Bloggu litterariu corsu

u 5 di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 286 volte

Mada et Veè


Ce jour est beau dès l’origine. La lumière rosée "endouçâtre" jusqu’aux cactus.
Des enfants glissent sur un lac dans de grandes coques de noix vides, fleuries de coquelicots bleus, attrapant sans effort de petits nuages cotonneux.
Des nombreux stalagmites d’ivoire jaillissent les nectars colorés et délicieux, les habitants y viennent naturellement.
 
C’est au cœur du champ de cristaux musicaux que Mada, un grand gaillard taillé dans le marbre, était entré en contact avec l’ailleurs. Le vent y jouait une symphonie flirtant avec la plénitude, puis, ce fut l’arrivée d’un fluide extraordinaire qui le connecta en Wifi (la pute de ses ondes).
Le lien entre deux mondes opposés était réalisé.
Ils vont plonger comme un seul HOME dans une friture de graisses saturées.
Au mieux, ils feront pitié, comme des intermittents qui jonglent de tout leur cœur dans une ruelle presque vide, ou un vieux clown dans un cirque miteux – du pathétique verdâtre – mais le pire est bien plus probable…
 - Vous allez venir avec vos porte-bonheur ? (des pierres précieuses de plusieurs kilos)
 - Oui, bonnes et attractives personnes du ciel d’en bas ! Nous pourrons revenir voir nos égaux du delà du voile ? (chez eux on ne meurt pas tellement, on passe derrière une sorte d’hymen transparent et la discussion entre vivants et passagers est encore plus précieuse qu’avant)
 - Mais bien sûr ! Venez vite ! Nous allons fêter ça, nous avons aussi des élixirs fantastiques, comme le whisky !
 
Ces naïfs n’ont pas seulement un temps de retard, comme l’humain basique recevant le premier coup par un mauvais vicieux, ils ont d’onéreux millénaires de retard, ça se paie cher en monnaie barbare.
La plus virtuose d’entre "aile", Veè, trouve la voie temporelle à vite basculer chez les attractifs ; les passagers, derrière le voile, biens plus vivants que morts, supplient en sincère fraternité.
 - N’y allez donc pas, ce chemin est défait ! N’avez-vous pas là le plus bel écrin à vous aimer en paix ? À nous entrevoir et nous entendre sans limite ?
 - Chers frères et sœurs de l’au-delà de l’hymen, nous allons revenir prestement avec nos attractifs nouveaux amis et leurs étincelles ! Réjouissez-vous !
 
18 hommes et 6 femmes attendent sur un terrain vague, lieu convenu pour la rencontre, autour de deux tonneaux d’où sortent de voraces flammes – leurs sourires sont des rictus sataniques.
À leurs pieds des battes de baseball cloutées, des haches au tranchant meulé, des crochets, des cordes, de l’acide, ça sent le cuir fauve…
Qui de ces démons se rappellerait avoir senti un jour la vibration, contre le mur d’une chambre à la tapisserie refaite, avec de douces ondes tièdes mêlées à l’odeur de colle ?
 
Une junkie avec un cache-œil pirate s’approche de Mada.
 - Viens bellâtre ! Pose tes bijoux et enlève ton tissu !
 - Merci belle amazone ! Tu veux scruter mon mât des plaisirs ?
 
Un geste et il est nu comme au commencement ! Elle s’approche de son corps d’éphèbe, se penche et prend la queue de sa main gauche, elle approche sa bouche – dans sa main droite, le rasoir renvoie un éclat de lune – elle veut lui ouvrir la bite en deux, en faire une espèce de fleur carnivore – un connard au crâne en forme de poire prend Veè par le cou, ses lèvres tremblent d’excitation tant il a hâte de lui foutre sa batte cloutée dans le cul…
Puis, comme tous les méchants ils furent dissipés comme la paille au vent…
Ceux du ciel d’en haut se transformèrent en insectes inconnus même des encyclopédies.
Il fut pris en compte que l’unique intrus sur cette terre était l’humain – seule espèce à scier la branche sur laquelle elle était assise – seule espèce à pouvoir baiser des bébés – seule espèce à fabriquer des esclaves produisant au profit de quelques-uns – seule espèce à empoisonner massivement par la nourriture les siens, et à empoisonner et faire disparaitre les autres espèces pour le saint profit – seule espèce à jalouser ceux qui produisent du juste, ou du beau…
La vermine fut rayée de la surface de la terre dans un feu qui ne s’éteint pas – ceux du ciel d’en haut avaient péché par bêtise, transformés en insectes ignifugés ils purent aller en liberté découvrir la véritable histoire des hommes, et ce fut bien plus laid que l’on croit savoir…


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...