Bloggu litterariu corsu

l'11 d'Aprile 2013 - scrittu dà Pierrette Orsucci - lettu 333 volte

Relation Vanille


Relation Vanille
Appuyé à l’évier, un verre opaque et laiteux à la main, il écoute les pas dans l’entrée, la porte s’ouvrir et il la regarde approcher des courses à la main ; il voit son sourire, entend son babil …sans en comprendre rien.

Dans ce fond sonore, une image lui revient en mémoire, un autre sourire quelques heures… jours… plus tôt, un autre bruit de pas, une entrée plus discrète, une chanson de Pink Martini qui finit par « et puis je fume » et Elle qui insiste avec « je bois » en riant.

Une bouffée de parfum sucré, lourd lui vient aux narines, rappelant une autre odeur plus poivrée, plus troublante…

Une gorgée de plus et les vagues déferlent…

La première rencontre immatérielle, juste quelques mots sur l’enfant blond aux yeux bleus, puis une soirée côte à côte, incognito.
Il se souvient de sa voix, son sourire solaire, d’un esprit primesautier, décalé.
Elle, surprise, lors du premier diner, lorsqu’elle réalise enfin la soirée passée ensemble, juxtaposés… sans se douter qu’il était son épistolier quotidien.
La façon un peu moqueuse qu’Elle a de raconter la nuit où il l’a suivie, son angoisse au bruit de pas dans la ruelle étroite.

Il revoit les messages s’afficher sur l’écran de son téléphone, se remémore son attente lors du premier café…l’attirance existera-t-elle en réalité… son sourire intemporel…

Une autre gorgée et les images s’accélèrent, s’accentuent…
Le goût de ses lèvres, la douceur d’une peau, des murmures, gémissements, des cris rauques, une passion feulée…
Et puis le jeu, gérer, manipuler, plier ce corps et ce sourire…
Les mots qu’Elle disait … « Tu m’emmènes loin, très loin, trop loin »
Le regard qui vacille, le sourire qui tremble, acculée à un mur…
Le plaisir encore…la rattacher aux chaines de sa propre envie. Il s’entend utiliser les mots du désir pour son plaisir encore.
Il évoque son combat, les refus dérisoires les résistances vaincues une à une, sans douceur.
Le désir jubilatoire devant ses rebellions, juste avant l’obéissance finale.
Le regard flou, les larmes, les yeux qui reprochent et la jouissance ultime…

Il se rappelle sa fuite, ses refus et de nouveau le jeu…La rattraper, la reprendre au vol… sa souris, lascive, soumise à ses griffes, victime d’un contrat…
Le supplice …les qualificatifs…passe-temps, récréation, divertissement…donnés à leur histoire, acceptés sans mots par Elle, sa solaire éprise d’absolu.

Il ne l’aurait pas cru mais Elle lui manque. Sa douceur, sa passion, sa tendresse, son éternel sourire…
Qu’il a réussi à briser…heureux vainqueur…enfin heureux…

Un nouveau verre, plus trouble cette fois, pour oublier…
Oublier la cassure, l’atone ton de Sa voix, l’absence de sourire…
Son Elle sans ailes, la chute vertigineuse d’Icare.

- Mon cœur, le diner est prêt !

Le bruit des paroles, le parfum lourd et sucré, le ramènent à la surface…naufragé volontaire…

- J’arrive mon amour…ma pauvre relation vanille …


              



Dà leghje dinù

Heure H comme Haine - 10/10/2017

Haro sur la miss - 22/09/2017

Panique - 05/04/2017

Cœur de pierre - 12/03/2017

L'esprit des lois - 02/08/2016

Gordon Evans - 20/06/2016

Triptyque - 26/05/2016

Alice - 31/03/2016

Alep I love you - 18/09/2015

Je l'ai connu - 29/05/2015

Ponte Novu - 15/05/2015

1981 - 18/03/2015

Section 84 - 10/12/2014

​Armistice - 14/11/2014

Le passant - 25/10/2014

Ponte Novu - 17/10/2014

Le demi-pas - 23/09/2014

Mada et Veè - 05/09/2014

Neptudi - 24/07/2014

Commis d'office - 21/06/2014

Ultime étreinte - 16/06/2014

La Fée verte - 14/06/2014

Le sniper - 26/05/2014

Amour explosé - 20/04/2014

La mort de mon père - 02/04/2014

Ursule Dupont - 01/04/2014

1 2 3

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...