Bloggu litterariu corsu

l'8 di Marzu 2015 - scrittu dà - lettu 338 volte

Le corridor des enfers


Gustave Courbet.
Gustave Courbet.
« Abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici ».
Voilà ce qui était plus ou moins écrit sur le frontispice de la grande porte. Quoique « porte » n’était pas le terme qui convenait tout à fait à ce trou béant que nous avions mis à jour dans les ruines. Une faille énorme aux bordures gravées sur la falaise, en communication directe avec un gouffre cerclé de pierres de taille ancrées à même le sol. Nous ne l’aurions jamais découvert sans le récent tremblement de terre, qui a dégagé en partie le sable et les blocs qui l’obstruaient. Autrement, nous aurions cru à une simple structure géologique que nous aurions peut-être explorée dans plusieurs mois après avoir terminé notre travail dans les ruines de la ville.
La traduction, même approximative, nous avait tout de suite fait appeler ce gouffre « la porte des enfers », alors qu’aucun d’entre nous n’avait encore aucune idée de ce qu’il pouvait bien s’y cacher. Nul doute que dès que nous aurions communiqué l’information, les médias allaient s’arracher le terme. Un bon point pour nous et nos financeurs.
L’équipe était partagée entre fébrilité et anxiété. Certains, comme Renée, ne se sentaient pas tranquilles devant un tel avertissement, alors que d’autres, dont moi, ont voulu rapidement tenter une visite des lieux. Car après tout, la peur est une autre facette de l’excitation qui accompagne de telles découvertes dans la vie d’un archéologue. Nous avons donc rapidement organisé une petite expédition d’exploration de trois personnes. Phil et Jackie se décidèrent pour m’accompagner. Ne sachant pas si la grotte et ce qu’elle abritait était profonde, nous nous sommes équipés de cordes et de lampes, de quelques couvertures de survie, d’eau et de rations de nourritures, juste au cas où, ainsi que de matériel de mesures, de carnets de notes et d’un petit appareil photo qui pouvait également faire office de caméra. La première visite et les premières impressions, le ressenti, faisaient souvent la différence dans l’analyse des vestiges a posteriori.
Nous avons quitté la surface en fin de matinée, alors qu’un soleil de plomb tapait sur le site, le sable nous renvoyant lumière et chaleur. L’idée de pénétrer dans la grotte me ravissait, car nous y trouverions la fraîcheur. L’entrée, qui se faisait par l’arrondi de pierres au sol, était encombrée de roches scabreuses, que nous avons commencé à descendre avec précautions. Ceci nous emmena une dizaine de mètres plus bas vers une excavation rectangulaire, haute de quatre mètres et large de trois. Cette ouverture donnait sur un tunnel en pente relativement douce, orné de bas-reliefs, et dont le plafond était sculpté d’arches, donnant l’aspect d’un corridor. A la lueur des lampes, nous voyions que celui-ci était tout en longueur, et étonnamment rectiligne. Je pris une première photo avec flash vers le fond du corridor pour tenter d’en voir le bout, mais le résultat ne fut guère convaincant.
Je pris également quelques photos des bas-reliefs sur les murs, tandis que Jackie en faisait quelques croquis sur son carnet. Nous notions que ceux-ci représentaient exclusivement des oiseaux. Et en avançant, nous ne pouvions que constater que c’était le cas tout du long. Toutes sortes d’espèces d’oiseaux étaient présentes, et les sculptures teintes dans la réalité des tons, bien qu’elles avaient pâli avec le temps.
Phil prenait d’autres notes et sortait parfois ses instruments pour prendre quelques mesures, qu’il retranscrivait soigneusement.
L’excitation de l’exploration céda assez vite la place à une certaine lassitude, lorsque nous nous rendîmes compte que, outre la longueur exagérée du corridor, celui-ci était d’une monotonie affligeante. Nous espérions déboucher bientôt à une issue donnant sur une salle, ou autre chose. Nous commencions à faire quelques suppositions sur ce qu’était cet ouvrage, et ce sur quoi il pouvait bien aboutir. J’avais personnellement dans l’idée qu’il s’agissait d’une sorte de tombeau, et que ce long couloir menait droit à une chambre mortuaire, comme dans une pyramide. Phil et Jackie partageaient assez ce point de vue, mais avec quelques réserves.
