Bloggu litterariu corsu

u 25 di Sittembre 2013 - scrittu dà - lettu 371 volte

Le petit bal perdu


Le petit bal perdu
C’était à ce petit bal… dans un des villages. Je m’étais apprêtée. J’avais mis cette jolie petite robe tournoyante. Je l’aimais bien parce que quand je dansais, elle valsait autour de mes cuisses. Pour une fois j’avais mis un soupçon de maquillage. Mes cheveux étaient coupés court à l’époque. Ils me donnaient un peu cette fausse allure garçonne. Je me trouvais presque jolie.
Je m’y rendis le cœur battant croyant en une rencontre, un quelque chose d’imprévu, le regard d’un jeune homme, qui sait ? Peut être une danse un flirt… Le début d’une histoire… J’avais envie d’être amoureuse.
Mais ma vie était un vide sidéral. Je mettais ça sur le compte d’un physique quelconque. Pas un thon, non. Mais une transparence indéniable, on pouvait passer à côté de moi et me bousculer sans obtenir autre chose qu’un grognement, comme si on s’était cogné à une table.
 
La plupart des jeunes dansaient ou bien étaient regroupés. J’étais avec mon amie, l’exact inverse de moi. Blonde et extravertie, elle attirait tous les regards et savait jouer de sa popularité. Moi, j’étais sa petite souris grise.
On s’attabla. Ce fut immédiat. Pour elle. Déjà prise d’assaut par son essaim habituel, elle finit par me laisser avec mon verre de coca à la main.
Alors j’observais. Comme à mon habitude. N’ayant personne à qui parler, j’avais appris à regarder les autres. Je les regardais sans aucune gêne. Eux ne me voyaient pas.
 
Il y en avait un. Il était beau. Si, il était beau. Brun, mince, pas très grand certes, il avait ce charme indéniable qui faisait tourner nos têtes. Il riait avec ses yeux. Il était en compagnie de ma blonde amie. Il semblait à l’aise. Il avait cette étincelle qui le différenciait des autres. Je savais que je pouvais tomber amoureuse d’un garçon comme celui ci, je me sentais attirée.
Je me décidai et me levai. La musique battait son plein. Police, une chanson déjà ancienne mais que j’aimais, je m’en souviens encore.
J’avais envie de danser avec lui.
 
Mais il invita mon amie et moi je restais plantée comme à mon habitude. J’allais faire demi-tour quand une voix rauque m’interpella.
Je levais les yeux. Un homme âgé. Il avait 40 ans au moins. Pourquoi c’était toujours les vieux qui s’intéressaient à moi ? Parce qu’il avait envie de chair fraîche ? Et que la seule chair fraîche disponible, c’était moi ?
Bizarrement j’acceptais. D’habitude je refusais toujours. Mais là je cédais. Parce que j’en avais assez d’être seule et pour que le gentil brun me remarque peut être.
Mon cavalier ne me plaisait pas. Pas seulement à cause de son âge, mais parce qu’il avait bu, parce qu’il était négligé, parce qu’il ne s’était pas rasé, parce que ses dents étaient affreuses.
Il me collait, il puait la sueur.
 
« Ma fille, enfuis toi vite ! » Pensai-je
Mais je restais dans ses bras qui me faisaient penser à des tentacules. Il m’offrit à boire. Encore une fois je cédai. Il rit quand je murmurai d’une voix timide un coca. Il fit ajouter du whisky. Je détestais ça. Mais je le bus. La tête me tournait un peu. Ma vie sembla s’écrouler quand je vis mon amie embrasser à pleine bouche le gentil brun. Bien sûr, comment en pouvait il être autrement ? Je bus alors un deuxième whisky coca… Cela me suffit pour que ma colère monte, pour que je cède.
 
J’acceptais de suivre le vieux puant dans sa bagnole. Il abaissa les sièges et s’installa pour me tripoter. Je me laissais faire. Je pensais au gentil brun.
Il suçotait mes petits seins avec ses chicots et son haleine vineuse dans mon nez. Mais je pensais au joli brun. Il finit par entrouvrir mes cuisses, glisser sa main aux ongles noirs, à vouloir me chatouiller, cherchant à me faire pâmer. Le pire c’est qu’il y arriva. Non. Il le crût. Parce que dans ma tête, c’était ce garçon aux yeux lumineux et chauds qui me caressait.
Son sexe, je ne le vis pas. Il s’inséra en moi et s’agita. J’eus mal. Une chance pour moi, l’alcool avait réduit ses facultés et cela ne dura guère. Il éjacula dans un han han odieux alors que je grimaçais et tentais de retenir par respiration pour ne pas sentir.
Je finis par m’extirper de ma voiture alors qu’il tentait toujours de m’enlacer avec tendresse, comme si je pouvais lui en apporter.
 
Je marchai un long moment, seule. Je n’étais plus vierge…


              



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