Bloggu litterariu corsu

u 12 di Marzu 2013 - scrittu dà Collectif - lettu 397 volte

Le petit noeud bleu assassin

Des textes avec comme point commun "un petit noeud bleu assassin".


Assassin par Ruspu

Mes yeux glissent sur tes seins.          
Et mes sens sont en emoi.                    
Ton sourire en coin sur moi.            
M'hypnotise, paralyse mes mains.                                                    
Tes doigts trainent le long de mes reins...                                                            
Waouh !! ça m'excite, tu le sais bien.........                                          
Féline, tu éteins la lumière, enfin!!!    
Aie!!  tu m'as fait un bleu au noeud.... Assassin !!!

Nuit bleu assassine par VDP

Le petit noeud bleu assassin
Le satin de tes regards
plongeant dans mes yeux bleus,
lorsque sur ton corps brûlant et amoureux,
au hasard, glissent mes mains,
noue notre plaisir dans ta petite mort
d'un nœud bleu assassin.

Le petit noeud assassin par Pierrette Orsucci

Le petit noeud bleu assassin
Une bouche rouge, de longs cheveux blonds, un regard bleu qui pétille...
Elle bouge, parle, sourit, pose ses arguments avec force... ses mains battent l'air, ponctuation imagée de son discours...
Grande, perchée sur des talons aiguilles, un boy-friend (le jean , pas le petit ami !), une dentelle noire et transparente laisse deviner des dessous troublants...
Elle reprend la discussion, virevolte au-dessus des sujets, passe aisément de l'érotique à la politique.Elle jongle avec grâce entre les mots et les idées, plongée corps et âme dans le débat...
Inconsciente... totalement...
Je la regarde...Elle...et surtout Eux... suspendus à ses lèvres, souriants à ses gestes, réagissant au ton de sa voix...
Incapables...totalement...
Taille basse le boy-friend (le jean , pas le petit ami !), accroché à ses hanches comme par magie, laisse deviner un dessous troublant...un petit noeud qui dépasse...
Totalement inconsciente des regards, des réactions, des pensées... si différentes de la conversation...de l'échange verbal...que l'imaginaire de son public transforme en affrontement physique...
Totalement incapables d'oublier sa bouche, rouge, sa longue chevelure, blonde, ses mains, papillons blancs...
Je les regarde... spectateur immobile...et je souris...
Totalement inconsciente... et tout-à-fait conscients...du désir qu'à fait surgir....
Un petit noeud bleu assassin...

String and glock par federi

...

Lil'blue bow par Elisa Allari

 « Le petit nœud bleu, c'est moi. C'est comme ça qu’on me nomme dans ce foutu patelin : « Lil’blue bow ». La faute à Ollie et à ses yeux perçants de fouine. C'est depuis c'temps-là. Elle n’a pas que les yeux d’la fouine, Ollie. Elle a tout de la fouine : le museau pointu, la moustache et le pelage maronnasse. Sauf que ses ch’veux à Ollie, ils n’ont pas la douceur d’un pelage de petit mammifère, non. Ils sont secs comme du crin. Ouais, Ollie, c'est une sale fouine à crin.
 
Bref… j’avais treize ans cet été-là et Ollie allait sur ses quinze.  
L’été de mes treize ans. Une foutue fournaise, ouais. Un été de feu, où le soleil, aussi blafard que la craie, vous éclaboussait ses lumières redoutables au visage. Vers midi, il valait mieux pas pointer sa bobine dehors : les rayons vous tombaient dessus, tellement brûlants qu’on aurait dit qu’on vous collait des morceaux de verres chauffés à blanc sur les joues. On essayait de happer l’air comme on pouvait. Il était saturé de tout, l’air. Gasoil, sueur, déchets, animaux morts. On aurait dit qu’on pouvait prendre l’air dans ses bras, le soulever, comme vous le feriez avec un gosse. Un gosse énorme, tout plein de replis, gros, gras et puant mille morts. Je me souviens, la nuit, ma pauv’mère, nous faisait coucher, mon frère Richie et moi, à même le carrelage. Richie, il rigolait bien, ça lui faisait comme une impression d’aventure d’aller dormir sur les grands carreaux de la salle à manger. On s’allongeait, demi-nues, et on trouvait un peu de répit en collant nos corps surchauffés sur le sol frais. Ma mère, essuyait l’eau qui lui coulait de sous les bras, et nous disait « Les gosses, faut dormir maint’nant. Et faites pas de bruit, parce que vous savez ce qui vous en coûterait, si vous réveillez l’paternel… » Et nous, tu parles, on était fous de terreur, mais tout de même, on pouvait pas s’empêcher de couiner tout menu, comme des souriceaux. Dans l’obscurité, je scrutais le visage maternel, fatigué, creusé de longs sillons, où on pouvait voir luire des yeux bleus et jeunes. C'avait été une foutue belle femme, ma mère. La plus belle du patelin. Et moi j’dirais, la plus belle du comté. Elle était grande, avec des jambes à n’en plus finir. Elle avait de longs cheveux blonds et soyeux qu’elle nattait, le plus souvent : on aurait dit le soleil qui se mirait dans les champs de blé. J’vous parle même pas de ses yeux, elle avait les yeux d’eau claire, qui s’étiraient en amande jusqu’à loin, loin…Il paraît qu’à l’époque, les gars se castagnaient, juste pour le plaisir de parvenir à lui décrocher un regard. Un regard et un sourire de ma mère. Ouaip !
Juste parce qu’elle était belle, ma mère, elle aurait mérité de sortir de ce coin pourri, et d’aller vers un autre destin. Yvetta, qu’elle s’appelait. C'est un joli nom, n’est-ce pas ?
Yvetta. Ses beaux yeux se sont fermés, un matin de 1964. Très peu d’années après ce fameux été écrasé de chaleur. Elle était usée par sa chienne de vie, ma mère. Vie de labeur. Une vie pas drôle, non. Faut dire ce qui est : les coups de mon père, ils n’y étaient pas pour rien, dans son agonie, à ma mère. Elle avait pris tellement de raclées qu’elle en avait la peau tannée. Il a chialé sur son cercueil, avec des gros sanglots, fallait voir ça. J’ai même pas cillé. « Qu’il crève » je me suis dit.
 