L’ouverture se rétrécissait à mesure que nous avancions en descendant, toujours selon une pente continue et modérée, et nous n’en vîmes bientôt qu’une minuscule fente, qui finit par disparaître. Il arriva ainsi que notre estomac nous indique l’heure tardive et la nuit tombée, et nous avons alors installé un petit bivouac pour manger et dormir. Après une rapide estimation de notre vitesse et de la durée de la marche, Phil nous fit savoir non sans étonnement que nous avions probablement marché sur une bonne vingtaine de kilomètres. Cela suscita de vifs débats au sein du petit groupe. Nous ne comprenions pas du tout l’intérêt d’une telle construction, d’autant que nous n’avions vu aucun embranchement d’aucune sorte tout au long du trajet. Les murs, le sol et le plafond étaient particulièrement réguliers, de surcroît en bon état de conservation, et pas un seul éboulement visible ne pouvait obstruer quelque ouverture. Notre surprise s’accrût lorsque Phil expliqua que d’après les mesures qu’il avait prises, la pente était d’une régularité étonnante, et les murs et leurs angles parfaitement droits. Il ne s’expliquait pas comment, d’après l’ancienneté des lieux, la civilisation de l’époque avait pu réussir un tel exploit. Il prendrait des mesures plus précises demain.
Lendemain qui arriva très vite, étant donné que nous avons à peine dormi. D’après l’heure, le soleil ne s’était pas encore levé dehors, mais nous avions peu d’espoir d’en voir la faible lumière à travers l’ouverture. Vingt kilomètres nous en séparait, et passer par le chat d'une aiguille aurait été plus facile.
Phil commença par refaire une série de mesures avec un laser. Il s’y reprit à plusieurs fois, et nous demanda d’avancer plus aval avant de nous dire quoi que ce soit des résultats. Il refit cela tous les dix mètres pendant près d’une heure, puis s’adossa au mur le plus proche de lui pour nous annoncer que seule une technologie très avancées aurait pu permettre d’arriver à un tel niveau de précision dans la réalisation de l’ouvrage. Jackie objecta que la précision pouvait s’obtenir avec de bons mathématiciens de l’époque qui maîtrisaient leur savoir. Cela s’était vu sur d’autres sites et on cherchait encore parfois à savoir comment les hommes avaient pu construire beaucoup d’édifices avec autant de minutie.
Malgré nos tentatives d’apercevoir le fond du corridor, celui-ci, s’il existait, ne se dévoilait toujours pas. Nous avons alors continué à marcher. Plus personne ne prenait de notes, car tout se ressemblait. Des oiseaux sur les murs, des arches au plafond, une pente régulière. Nous avons grignoté un menu fretin en début d’après-midi, puis nous avons cessé de marcher vers vingt heures, exténués, les jambes raides. Nous avions marché fort et longtemps. Très longtemps. Environ cinquante kilomètres, estimait Phil. A ajouter au vingt de la veille. Personne ne parla autour au bivouac, et nous avons dormi d’une traite jusqu’au lendemain.
Nous sommes repartis vers sept heures le matin, et avons continué de nouveau jusqu’au soir. Nous essayions de marcher vite, mais les courbatures et la fatigue se faisaient sentir. De plus, la fraîcheur des lieux n’était plus de mise, et il fallait compter avec une chaleur allant grandissante. On comptabilisa encore une cinquantaine de kilomètres. A la grosse. Nous nous sommes écroulés le soir, et avons dormi sans même manger.
Au réveil, nous avons pris le temps de parler. Deux questions se posaient à nous, en dehors de ce qu’était cet endroit : que devions nous faire ? Et n’allions-nous pas inquiéter nos collègues restés au-dehors. Jackie nous dévoila sa propre confusion, et son angoisse grandissante. Elle souhaitait, si nous le voulions bien, faire demi-tour. Cependant, Phil et moi voulions connaître le fin mot de l’histoire, et nous ne voyions pas de bonne raison de s’arrêter maintenant. Ce sinistre corridor allait bien trouver une issue, même si c’était un simple mur. Elle accepta de nous suivre encore une journée, puis s’il n’y avait rien de plus, elle retournerait à la surface.
