Bloggu litterariu corsu

u 7 d'Aprile 2013 - scrittu dà - lettu 235 volte

Sarabande...


Sarabande...
La plume gratta le papier, gravant la note sur les fines lignes tracées de ses mains, car il ne laissait à personne le soin de préparer son papier à musique.
 
Face à mon instrument, je suis en paix ; du moins je pense l’être. Je compose, mon esprit n’est plus qu’à cet alignement de notes qui ornent joliment ma partition. Mes mains cessent de courir sur les touches, se saisissent de la plume et marquent ce que mon esprit crée. Une sarabande… Et je suis loin des affaires du royaume, loin de mes soucis permanents, qui m’épuisent tout autant que ma maladie qui me ronge les intestins. Je savoure cet instant.
 
Composer était sa seule consolation, agencer savamment quelques sons grotesques pour faire naître une mélodie qui vrillait l’âme l’apaisait. Pourtant cela était aussi une souffrance, car il fallait plier la matière sonore aux exigences presque mathématiques de l’art musical.
Il n’était pas un génie, il savait que ce qu’il créait ne révolutionnait pas l’art, mais il savait aussi qu’il ne pouvait pas faire plus. Il se contentait de ce qu’il créait, et qui était loin d’être de la mauvaise musique, mais ce n’était pas de la grande.
 
Ce n’est qu’une musique de ballet, mais elle se doit d’être exemplaire. Que les grands ne ricanent pas dans mon dos. Ils ne pensent qu’à cela. Se moquer, rabaisser, et comploter.
Ils me pensent idiot, mais ils s’égarent. Je les tiens, ils deviennent impuissants malgré leurs rodomontades et leurs plaintes incessantes. Je suis le Roi. Moi et moi seul.
 
Il n’était pas non plus un grand monarque comme son père. Son père, dont le souvenir hantait sa mémoire, son père bien-aimé, à la barbe foisonnante et au rire tonitruant. Son père qui le considérait comme son fils et son successeur. Son père, qui le traitait sévèrement, comme tout fils de roi, mais qui au fond l’aimait. Et ce père-là, on le lui avait retiré, on l’avait poignardé un soir, dans une ruelle de Paris, une main vengeresse et jalouse, qui avait planté la lame d’un couteau dans le corps si solide de son père, le bon roi Henri.
Il se souvenait de ce jour, il était enfant, mais tout Paris, tout le Louvre, hurlait. Et lui, il était devenu le petit roi.
 
Père, Père… Suis-je digne de vous ? Suis-je digne de cette charge ? Je le dois, je m’y applique. Mais votre exemple me manque, votre enseignement me manque. Quelles erreurs ai-je commises ? Quels chemins aurai-je dû choisir ? Que Dieu me guide. Intercédez pour moi, mon Père. Donnez-moi encore la force.
 
Et, déjà, il n’en avait guère envie ; il aurait voulu être soldat. Oui. Combattre, diriger les armées, et entre deux campagnes, vivre dans un château de province, se consacrer à la chasse et la musique.
Non. Il n’avait pas eu le choix. Il était le premier né. Il était roi. C’était à lui qu’incombait de diriger le pays.
Il leva la tête, alors que le souvenir de l’odeur de son père, forte et rassurante, envahissait son esprit.
Il n’aurait pas dû. Il vit son reflet dans un miroir placé au-dessus du clavecin. Il ne s’aimait pas, il avait trop pris du côté de sa mère. La bouche lippue, un peu tombante et les joues molles. Son frère, l’exubérant, brillant et brouillon était plus beau. Son frère, Gaston, celui que mignotait sa mère alors qu’elle ignorait froidement l’aîné, celui qu’elle protégeait de toutes ses forces encore aujourd’hui, en faisant comprendre à son entourage que Dieu avait été bien sévère de lui donner ce premier-né-là, et que la France avait le pire de ses enfants à sa tête.
Louis sentit la rage lui vriller les tripes. A chaque fois qu’il voyait son reflet, c’était sa mère qu’il contemplait. Sa mère, tour à tour glaciale, colérique, capricieuse, geignardesa mère qu’il avait fini par mettre au pas, dont il avait assassiné l’amant et fait exécuter l’âme damnée, la Galigai.
 