C'est pendant cet été-là, ce foutu été, incandescent et puant, que j’suis tombée amoureuse. Folle amoureuse d’Harry. Cuite aux oignons. Fondue. Brûlée, même. J’étais comme un œuf au plat, gluante et sans force.
C'était mon grand copain Harry, depuis qu’on avait eu l’âge d’ânonner deux mots. Mais je sais pas. Je sais pas c'qui s’est passé cet été-là. Et qui le sait vraiment quand y s’agit d’amour ? C'était un soir d’août, et ce que je sais, c'est que le soleil couchant peignait à gros pinceaux la colline, les gens, les petites maisons, de rouge sang. Je me suis allongée, exténuée de chaleur, aspirant à grandes goulées, l’air qui chlinguait moins que d’habitude. Je me souviens qu’on pouvait même y reconnaître si on se concentrait, les effluves de l’herbe chauffée par le soleil. Harry était là, comme d’habitude. Ollie était là. Et Richie, et Dan. La colline, c'était notre territoire, aucun adulte ne pouvait parvenir à nous en déloger. Aucun d’entre nous n’y craignait Al ou Peg ou Randy (c'était mon père, Randy), animés par la rage folle des soiffards, nous cherchant et proférant des menaces qui feraient friser un tondu. On savait qu’on prendrait une tannée en rentrant à la maison. Mais ça comptait pas. La colline au soleil couchant, elle était à nous.
Harry est venu s’allonger à côté de moi. Tout près de moi. Nos épaules se touchaient, et mes cheveux faisaient un grand tapis doré entre nous. Je sais pas exactement c'qui s’est passé. J’ai tourné ma tête vers lui, et je l’ai vu qui reniflait ma crinière. Je l’ai capté alors qu’il respirait mes cheveux. Il a croisé mon regard et… Je crois que c'est là, en une foutue petite seconde que tout a changé, à jamais. Le drame de l’amour, il est là, vous voyez. Dans ce bref espace-temps où tout se joue. L’amour c'est l’impossibilité du retour en arrière. La minute d’avant je pouvais me rouler dans l’herbe avec Harry, comme si on était des chiots un peu fous. L’instant d’après, quand il me regardait, je ne pouvais même plus ôter une mèche blonde de devant mes yeux, sans que ma foutue main ne tremble. J’étais comme une vieille qu’aurait la tremblote. C'est con, l’amour.
 
Harry, à vrai dire, il me ressemblait un peu. On était comme les guerriers vikings qu’on voit dans les bandes dessinées : très blonds, très grands, très bleus. Il avait le regard acier, bleu de fer, comme la mustang de mon oncle. Moi c'était pas tout à fait pareil, j’avais pris le vert d’eau des yeux d’Yvetta.
 
