Grace : - Éh mais tu sais que tu es sexy mon poussin?
Steve : - Gateauuuuuuuuu! Viens je vais te montrer mon secret!
Grace : - WOW c'est trop pourri chez toi, super,  on va pouvoir convier Satan! Oui je sais gâteau!!!
Steve tire de sous le lit une vieille malle en cuir, dans un tiroir il prend une clé et l'ouvre! Quand Grace plonge sa main au milieu de toutes ces têtes, Steve ne peut s'empêcher de crier : - Gateauuuu! 
Voir une main féminine dans ses têtes de barbie!
Il a une érection, enlève son jean, son gros slip kangourou est vraiment souillé.
Grace : - POUUUH! Tu refoules sévère là! Si tu veux une gâterie va falloir te passer au kärsher! 
Aussitôt dit aussitôt fait, même si l'odeur de poisson pourri est tenace, malgré un récurage intensif avec plusieurs produits, Grace s'exécute amoureusement. Steve, irradié de plaisir sort de son corps, il voit toutes les têtes de barbie brouter des trèfles à 6feuilles, des coyotes jouer des airs de country à la guitare, le shérif en tutu dans une piscine de chamallow verts et roses enlacé avec un hippopotame qui bouffe des chats.
Steve est un homme de principe, il met carte sur table : - Grace j'ai une femme dans ma vie!
Grace : - Oh nooooon! Tous des salauds!
Steve : - Mais, ma capsule, ne t'énerve pas! Elle est dans ma vie mais surtout dans mon congel, et ces temps-ci elle est très froide avec moi!
Grace : - La salope! On va la préparer pour Satan, j'ai des cierges dans mon sac! Sortons la de sa loge, et pendant qu'elle décongèle  vas   nous chercher des herbes du désert.
Quand Steve revient avec des bottes d'herbes, Grâce a décoré la femme, des cierges allumés dans tous les orifices, des pattes de poulets plantés dans les yeux. Grace, à l'aide d'un couteau bien effilé, a pratiqué de grosses entailles sur tout le corps et y fourre les herbes du désert.
Steve pleure à chaudes larmes.
: - J'ai jamais fait une fête de famille!
Faudrait la donner aux coyotes, elle schlingue!
Les mois qui suivent sont romantiques, ils vendent même du coca! 
Un an plus tard Grace est en bonne place dans le congélateur coffre, avec les coyotes.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...