Avons de repartir, nous avons débriefé notre situation. Ce que nous savions, c’était que nous avions parcouru près de cent vingt kilomètre en descente, dans un couloir entièrement décoré avec des oiseaux de toutes espèces. Les oiseaux pouvaient symboliser peut-être l’élévation vers le ciel, d’un quelconque homme important, ou un dieu. Dès lors, il fallait comprendre que celui-ci s’élevait depuis le fond du tunnel, en remontant vers le ciel et donc l’entrée du gouffre. Les oiseaux étaient aussi des symboles forts dans nombre de civilisations. Ils étaient souvent liés à la mort, notamment comme psychopompes. Des divinités comme Horus guidaient ainsi les âmes des défunts. Ils étaient également associés au pouvoir, comme l’aigle utilisé par les empires, ou bien à la paix ou à la liberté, comme la colombe de la bible. Dans un cas comme dans l’autre, il fallait savoir quel était le sens de parcours du corridor : dans un cas l’on montait, et donc l’on se libérait, l’on renaissait, et dans l’autre cas l’on descendait, et alors cela pouvait être associé à la mort. J’en profitais donc pour appuyer une nouvelle fois mon hypothèse de tombeau. Mais j’avais l’impression de me mentir à moi-même. Jamais personne n’aurait pris la peine de construire un tombeau au bout d’un tunnel de plusieurs centaines de kilomètres, aussi profondément sous terre. Le temps de réalisation d’un tel ouvrage devait être colossal. Probablement bien plus qu’une vie d’homme. Et cela posait un sérieux problème logique. Je réalisais soudain quelque chose et demandait à Phil à quelle profondeur nous nous trouvions.
La réponse, donnée après une longue hésitation, fut brutale : plus de dix kilomètres !
Cela expliquait entre autre la chaleur qui régnait. Nous devions boire régulièrement, et malgré la quantité certaine que nous avions pris chacun, et le rationnement que nous nous imposions dès la deuxième journée, celle-ci allait bientôt nous contraindre à faire demi-tour, de toute façon. Nous décidions donc de suivre l’avis de Jackie, à savoir marcher encore aujourd’hui, puis rebrousser chemin.
Il s'avéra bien vite que poursuivre serait pénible, pour ne pas dire affligeant. La température grimpa encore, et marcher, alors même que nous étions en descente, devenait compliqué. Nous abandonnâmes après deux heures, lorsque nous comprîmes que nous ne pourrions pas continuer sans nous mettre en danger. D'un commun accord, nous décidions de revenir sur nos pas, quitte à revenir dans quelques jours avec du matériel adéquat.
Et c'est seulement alors que le corridor nous montra sa vraie nature.
Dès que nous nous sommes retournés, il se passa une chose qu'aucun d'entre nous ne put expliquer. Jackie fut la première à faire demi-tour. Et le corridor, ou plutôt le côté qui descendait, pivota sous nos pieds pour suivre le mouvement de notre collègue, cédant la place à un mur devant moi et Phil. La descente se trouva alors dans le sens opposé. Le plafond s'éleva et le sol du tunnel en montée disparut sur une vingtaine de mètres, là où les deux conduits se fondaient maintenant l'un dans l'autre. Il était clair qui si nous voulions sortir, nous devions maintenant trouver un moyen d'escalader les quatre mètres de haut qui nous séparaient du chemin du dessus.
Malgré nos efforts et tentatives répétées, avec les cordes que nous avions emportées, et à force de courtes échelles ou d'équilibrisme sur les épaules les uns des autres, nous sommes tombés tant de fois que le renoncement fut la seule solution. Les murs et le plafond n'offraient aucun moyen d'accroche, et celui ou celle qui parvenait un tant soit peu à agripper du bout des doigts le sol du conduit supérieur n'arrivait pas à s'y hisser, celui-ci étant trop lisse.
Nous étions mis devant le fait accompli, et devant l'évidente envie du corridor de nous obliger à continuer la descente, ou à mourir ici en attendant d'hypothétiques secours. Une crise de panique envahit Jackie, que nous dûmes réconforter, rassurer du mieux que l'on pouvait, mais n'en menions pas large. Aucun moyen de communication ne fonctionnait ici, et nous étions condamnés à poursuivre notre route en espérant trouver une issue là-dessous, bien que cela nous paraissait hautement improbable.
Lorsque Jackie fut plus ou moins remise, et après une brève discussion, nous avons continué notre route. Le débat alla bon train sur la logique de tout ceci. Visiblement, aucun d'entre nous n'avait la moindre idée de ce qu'il se tramait, et je ne pouvais m'empêcher de laisser une certaine peur monter en moi. Ce qu'il s'était passé était tout bonnement inqualifiable. Il semblait que le corridor était animé de sa propre volonté.