Ollie, elle savait que j’en pinçais pour Harry. Elle avait compris, cette sale fouine, avec ses yeux fureteurs. Elle était laide Ollie. A côté d’Ollie, une fouine c'est beau et ça sent bon. Ollie elle avait un petit visage pointu et elle était maigre comme un coucou. Et je percevais bien depuis quelques temps que son regard me fouillait et me transperçait méthodiquement : comme si, une fois mes cheveux arrachés, mes habits ôtés, elle voulait retirer des larges lambeaux de peau, jusqu’à arriver à mon squelette. Et moi, on pouvait lire dans mes yeux battus de fièvre amoureuse comme dans un bouquin ouvert. Gourde que j’étais! Il lui a pas fallu longtemps à Ollie-la fouine-à-crin pour se faire une idée de ce qui se passait dans ma caboche et dans mes tripes.
Quand Harry arrivait – la façon de marcher caractéristique de ceux qui ont allongé trop vite, larges épaules un peu courbées– je sursautais imperceptiblement. Assez pour que la fouine s’en rende compte. Elle étirait un sourire mince à chaque fois. Un sourire mauvais. Mauvais, ce sourire, vous pouvez pas imaginez ! Je savais - une sacrée peur, moite et sourde, m’envahissait et me faisait comme des rigoles de salive amères sur la langue - qu’une tempête allait bientôt s’abattre sur moi. J’étais comme un chat de gouttière qui, sentant arriver l’orage violent, dresse ses oreilles et ouvre des yeux fixes sur l’invisible. Et mes antennes ne me trompaient pas.
 
Un jour qu’on balançait nos guiboles écorchées, assises toutes les deux sur la barrière de la ferme au père Bishop, Ollie, qui s’amusait à tripoter son chewing-gum visqueux, me dit, sourire en coin : « Il te rend folle, hein, Harry-les yeux-bleus ? ». J’ai arrêté de balancer les jambes, je me suis raidie et j’ai répondu « De quoi je me mêle, Ollie-sale-fouine ? Tu sais même pas ce que tu dis ! 
- « Si », qu’elle m’a crié, sautant à pieds joints sur l’herbe et se campant face à moi.  « Me prends pas pour une conne, Lucy ! Hier, il est venu te souffler dans le coup, parce que t’avais trop chaud… T’es devenue aussi rouge qu’un poivron, par ma vie ! Et même que tu l’regardes plus dans les yeux quand tu lui parles ! T’as le béguin pour Harry, t’es pincée ma vieille, t’es fondue, j’te dis ! Ouh l’amoureuse, l’a-mou-reu-seu !
- Ferme-là ! j’ai dit, entre mes dents, maîtrisant une folle envie de la gifler. « Tu sais pas de quoi tu parles, espèce de fouine de malheur !
- Oh qu’woui, je sais ce que je parle ! Et même que j’vous ai vu ! J’vous ai vu vous jeter des regards de chaleur ! Mais à mon avis, pour bien l’attraper le Harry, faudra que tu lui montres tes nibards ou ta culotte… Ouais ! »
    Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai sauté de mon promontoire et j’ai foncé sur Ollie, avec toute la force que je pouvais piocher de ma silhouette menue. On a chuté toutes les deux, et on a roulé dans la boue quelques minutes. J’ai agrippé son museau, j’ai enfoncé mes ongles dans ses joues et j’ai crié « Ta gueule, Ollie-la-fouine ! J’veux plus t’entendre ! ». Elle a trouvé le moyen, sa gueule de fouine zébrée de rouge, tenue en étau dans mes doigts vengeurs, de se fendre d’un sourire moqueur. J’ai défait mon étreinte, je me suis levée, j’ai tourné les talons et j’ai laissé Ollie, allongée dans la boue, les quatre fers en l’air qui chantonnait « Ta culotte, ta culotte, Lucy, montre-z-y ta culotte à Harry, le bel Harry, ladidadi… ». Tandis que je m’éloignais, j’entendais Ollie fredonner, entre deux éclats de rire : « Lucy… Harry… Culotte… hahaha ! » J’étais essoufflée, j’étais suante, et dans ma gorge je sentais monter par vagues nauséeuses, l’angoisse.
 
Le lendemain, on s’est tous retrouvés, comme à l’habitude, sur la colline-au-soleil-couchant. Il avait fait particulièrement chaud ce jour-là et on était tous un peu groggy. Richie, Dan et Ollie ont décidé de pousser jusqu’à la rivière pour y tremper les guiboles, histoire de se rafraîchir un peu. Harry et moi, d’une même voix, on a dit qu’on restait ici, sur la colline-au-soleil-couchant et qu’on les attendrait. Avant d’entamer le chemin qui serpentait jusqu’au minuscule cours d’eau qu’on appelait « larivière », Ollie s’est tournée et m’a adressée un clin d’œil, qui sentait le vice à plein nez. J’ai tressailli et j’ai rien dit.

