Bloggu litterariu corsu

u 24 di Ghjugnu 2013 - scrittu dà - lettu 441 volte

Ribella


Ribella
Pour commander  mon recueil, vous pouvez vous adresser à l'éditeur...


A FIOR DI CARTA
Editions Hameau Casanova 20228 Barrettali
Tél. 04 95 35 11 17
jean-pierre.santini2@wanad
oo.fr

Ribella
Une dédicace est aussi prévue à Bastia , à la librairie les Deux Mondes, rue Napoléon, le 27 juin à partir de 17h30
http://librairie-lesdeuxmondes.fr/dedicace-de-marie-paule-simonetti-dolovici-pour-son-livre-ribella-jeudi-27-juin/

Interview de Marie-Paule Dolovici par Norbert Paganelli, parue sur le site http://www.invistita.fr/
 
 
Marie–Paule Dolovici vient de signer son premier ouvrage : un livre de nouvelles que les éditions A Fior di Carta ont placé dans les rayons des librairies insulaires il y a peu.
Un nouvel auteur (nous devrions dire une nouvelle auteure) c’est toujours un moment important car il témoigne de la permanence de l’écrit au sein d’un univers qui semble parfois l’oublier ou le sous-estimer.
En faisant le choix de textes courts, Marie-Paule n’a pas opté pour la facilité car le genre de la nouvelle est réputé difficile tant sur le plan rédactionnel que sur le plan de l’engouement du public qui, on le sait, préfère les romans. Raison de plus pour lui donner la parole et écouter ce qu’elle a à nous dire sur ce coup d’essai.
 
La première nouvelle du recueil donne son nom à l’ouvrage. Est-ce à dire que cette histoire relatant l’épisode « paolien » doit être considérée comme une sorte de clé de lecture du reste ?
 
Poussée par je ne sais quel instinct, j’ai présenté le recueil en mettant cette nouvelle en premier à mon éditeur. Je n’ai pas réfléchi au pourquoi du comment. Cependant, après-coup, je réalise que cette histoire symbolise la difficulté au renoncement et qu’elle se termine par un suicide. Tout comme celle qui clos le livre d’ailleurs.
Cette jeune femme rêve d’une vie impossible pour l’époque, régie par des codes auxquels il fallait se soumettre vaille que vaille. Elle s’y plie plus ou moins, tout en rêvant d’un amour inaccessible, que lui refuse le destin et, devant cet échec, la mort semble être la seule échappatoire possible.
Quant à notre héros, (Paoli bien évidemment), il assiste, impuissant, à la fin d’un monde qu’il a bâti de ses mains et qui représente une partie de ses espoirs. La Corse et mon héroïne disparaissent de sa vie. Lui ne peut que choisir la fuite.
Et finalement, je crois que c’est bien le thème central qui se dégage de mon ouvrage : la lutte contre le destin, la poursuite de rêves illusoires, et l’impossibilité de faire face à ses propres échecs.
Dans Dernière soirée, l’héroïne doit accepter son propre corps et subir le regard sans concession de la société qui la rejette et se moque d’elle.
Face à l’extrême cruauté de ceux qui l’entourent, elle renoncera à ses rêves et à la vie… sa propre mort la vengera.
Cependant quelques nouvelles sortent de ce schéma : celles qui concernent mon enfance, notamment…
 
J’en reviens au titre lui-même… Le thème du rebelle est un véritable leitmotiv de l’imaginaire insulaire… Les Corses seraient-ils enclins à être des rebelles ou ne s’agit-il pas d’une image d’Épinal ?
 
Si vous êtes attentifs, on se rend compte que mes rebelles, dans ce recueil, sont des rebelles ratés…
La première voudrait défier la société, et n’y parvient pas, celle de Dernière soirée rêve d’être aimée, celle de Pavane voit son monde disparaître alors qu’elle vieillit… vouloir conquérir un cœur ou un monde et rester sur le carreau… Il y a quelque chose d’identique dans Déjeuner à Argenteuil : la rebelle cherche à participer à une remise en cause de la société mais découvre qu’elle reste parfaitement à l’écart…
Même Paoli, le Rebelle définit comme tel par Gênes et la France, est obligé de fuir…
Ce terme de rebelle est remarquable. Il faut savoir que la République de Gênes et le Royaume de France désignaient ainsi toute personne prenant les armes contre elles. Elles se définissaient comme étant le pouvoir légitime. Paoli par contre, désignait ainsi toute personne opposée à son gouvernement. Jamais il n’aurait admis être un rebelle.
Il se considérait comme le représentant légitime d’une nation.
Aujourd’hui au contraire, on s’en glorifie…
Est-ce une image d’Épinal ? Disons que les Corses s’approprient les clichés et les renvoient tel un miroir…
 
La nouvelle intitulée « Pavane pour une infante défunte » est saisissante. Quel message avez-vous souhaité faire passer ?
 