Nous avons marché encore jusqu'à ce que Phil s'arrête, épuisé, en nage, accablé par la chaleur et harassé de fatigue. Comme je lui demandais s'il pouvait continuer où s'il voulait se reposer, il nous dit que nous avions été idiots et que nous aurions dû rester en haut pour attendre des secours. Nous ne comprenions pas le fonctionnement apparent du tunnel, mais nous étions partis du principe que ceux qui viendraient nous chercher pourraient subir le même problème, et que nous avions marché tellement longtemps et loin qu'ils pourraient eux-mêmes revenir sur leurs pas avant de nous avoir rejoints. Toutefois, cela paraissait maintenant la meilleure solution. Nous optâmes donc pour la sagesse et une remontée à la section.
Ce fut sans compter sur le corridor, qui nous joua une deuxième fois son tour de passe-passe, nous présentant à nouveau une descente là où nous nous tournions pour monter. Nous étions dès lors bloqués à partir de ce niveau, dans une moiteur étouffante, et perclus de courbatures. Sur les murs, les oiseaux nous regardaient.
La peur nous gagna tous trois, et avant de céder à la terreur, je pris sur moi de les bousculer afin de poursuivre notre descente. Nous n'avions pas d'autre choix. Advienne que pourrait.
Tout en avançant, Phil nous fit remarquer que nous étions descendus bien plus profond que la fosse des Mariannes. Il pensait désormais impossible que l'Homme fut le créateur d'une telle construction. C'était forcément plus mystique.
Éprouvé par la température insupportable, je ne pouvais, moi, m'empêcher de me rappeler la mise en garde. « Abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici ». Ce corridor-là, j'en étais sûr maintenant, n'avait rien de naturel. Et nous subissions sa loi.
Les piles des lampes nous lâchèrent bien avant que nous ne manquions d'eau. Jackie ne put réprimer des cris et des larmes à cet instant. Aucun de nous deux n'essaya de la calmer. Nous avancions. Tout droit. En bas.
Il faisait atrocement chaud. Et les ténèbres étaient totales. Il me semblait certain que la vie aurait été plus aisée dans la croupe d'une vache.
Jackie finit par s'arrêter de gémir, et seul le bruit de nos pas raisonnait dans la galerie. Nous étions seuls, errant dans les entrailles de la Terre, cherchant une sortie là où il n'y avait nul espoir.
Je ne saurais dire combien de temps nous avons marché, nous guidant en posant nos mains sur les murs pour ne pas nous y heurter. Des heures, oui. Des jours, peut-être. Peut-être pas. Le temps est tellement déformé par ici. La chaleur infernale eut raison de notre résolution à sortir d'ici. Nous nous sommes alors assis, l'un après l'autre, n'écoutant que notre respiration sifflante et saccadée.
Je n'arrivais pas à reprendre mon souffle, la sueur me coulait dans les yeux et les oreilles, et mon sang battait à tout rompre près de mes tempes. Toutefois, il me semblait percevoir un bruit de fond. Un pépiement. Un claquement.
J'intimais à mes amis de faire silence, et l'obtenu après un long moment.
Il y avait quelque chose. J'entendais vraiment ce bruit. C'était étrange. Comme animal.
Je leur fis part de mon sentiment, et après quelques instants ils me confirmèrent mon impression. Phil me suggéra d'utiliser la vidéo de l'appareil photo, ou son flash. Ce que je testais aussitôt, mais le mode nuit de la vidéo s'avéra très insuffisant. Je percevais toutefois de petites lueurs grâce à celui-ci. Agacé, je levais l'appareil et pris une photo au flash. Une multitude de points lumineux réfléchit le bref faisceau avant de s'éteindre.
Je me dépêchais alors d'afficher l'image sur le petit écran. Malgré l'extrême chaleur, ce que je vis me glaça le sang.
Des oiseaux. Des vrais. Par centaines.
Au premier rang, un pélican formidable et monstrueux, de plusieurs mètres de haut, regardait l'objectif de ses yeux vides et morts. Ses énormes pieds palmés piétinaient des ossements blancs. Les autres oiseaux avaient fait leur nid de tibias, de côtes, et de crânes.
Le froissement intense de centaines de paires d'ailes qui s'éleva dans le corridor nous fit nous redresser instantanément, mais nos cris d'effroi furent vite couverts par ceux des oiseaux et leurs claquements de bec lorsqu'ils nous attaquèrent et entreprirent de nous dévorer.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...