Harry et moi, on s’est retrouvés seuls, allongés dans l’herbe rase. Ca nous était arrivé un bon millier de fois, pendant des années. Mais là c'était plus pareil. Rien n’était plus pareil. Il s’est tourné vers moi, m’a souri, a caressé mes cheveux, puis… plus près, toujours plus près, a penché son visage jusqu'à toucher le mien. Harry m’a donné mon premier baiser. Le plus beau et le plus tendre, qu’il m’en souvienne, de toute ma conne de vie. Tous les baisers qui ont suivi ont été des copies, des pâles copies, comme on dit, de ce baiser-là. Je sais pas si ça peut se décrire un premier baiser avec le garçon dont vous êtes folle-dingue. Parce que les émotions vous empoignent avec tant de force que le cerveau en est tout inondé, et c'est difficile d’expliquer ça, tant d’années après. Je me souviens que je tremblais de tous mes membres. Lui aussi. On a fini par détacher nos lèvres. On était gênés, mais on était heureux. Harry n’a pas pu s’empêcher de retourner très vite à ma bouche (c'qui me dérangeait pas le moins du monde) et cette fois-ci, a pressé son corps sur le mien. C'est à ce moment-là qu’on a entendu la voix criarde d’Ollie beugler : « Ben allez-y, vous gênez pas ! Les v’là qui se galochent ! C'est du propre ! Vas-y Lucy, montre-lui ta culotte ! ». D’un bond, j’étais debout, ivre de confusion et de rage, époussetant les derniers brins d’herbe collés à la cotonnade de ma robe. Ollie-la-sale-fouine était là, revenue sur ses pas pour nous surprendre, une main sur la hanche et air de défi peint sur son museau. « Tu me le paieras », j’ai crié. « Ah ouais ? » elle a répondu, goguenarde. J’ai couru vers elle pour la renverser. Au dernier moment, elle a fait un bond de côté, et déséquilibrée, je me suis étalée de tout mon long, visage sur l’herbe. Rapide comme une fouine qu’elle est, elle s’est jetée sur moi à califourchon, de sa main droite elle a ceinturé les miennes, et de la main gauche a soulevé ma petite robe. « Regarde », qu’elle a gueulé à Harry. « Regarde la jolie culotte bleue de ton amoureuse. Faut qu’tu voies ça, hein, Beaux-yeux ? » La fureur m’avait brouillé la vue et étouffait mes cris dans ma gorge. Ollie a penché la tête et a dit « Oh ! Mais que c'est mignon, y a un petit nœud bleu qu’est cousu sur le côté. C'est ta mom qui a cousu ce nœud, Lucy ? La jolie mom qu’a confectionné ça pour sa jolie fifille ? Le bleu ça va bien au teint des blondes. Pas vrai, Harry ? Lucy et sa culotte bleue du ciel et son petit nœud bleu… Petit nœud bleu… Little blue bow… C'est comme ça qu’on va t’appeler maintenant !
- Arrête ça, il lui a dit Harry. « Arrête tout de suite, où tout garçon que je suis, j’te fous une tannée dont tu te souviendras longtemps, je t’avertis.
- Bien chef. Comme tu voudras », elle lui a répondu.
Elle s’est relevée et j’en ai profité, une fois mes membres libérés, pour me mettre debout à mon tour et dans un élan, lui sauter au visage. Avant qu’Harry nous sépare définitivement, j’ai réussi à lui graver une belle estafilade sur sa joue de fille laide. Sur son visage de fouine, ombrée d’une moustache. Sur son museau de laideron. Moche et jalouse. Et méchante, avec ça.
Elle est partie, dégringolant la colline. J’entendais, dans un écho de plus en plus lointain, sa chansonnette triomphante monter au ciel rouge sang : « Lucy, lil’blue bow, Lucy-la-culotte-bleue-ladidadideu… ».
 
J’ai remis de l’ordre à ma robe. Je n’ai pas levé les yeux une seule fois vers Harry. J’pouvais plus. J’avais trop honte. Pour moi. Pour lui. Il se tenait immobile, mon beau viking, attendant sûrement que je me décide à parler. Que j’me décide à rompre ce silence aussi lourd que cette chaleur de fin d’été. J’ai pivoté sur mes jarrets et je suis partie. J’ai descendu la colline et je suis rentrée à la maison, où mon paternel, le regard embué par le tord-boyaux m’a fichu une belle trempe. Parce que j’avais des brins d’herbe qui piquetaient la robe. Et parce que ça lui venait bien, là, de m’en coller deux dans mon minois de blonde.
 
Eté de malheur. A partir de ce soir d’août, j’ai évité Harry. Toute ma vie, j’ai évité Harry. Vous comprenez ? On m’avait sali mon amour.
 
Encore maint’nant, j’ai des envies assassines. J’tuerais volontiers Ollie-la-vieille-fouine. J’lui tordrais son cou fripé de femme laide et jalouse. Je voudrais la tuer parce qu’elle m’a volé mon amour. Harry. Le vrai. L’unique. Le premier. C'est ça faute à elle. Et à ce foutu nœud bleu. Ils m’ont tué mon amour dans l’œuf.
Assassins ! 


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...