Bloggu litterariu corsu

u 20 di Nuvembre 2013 - scrittu dà - lettu 142 volte

Le rêve passe


Le rêve passe
Je suis en illimité. Je suis de ce siècle et il est à ma mesure. C'est le mien.
Aux chiottes les identités collectives. J'élabore des stratégies personnelles où le calcul et l’intérêt prennent le pas sur la transmission des savoirs. Et puisque l'institution m'a signé un blanc-seing en me montrant la voie, je m'y engouffre en klaxonnant.

D'autres en leur temps m'ont inspiré. Les révolutionnaires défroqués, ceux qui ont troqué leur col Mao contre le costard-cravate et n'ont pas su entretenir les mythes qui ont structuré l'imaginaire social et qui se sont abandonnés aux délices du néolibéralisme des années quatre-vingt ont été un modèle.

Je me consume en consommant, mais toujours en illimité j'y consens en toute conscience et en toute connaissance de cause. Je picore et survole. J'ai un avis sur tout ce qui fait mon intérêt. Et puisque je sais mentir en toute bonne foi, je fais le buzz et passe à la télé. Je m'exhibe et pixelise vos écrans.
Je trucide le placide à coup d'acide. Le mouvement votre tourment est mon carburant. J'enfile des perles comme vous courez à votre perte. Ah... votre place vide qui me comble et que je comble !
Les déserteurs ne sont pas les profiteurs... Seti u scartu, eiu so u tintinnaghju.

Je ne cherche pas à avoir raison je veux être le plus fort. Je porte mon athéisme idéologique au revers de mon complet comme vous portez vos revendications à l’échafaud.
Mon amoralisme décomplexé se rit des lois qui ne sont faites que pour les imbéciles et me permet de tout justifier parce qu'il rend tout justifiable.

Je mens c'est la norme. Et puisque vous gobez tout, je vous ai même fait avaler la poussière d'un septembre new-yorkais, des armes de destruction massive, des soldats de la paix, des frappes chirurgicales, des dommages collatéraux et des héros. Je manipule, c'est rassurant pour votre sécurité. La marchandisation dont vous croyez être les pourfendeurs n'existe même plus à mes yeux. Je suis dans l'échange quand vous êtes encore dans le produit. Je suis dans le profit quand vous êtes dans la dette... J'ai même décrété que votre endettement avait de la valeur. Les vertus du virtuel sont les miennes. Mon cynisme effronté vous pète à la gueule quand je vous fais porter la responsabilité de ce que j'ai décidé de vous faire admettre comme étant une catastrophe naturelle.

Payez, vous serez considérés. Je vous dicte vos besoins. Je vous vends du réseau que vous ne captez pas, du recyclé pour du neuf, du récent pour du nouveau et de la garantie pour du jetable. Rendez-vous compte, je vous vends de l'eau, un bien inaliénable. J'envisage même de...

Rinnnng...Slammm !
 - Ah c'est toi ma chérie...
 - Descend les poubelles et va faire pisser Filiconu en attendant que mes copines arrivent !...et n'oublie pas de mettre la table hein ?!!
 - Bien-sûr ma chérie.


              



Dà leghje dinù

Quercus ilex - 20/04/2017

Le savoriste - 22/02/2017

La Madonne Sibilla - 29/01/2017

Le Patriote - 21/06/2016

Le reflet - 29/05/2016

La boîte à mutisme - 18/05/2016

La tour - 23/07/2015

Février 1769 - 16/06/2015

Vertige - 27/04/2015

A rivredda di Natale - 07/01/2015

Love kamikaze - 19/11/2014

Pointure 38 - 11/11/2014

Ses yeux noirs - 07/11/2014

L’enlèvement - 17/09/2014

Académique maraude - 12/09/2014

Polpa Vaccina - 08/09/2014

Le secret - 30/08/2014

Lettre de son moulin - 05/08/2014

Prédatrice - 01/08/2014

Bertrand - 17/06/2014

1 2 3

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...