Elle avait été couronnée reine la veille de l’assassinat de son mari et était devenue régente le soir même, ce qui combla tous ses rêves de gloire
 
Mais Louis lui avait pris le pouvoir, il avait ôté ce joli joujou à celle qui l’avait mis au monde, en l’arrachant des mains avides de Marie… Ce fut son premier acte de Roi. Il s’était emparé ainsi de ce qui lui revenait de droit divin, il aurait pu se laisser évincer, laisser à d’autres toutes les responsabilités qu’il détestait, mais qui étaient les siennes. Dieu l’avait placé là. Il se devait de faire ce qui devait être fait.
Sa mère depuis le haïssait un peu plus, et son frère aussi.
 
Gaston est-il mon véritablement mon frère ? Est-il le fils d’un de vos amants, le petit mignon ne serait pas le fils de mon père ?
Vous avez éloigné notre sœur lors de l’échange des princesses avec l’Espagne. Elle a su, jusqu’à son départ, m’apporter un peu de cette tendresse dont vous m’avez privé. Et me séparer d’elle me fut pénible.
Cependant vous avez su m’apprendre une chose : me méfier. Me méfier de chacun des êtres qui m’entourent, même les plus proches. De cela, je vous en sais gré.
Mais je suis seul au monde.
 
Il eut envie de hurler. Il avait envie d’être aimé. Besoin d’être aimé. Mais il semblait que tous ses proches lui refusaient la moindre parcelle de tendresse.
Il pouvait pourtant aimer, il savait qu’il pouvait aimer. Sa froideur n’était que défense, pour se protéger pour protéger aussi les autres de ce qu’il sentait bouillonner en lui. Et l’Église l’y aidait, il ne voulait pas être comme son père, ça non, ne pas succomber à l’appel de la chair, du plaisir, se vautrer dans les bras des femmes. Il voulait dominer son corps et ses passions. Les dominer absolument, les dompter totalement.
La chair l’écœurait, la peau, les sécrétions, les échanges salivaires le révoltaient. Savoir que des bouches se complaisaient à se poser sur le sexe d’autrui lui donnait la nausée. Il ne comprenait pas comment cela pouvait ravir les sens. Les odeurs, les sueurs, les sons qui se dégageaient des corps le répugnaient. Planter son sexe dans ce trou gluant était pour lui une corvée, certainement pas un plaisir. Et surtout pas une joie. Non. C’était une punition en échange d’une descendance. C’était ce qu’il devait subir pour sauver sa lignée, pour assurer la continuité du pouvoir.
 
Aurais-je la force de rendre visite à Anne, ce soir ? Et tenter une nouvelle fois de la rendre grosse ?
Je sais que je le dois, je le sais. Oh, Dieu, donnez-moi la force encore une fois d’entrer en son corps, d’instiller ma semence dans ce ventre infécond, de surmonter ce dégoût qui s’empare de moi. J’ai beau fermer les yeux, j’ai beau la laisser en chemise, me cacher sous les draps, il faut que ce contact odieux se fasse, sentir sa vulve, chercher l’orifice, essayer de pénétrer encore une fois, cela me fait mal, ça me brûle, les frottements que l’on doit s’infliger l’un à l’autre sont si insupportables ! Non pas ce soir je n’en ai plus la force. Et tout cela pourquoi ? Une nouvelle fausse couche ?
 
Pourtant, pourtant, parfois il se surprenait à rêver de chair, il sentait son sexe se tendre aussi, et une sorte de frustration folle mêlée d’un désir diffus et inavouable s’emparait de son corps. Alors il s’abîmait en prières, en Pater et Ave, pour se faire pardonner ses pensées impures.
Alors sa femme, Anne, ne le supportait plus non plus. Elle avait gardé par dépit ses habitudes espagnolesques, par provocation, par désespoir certainement. Elle s’entourait d’intrigantes qui la conseillaient mal. Et puis, elle aussi semblait préférer son frère Gaston.
Elle avait été enceinte une fois. Mais poussée par la Duchesse de Chevreuse à courir comme des folles dans les couloirs du Louvre, elle avait perdu l’enfant en chutant. Louis avait tout imaginé. Était-ce un prétexte pour faire partir un enfant qui n’était pas de lui ? Ou alors, la Duchesse, avait-elle provoqué cet accident pour se débarrasser d’un dauphin qui ferait capoter ses projets de mariage de la Reine et de Gaston après la mort du maladif Louis ? Ou bien était-ce un acte stupide provoqué par ces têtes folles ?
 