Une femme voit son monde disparaître petit à petit, alors qu’elle-même dépérit, elle fait face à son miroir et à son passé, à sa gloire et à sa déchéance.
C’est une femme libre, elle aussi, une rebelle à sa manière. Elle a utilisé sa beauté et son intelligence pour être au centre du pouvoir et user de son influence. Libre et libertine, elle prend soudainement conscience qu’elle est devenue… transparente, qu’elle est tombée dans l’oubli et qu’elle doit se retirer du monde… Ce qui équivaut pour elle à la mort. J’ai choisi cet instant, où elle se prépare à cette « Dernière soirée » car c’est un moment crucial, elle est face à face avec sa solitude.
La solitude est aussi un thème récurrent de mon ouvrage.
Je me suis inspirée de ces « courtisanes » (je n’aime pas ce mot, il est très péjoratif) du XVIIème qui tenaient salon et étaient une sorte de catalyseur pour les intellectuels de l’époque. Je pense à une Marion Delorme ou à sa comparse : Ninon de Lenclos mais aussi aux grandes favorites de la période suivante.
Je me suis demandé ce qu’elles éprouvaient face à leur vieillesse et face à leur monde qui disparaissait…
 
L’érotisme est bien présent dans votre ouvrage (je pense à Chambre 12 mais aussi, bien entendu, à Dernière soirée…). Qu’est-ce qui pousse un auteur à aborder ce thème ?
 
Chambre douze, Par delà le bien, Dernière soirée, Création mystique…
Oui il y a de l’érotisme et du sexe… Mais je n’appellerai pas ça un thème. C’est plutôt un des moyens mis à ma disposition pour expliciter des sentiments… Ce peut être la solitude (Dernière soirée), la création artistique et l inspiration, (Création Mystique) ou bien la culpabilité (Par delà le bien…) ou pour exprimer une douleur face à un amour impossible et interdit… (Chambre 12) Je pense que si l’on ressent le besoin d’aborder une histoire par ce biais, il ne faut pas en avoir peur.
Dans certains cas, cela s’impose à moi naturellement, ce n’est pas calculé.
Je n’ai pas fait non plus cela pour créer l’événement ou me plier à une mode (soi-disant initialisé par 50 nuances de Grey), je n’ai pas voulu surfer sur la vague comme on dit.
Je m’oppose aussi à toute dénomination de pornographie. Même si certains passages sont très crus, ils sont là pour aider à raconter une histoire, et non pour eux-mêmes.
 
Je voudrais maintenant en venir à votre processus d’écriture… Comment naît une histoire ? Quelle durée s’écoule entre l’idée d’un texte et sa réalisation ?
 
C’est très curieux : cela me vient d’un coup. C’est du moins la sensation que j’en ai. Je suppose que cela carbure de façon inconsciente. Souvent je pars de petites choses.
Ce peut être un détail historique, la vision d’un tableau impressionniste par exemple, la découverte d’un paysage ou d’un lieu, l’histoire d’un personnage…
Par exemple le Sieur Don Gesualdo (Blue Note) a parfaitement existé. J’ai appris son existence à la radio (merci France Musique !) et j’ai été stupéfiée par cette histoire. Il en est de même pour notre pilote de Lancaster (Bomber hart)… Création Mystique m’est venue en regardant tout bonnement l’incroyable sculpture du Bernin, la Bienheureuse Ludovica Albertoni… Impossible de résister à un tel appel.
D’autres nouvelles naissent de mon imagination délirante par de petits détails vécus que je transforme tout à loisir (Debarras, Dancernapping).
Cependant je dois ajouter une chose importante. Beaucoup de ces textes sont nés sur la toile, au sein de certains sites littéraires, parfois délirants, (Mirvella, Old Pievan, Musa Nostra et Anima Cappiata) qui ont largement contribué à me stimuler. Je ne peux, à ce propos, que remercier les instigateurs comme M. Biancarelli, M.F. Bereni ou le groupe d’Anima Cappiata.
Je n’ai par contre aucune idée du temps qui s’écoule. Ça peut être très variable… deux heures ou six mois…
 
Faut-il considérer que tes textes sont, quelque part, des témoignages sur l’état actuel du monde ou plutôt une dénonciation de l’existant ?
 
Je ne crois pas dénoncer… C’est bien plus un constat, un constat amer certes… celui d’être dans l’impossibilité de lutter contre une certaine destinée.
Il me semble qu’en dépit de nos rêves, et nos engagements nous demeurons impuissants à transformer le réel.
Par ailleurs, un rebelle n’est plus un véritable rebelle s’il réussit. S’il ne réussit pas il endosse le costume du vaincu mais il contribue à faire émerger un mythe qui peut devenir fondamental pour les sociétés à venir.
Quant à l’amour, c’est aussi un perpétuel combat… un combat contre les obstacles qui se dressent et dont l’un est l’objet de cet amour lui-même.
Il ne s’agit pas d’un simple constat sur l’état actuel du monde. Mon propos tente d’embrasser le passé, le présent… et le futur ! Touche-t-il à la nature humaine ? Ce n’est pas exclu…


              


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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...