Bloggu litterariu corsu

u 9 di Ghjenaghju 2014 - scrittu dà - lettu 229 volte

Retour à Los Cerralbos


Mardi 24 mai.
Je viens de finir de remplir mon cahier journal.
 
Il a fait beau. Évidemment comme toujours mes collègues n’ont rien respecté et fait trainer en longueur la récréation ! Tout ça parce qu’il y a un peu de soleil ! La paresse… Toujours la paresse. Heureusement, je suis là pour remettre de l’ordre dans ce laisser-aller général.
 
Je suis globalement satisfaite des évaluations. Finalement, ils ne s’en sont pas si mal sortis.
Comme d’habitude, rien de bon à attendre de la « petite troupe ». Kader et Farid n’ont rien fait. Qu’espérer de ces gamins ? Je n’en attendais rien.
Et la Malika ? Elle ne comprend rien. Ses yeux sont vides !
Paresse paresse paresse. Ils ne connaissent que cela. Maman, qui a vécu en Algérie, me le disait. « Ils sont paresseux ! » « Leurs champs, si nous n’étions pas là pour les cultiver… » « C’est à la baguette, ne comprennent rien d’autre. »
Pareil pour le petit manouche. Tiens je suis certaine que c’est lui qui a volé la montre de Rémi.
 
Ah, pourtant je me dis que tout n’est pas perdu. Le petit Basile s’en sort bien comme toujours. Faut dire qu’il a été adopté celui là. Ça doit redresser. Comme quoi c’est possible.
La mère de Yasmina est venue. Pour me dire qu’ils partaient au Maroc. Ce n’est pas les vacances, bien sûr… Finalement cela m’est égal. Une de moins à gérer. Elle avait la tête entortillée dans ce foulard horrible. Je me demande pourquoi ces femmes s’enlaidissent autant ? Et puis grosse. La paresse certainement. Ça fait grossir ! Elles s’empiffrent de pâtisseries du matin au soir à attendre les allocs en faisant gosse sur gosse. Et nous on les gère à l’école. Et après ça se tire au Maroc hors vacances. Je m’en fiche. Je ne lui donnerai pas le travail à rattraper. Elle se débrouillera.
 
J’ai eu un coup de fil du cousin. Il me dit qu’il fait beau là bas. Et me demande quand je viens au pays. C’est vrai. Ça fait longtemps que je n’ai pas remis les pieds là bas. Retourner à Los Cerralbos. Chez papa, en Espagne.
Oui. Il faut que j’y songe…


              



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