La Chevreuse est la pire harpie qui hante ce palais, belle comme le diable, faussement insouciante, intrigante pour l’intrigue, elle damne même les saints. Mais je ne cède pas. Ses minauderies me laissent froid, pire encore elles m’insupportent. Elle me croit à la solde de Richelieu. Elle est rouée, mais guère intelligente. Richelieu n’est que mon ministre. Il me conseille, je décide.
Merci Mère, grâce à votre négligence, j’ai appris à voir par-delà l’apparence et de me méfier de tout ce qui semble aimable et doux comme le miel. Il n’est pire poison que ces mets-là.
 
Il plaqua un accord dissonant.
L’arrogance des grands le rendait le fou. C’était LUI le roi. Lui et lui seul ! Les autres ne lui devaient qu’obéissance, loyauté et de se mettre à son service pour le bien de la France.
Ils plieraient. Il faudra bien qu’ils plient. Personne ne lui soustraira ses prérogatives. Personne ne le poussera à la paresse et à la faiblesse. Sa force venait de son obstination face à sa position de roi.
Il se combattait lui même, il combattait les autres.
Et Richelieu était son arme la plus affûtée.
 
Mais il n’était pas aimé… sauf, peut être, par Madame de La Fayette, qui avait sacrifié cette passion platonique et l’avait fui en devenant Sœur Angélique, car il leur était interdit de s’aimer. Non, ils n’en avaient pas le droit. Alors, elle s’était effacée et s’était sacrifiée. Aucun autre amour hormis celui de Dieu, ne lui ferait oublier Louis.
Il irait la voir demain en son couvent. Juste une dernière fois, afin qu’elle lui pardonne.
 
Sœur Angélique, douce et bonne personne, priez pour moi.

A penna raspò u fogliu, sculpendu a nota nant’à e riuccie tracciate da e so mani chì, ùn dava à nimu quella primura d’appruntà a so carta da musica.

In faccia à u mio sturmentu, sò in pace ; o almenu pensu esse lu. Cumpongu, è a mio mente ùn esiste più ch’e per sta filarata di note chì adurnavanu a mio partizione. E mio mani piantanu di corre nant’à i tasti, inguantanu a penna è nutanu cio ch’e u mio spiritu crea. Una sarabanda… È sò propiu luntanu di l’affari di u reame, luntanu di i mio pinseri cuntìnui, chì m’aghjacchinu quante a mio malatìa chì ruzzica e budelle. Godu di sta stonde.

Cumpone era u so solu cunsolu, accuncià sapientemente qualchi soni strampalati per fà nasce una melodìa chì truvella l’anima u chietava. Puru, quessu dinù era una suffrenza, chì ci vulia sottumette a matèria sunora à i bisogni guasgi matemàtichi di l’arte musicale.
Ùn era cusì inginiosu, sapia chì cio ch’ellu creava ùn scunvuglia micca l’arte, ma sapia dinù ch’ellu ùn pudia fà di più. S’accunciava di cio ch’ellu scrivia, è ch’ùn era tantu gattiva musica, ma ch’ùn era grande musica.

Hè solu un’aria di ballettu, ma si deve d’esse asimpiare. Ch’e i Grandi ùn sparullachjinu micca di mè. Ùn pensanu ch’e à què. Scherzà, svalurà è cuspirà.
Mi pensanu scioccu, ma s’ingannanu. I tengu, diventanu impudenti malgratu e so spaccate è i so lagni incissante. Sò u Rè. Eiu è eiu solu.


Ùn era nemmenu un gran’munarca quante u so babbu. Stu babbu da u quale u ricordu spiritava a so memoria, u so babbu cusì caru, incù a so barbetta è u so rise rimbumbante. U so babbu chì u prezzava cume u so figliolu è u so eredu. U so babbu chì u trattava severamente, quante ogni figliolu di rè, ma chì, à u fondu, u tenia caru. È quessu babbu custì, li era statu cacciatu, chì l’avianu pugnalatu una sera, in un carrughjellu di Parigi, una manu vindittera è ghjilosa chì avia ficcatu a fiara d’un cultellu dentru u corpu cusì fermu di u so babbu, u bon’rè Arrigu.
Si ne ricurdava di quellu ghjornu, era zitellu, ma Parigi sanu, u Louvre sanu, mughjavanu. È ellu, era duvintatu u picculu rè.

