Bloggu litterariu corsu

u 26 di Marzu 2014 - scrittu dà - lettu 1154 volte

Partie carrée


Pierre avait épousé Cécile tandis je me mariais avec Marie. Le même jour. Tous les quatre, nous nous étions promis une amitié et un amour éternels. Cinq ans plus tard, Pierre qui était un coureur né avait une maitresse.
Je l’ai répété à Marie, elle était au courant de tout ce qui concernait nos amis.
Elle m’a regardé avec cet air moqueur qui me désarçonnait.
- Pierre se partage ...entre elle et Cécile qui n’en sait rien. De toute manière, le jour où elle l’apprendra Pierre en aura déjà une autre. Cécile aura toujours une maîtresse de retard.
- Belle comme elle est, elle devrait se prendre un amant. J’en connais beaucoup qui seraient disposés à faire un effort.
Je le disais en riant mais cela ne faisait pas rire Marie.
- Tous les hommes sont l’esclave de ce qu’ils ont entre les jambes.
- Moi excepté, bien sûr.
Quels que soient les sentiments que m’inspiraient Cécile, il en est que je n’aurais pas confessés à Marie, je l’avoue. J’en rougissais intérieurement. Pierre était mon ami. Il m’aurait confiée sa femme dans le plus simple appareil, je n’aurais pas levé les yeux sur elle. Enfin, c’est tout comme. Enfin, je crois.
Je n’approuvais pas l’attitude de Pierre. Plus encore, je ne l’excusais pas. Quelque soit l’amitié qui nous liait, une amitié de toujours, je trouvais son attitude indigne. Pierre, Cécile, Marie et moi nous formions tous les quatre un carré d’amis qui s’étaient voulus digne de notre adolescence. Cette période de formations, de serments d’honneur et de résolutions qui marquent la vie tout entière. Je pris la résolution de lui parler. C’était un problème d’hommes. Un problème d’hommes que je souhaitais régler sans heurts, sans cris, dans le souci d’être celui qui comprend et qui rassemble.
Un après-midi, je me rendis chez Pierre. Pierre devait être au bureau. Cécile serait seule. Je m’efforcerais de la ménager.
Elle me reçut sans être surprise. Nos relations étaient celles de parents qui chez les uns ou chez les autres étaient toujours chez eux.
- Bernard ! Je suis contente de te voir. Et Marie ?
- Elle est à la maison, je lui ai dit que je me rendais à mon bureau.
- Elle ne sait pas que tu es ici ?
- Je voulais te parler. Seul à seul.
C’est vrai qu’elle était belle. Une chemise ouverte sur la poitrine dénudée à moitié, le jean serré, je comprenais qu’elle suscite la concupiscence de ses interlocuteurs masculins. Il y a cinq ans, c’est elle peut être que j’aurais du épouser. Mais aujourd’hui c’est peut être Marie que j’aurais désirée.
Qui a dit que les hommes devraient disposer de deux femmes pour être des maris fidèles. Une femme pour le jour et une autre pour la nuit.
C’est Pierre, le coureur de jupons, qui avait raison ?
Je me demandais si j’avais l’air suffisamment grave. Il faut une certaine solennité à l’annonce des mauvaises nouvelles.
- Je suis ennuyé Cécile. J’ai longtemps réfléchi. Si je n’avais pensé qu’à moi, je ne serais pas ici maintenant. Mais l’amitié impose des devoirs.
Elle s’était assise sur le divan, les jambes écartée, et me regardait en souriant.
- Tu me fais peur. Je ne te savais pas si solennel.
- Pierre te trompe.
- Tu m’as fait peur.
Son sourire s’était fait ironique.
- Tu sais avec qui ?
- Non.
- Je croyais que tu le savais.
Son regard s’était fait tendre.
- Avec Marie. Avec Marie, ta femme.
C’est drôle, la manière dont le temps passe. Je venais de vieillir d’un seul coup. Ce qui était plus drôle encore, c’est que je n’en éprouvais aucune tristesse. C’est elle que j’aurais du épouser.
Elle s’est levée et elle s’est approchée de moi.
Elle me le répéta un peu plus tard tandis que je serrais son corps nu contre le mien.
- Avec Marie. C’est mieux avec Marie ou avec Moi ?
Finalement, nous étions restés fidèles à ce carré que nous formions au jour de notre mariage. Et qui s’était promis amour et fidélité.


              



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