Bloggu litterariu corsu

u 13 d'Aostu 2014 - scrittu dà - lettu 270 volte

Sous son aile


Sous son aile
Le vieux couple s’accommode comme il peut.
 
GÉGÉ
Container !
 
MIREILLE 
Détritus !
 
GÉGÉ
¡Mucho jamón para dos huevos! C’est ce que je me disais toujours quand j’te prenais en levrette ! Tu as fait quoi pour améliorer le sort de tes semblables ?
 
MIREILLE 
Et toi ? À part gratter tes couilles flasques les doigts d’pieds en éventail !
 
GÉGÉ
Moi je réfléchis, ça nourrit l’espace !
 
MIREILLE 
C’est l’heure ! Casse-toi, c’est mon après-midi à moi le jeudi !
 
GÉGÉ
Non, aujourd’hui je reste ! Robert ne peut pas venir avec au bar, il a une burne qui a triplé de volume !
 
MIREILLE 
Merde, tu fais chier ! Dégage ! Je sais pas moi, vas reluquer des culs dans les artères !
 
GÉGÉ
Pas d’égotisme victimaire ! Non, je vais visionner le DVD de Johnny au parc des princes en buvant des HK !
 
MIREILLE
Tant pis pour ta gueule, rien à foutre ! Mon amant va venir… enfin, tu peux pas comprendre, il arrive dans une demi-heure !
 
GÉGÉ 
Non ? Tu ressembles à une bouteille d’Orangina avec une serpillière ! Et qu’est-ce que je ne pourrais comprendre ?
 
MIREILLE
C’est un amour platonique et cristallin, qu’il dit ! C’est un poète, quand il me regarde dans les yeux il dit entendre crier les mouettes et sentir comme des relents iodés ! Même qu’on a fait un sylfidre avec son portable !
 
GÉGÉ
Un selfie, ignorante ! Platonique ? Mais ça n’est pas de l’amour, vous appliquez un pansement qui ne colle plus sur vos misérables solitudes !
 
MIREILLE
Tu ne comprends rien, c’est un amour pur !
 
GÉGÉ
À terme, les solitudes ne s’annulent plus, elles s’additionnent !
 
MIREILLE
Au fait, tu n’écris plus tes nouvelles ? Finalement ça me faisait des vacances !
 
GÉGÉ
Je me ressource, j’attends que l’inspiration revienne, elle est imprévisible et infidèle, une magnifique salope celle-là !
 
MIREILLE 
On s’est perdus ! Quand je pense à celui que tu étais, je me revois heureuse !
 
GÉGÉ
Ma pauvre, on en est tous là, la société n’a plus de repères et les hommes ont perdu leurs valeurs, nous sommes condamnés à nous raccrocher à du superflu moral et matériel ! Il faudrait un sacré élan pour en sortir… j’écris !
 
Mireille pleure, Gégé ne se gratte plus les couilles, ils pensent à l’enfant qu’ils ont perdu…
Gabriel (l’amant platonique blond et sans âge) sonne à la porte. Il est du genre à aimer du bois précieux japonais sans en être propriétaire.
 
MIREILLE 
Entre !
 
GABRIEL
Je suis ému de voir ton mari, il a la fraîcheur d’un étang sauvage !
 
GÉGÉ
Tu es un ange Gabriel !
D’où viens-tu ?
 
GABRIEL
D’un écrin lumineux, depuis je serpente dans les venelles !
  
GÉGÉ
Je ne vois pas un rival en toi, je vois un ami bienveillant !
 
MIREILLE
HÉ GABI !!! Pourquoi tu montes sur  la rambarde ?
 
Le vieux couple tombe dans les bras l’un de l’autre, ça n’était pas arrivé depuis 10 ans ; Gabriel se jette  dans le vide puis se transforme en colombe…
 
MIREILLE
Oh ! Il a laissé une enveloppe !
 
Elle ouvre, prend la photo qui s’y trouve.
Ils la regardent, ils sont avec leur fils qui sourit… Un endroit au bord de la mer où personne ne les avait pris en photo, pourtant…


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...