Babbu, Babbu… Sò degnu di voi ? Sò degnu di sta càrica ? U devu, mi ci appinzu. Ma u vostru esèmpiu, u vostru insignamentu mi mancanu. Cosa aghju fattu cume sbaglii ? Chì via averiu duvutu sceglie ? Ch’e Diu mi guedi. Intercidite per mè, Babbu meu. Date mi torna a forza.

È prima, ùn avia tantu u laziu ; averia vulsutu esse un suldatu. Iè. Cumbatte, capitanà l’armate è, fra duie guerre, campà in un castellu di pruvìncia, dedicà si à a caccia è à a musica.
Innò. Scelta ùn avia avutu. Era u primu-natu. Era rè. Era à ellu chì scumpetia di dirige u paese.
Pisò u capu, mentre chì u ricordu di l’odore di u so babbu, forte è rassicurante, prindia a so mente.
Ùn averia duvutu. Vidì a so fiura dentru un spechju postu sott’à u clavicembalu. Ùn si tenia caru, avia troppu pigliatu da a so mamma. A so bocca lirfiuta, un pocu cadente, è e guacie frolle. U so fratellu, u pienavivu, billìssimu è impasticciulone era più bellu. U so fratellu, Gaston, quellu accasgiulatu da a so mamma mentre chì, cun friddura, ùn facia nisun casu di u maiò, quellu ch’ella prutegia à frumbulera ancu fin’à oghje, fendu capì à u so vicinatu ch’e Diu era statu tantu severu per dà li quessu primunatu custì, è ch’è a Francia era in pussessu di u peghju di i so zitelli.
Louis sentì u furore truvillà e budelle. À ogni volta ch’ellu vedia u so rispechju, era a so mamma ch’ellu cuntimplava. A so mamma, tacca à tacca tosta, raghjosa, estrosa, gnangnulone, a so mamma chì, per fine, avia dumata, da a quale avia assassinatu l’amante, è fattu ghjustizià l’ànima dannata, a Galigai.
Era stata incurunata regina a vigilia di l’assassìniu di u so maritu è era duvintata righjenta a sera stessa, cosa chì saziò tutti i so sonnii di gloria.

Ma Louis li avia pigliatu u putere, avia toltu stu ghjucullellu bellùcciu à quella chì li avia datu a luce, livendu lu di e mane ingorde di Marie… Fù u so primu fattu di Rè. Cusì, s’era impatrunitu di cio chì ku cumpetia di dirittu divinu, averia pussutu lascià si scavalcà, lascià à d’altri tutte e rispunsabilità ch’ellu odiava, ma chì eranu soie. Diu l’avia messu custì. Avia propiu da fà cio chì devia esse fattu.
A so mamma, dipoi, l’odiava un pocu di più, è u so fratellu dinù.

Hè u mio fratellu veru Gaston ? Hè u figliolu d’unu di i vostri amanti, u carinucciu ùn seria micca u figliolu di u mio babbu ?
Avete alluntanatu a nostra surella mentre u scambiu di principesse incù a Spagna. Ella, hà sappiutu, fin’à a so partenza, arrecà mi un pocu di sta tennerezza ch’e m’aviate riccusatu. È staccà mi d’ella fù penosu.
Quantunque, avete sappiutu amparà mi una cosa : malfidà mi. Guardà mi d’ognunu di quelli chì m’inturnianu, ancu di i più vicini. Di quessa vi ne sò gradu.
Ma sò solu solu.


Li vense l’invìdia di mughjà. Avia u làziu d’esse amatu. Bisognu d’esse amatu. Ma paria ch’e tutte e so ghjente li rispinghjia a più minima scaranzella di tennerezza.
Puru pudia amà, a sapia ch’ellu pudia amà. A so friddura ùn era ch’e difesa, per parà si, per parà l’altri dinù di cio ch’ellu sentia sbullaraccà in ellu, è a Chjesa l’aiutava. Ùn vulia micca esse cume u so babbu, quessa pò nò, ùn vulia cede à a chjama di e tintazione di a natura, di u gudè, inguazzà si in i bracci di e femine. Vulia ammaestra u so corpu è e so passione. Supranà le à tutt’i patti, dumà le tutalmente.
A carri u stumacava, a pelle, e sculature, i scàmbii salivari u rivultavanu. Di sapè chì bocche si cumpiacianu à pone si nant’à u sessu di l’altri li l’arrecava u vomìtu. Ùn capiscia micca cumu pudia estasià i sensi. L’odore, i sudori, i soni chì si cacciavanu di i corpi u schifavanu. Ficcà u so sessu dentru stu tuvone vischjosu era per ellu un fastidiu, sicuramente micca un piacè. È mai ch’ella sia una gioia. Innò. Era una punizione in cumpensu d’una figliulanza. Era cio ch’ellu devia patte per salvà a so sterpa, per assicurà a cuntinuità di u putere.

Averaghju a forza di fà a visita à Anne, sta sera ? È pruvà, torna una volta, à rende la gràdiva ?
A sò ch’o u devu, a sò. O Diu, date mi a forza, una volta di più, di rientre in u so corpu, d’instillà a mio sumente dentru stu ventre stèrile, di superà u schivu chì mi piaglia. Aghju asgiu chì chjode l’ochji, lascià la in camìsgia, piattà mi sott’à i lenzoli, ci vole ch’e stu cuntattu si faccia, sente a so volva, circà u partusu, pruvà à entre torna una volta, mi face male, mi brusgia, a strufinata ch’e ci impunemu l’unu à l’altra sò cusì insuppurtèvule ! Innò, micca sta sera, ch’ùn ne aghju più a forza. È tuttu què, perchè ? Un novu scònciu ?


Èppuru, puru, certe volte s’infattava à sunnià di carri, risentia u so sessu stende si dinù, è una sorta di sprugliazione tonta mischiata d’una brama diffusa è impalisèvule s’impatrunia di u so corpu. Tandu s’infusava in preghere, in Pater è Avè, per fà si perdunà e so pensate impure.
Allora, a so moglia, Anne, ùn u suppurtava più manc’ella. Per dispettu, avia tenutu i so usi spagnoleschi, per pruvucazione, per addisperu, cirtamente. S’atturnava d’intrigante chì a cunsigliavanu male. È pò, ella dinù, paria priferì u so fratellu Gaston.
Era stata pregna, una volta. Ma inzizita da a Duchessa di Chevreuse à corre à dirrotta in i curridori di u Louvre, avia persu u bambinu caschendu. Louis s’era figuratu tuttu. Era un pretestu per fà parte un zitellu ch’ùn era micca d’ellu ? O forse chì a Duchessa avia caghjunatu st’accidente per spitticà si d’un delfinu chì feria fiascà i so prughjetti di matrimoniu di a Regina è di Gaston dopu à a morte di u malaticciosu Louis ? Almenu ch’ella fussi un attu balordu suscitatu da sti capi vioti ?

A Chevreuse hè a peghja arpìa chì tribulà stu palazzu, bella quante u diavulu, falzamente spenserata, intrigante per l’intrigu, danna ancu i santi. Ma ùn cedu micca. I so vezzi m’indiffariscenu, ancu peghju, m’insupportanu. Mi crede in òbligu di Richelieu. Hè vulpina, ma tantu intelligente. Richelieu hè solu u mio ministru. Mi cunsiglia, eu decidu.
Grazie o Mà, grazie à u vostru trasàndiu, aghju amparatu à vede aldilà di i parè, è à sfidà mi di tuttu cio chì pare amabìle è dolce quante u mele. Ùn c’hè peghju velenu ch’e sta robba custì.


Placcò un accordu distunente.
L’albasgìa di i Grandi l’indiavulava. Era ELLU u rè. Ellu è ellu solu ! L’altri ùn li duvianu ch’e ubbidienza, lialtà, è mette si à u so serviziu per u bene di a Francia.
Ghjimberanu. Li ci vulerà propiu ghjimbà. Nimu ùn li caccerà e so prerugative. Nimu ùn u spenghjerà à a fiacchezza è à a debulezza. A so forza venia di a so ustinazione di punta à u so statu di rè.
Si cumbattia ellu stessu, dava capu à l’altri.
È Richelieu era a so arma a più arrutata.

Ma ùn era micca affizziunatu… fora, podasse, di Madama de La Fayette, chì avia sacrificatu sta passione platònica è l’avia fughjitu duvintendu Sora Angélique, chì li era pruibitu di tene si caru. Innò, ùn ne avianu micca quessu drittu. Tandu s’era cancellata è s’era sacrificata. Nisun altru amore, fora di quellu di Diu, ùn li feria dimenticà si di Louis.
Anderia à vede la dumane in u so cunventu. Ghjustu un ultima volta da ch’ella li perdonghi.

Sora Angélique, dolce è bona parsona. Precate per mè.

[Traduzzione fatta da Pedru-Felice Cuneo-Orlanducci]


              



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