Bloggu litterariu corsu

u 31 di Marzu 2015 - scrittu dà - lettu 260 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (42)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le rêve de Fantômas

La semaine dernière, nous avons laissé le Cyborg d'argent alias Paul Colibut alors qu'il racontait à ses nouveaux amis - le Génie d'or, Captain Corsica, Cyrnos, Tilistal - comment il avait eu la vision, dans un hôpital où on le soignait, d'un être étrange, à l'air démoniaque – Fantômas. Il disait que celui-ci avait commencé à lui parler distinctement. Il continua en des termes non moins étranges.

« Il me révéla que je me trouvais dans un hôpital dont il avait pris le contrôle, et que le médecin qui m’avait soigné était dépositaire de ses secrets et qu’il pourrait me transformer de fond en comble, faire de moi un surhomme par une technologie totalement nouvelle - un cybernanthrope. Par moi le vieux rêve de l’humanité pouvait se réaliser : transformer la chair pour en acquérir une qui fût véritablement glorieuse !

« Sur le moment la perspective d’être mêlé à des objets dénués de vie, en métal ou en plastique, m’épouvanta, et je rejetai sa proposition, mais les fois suivantes - car il revint -, il me peignit un avenir éblouissant, dans lequel, tel un dieu de l'Olympe, je volerais à travers les airs, pénétrerais le fond des mers - irais même un jour d’astre en astre - conquerrais les étoiles !

« Et pour commencer, grâce à cette nature nouvelle, je gouvernerais Amiens, et ensuite, Paris ; et je transfigurerais avec son aide la capitale de la France, la détachant à jamais des lois de la nature qui enchaînent l’Homme, l’assujettissent - je ferais de cette ville magnifique, nimbée de lumière, ce qu’elle aspirait à être au fond d'elle-même, ce à quoi elle tendait : un grand vaisseau spatial pouvant voyager d'étoile en étoile et se nourrir d'un feu inextinguible - devenue étoile elle-même, générant sa propre puissance !

« Car Fantômas en connaissait le secret. Et il me raconta son étrange histoire : il vivait depuis quinze siècles, avait été un lieutenant à Rome du général Stilicon, avait combattu les Goths d’Alaric, avait vu les Romains périr et avait juré de les venger et de poursuivre leur rêve - qui était de faire de Rome une ville absolue, libre des lois humaines - littéralement, une cité du ciel !

« Mais, au cours des siècles, il avait compris que, livrée à son évêque - à ce pape infâme qui la laissait dans un ignoble obscurantisme -, elle était perdue à jamais, et que Paris désormais était le réceptacle de la divinité ; donc s’appuierait-il sur cette ville pour réaliser l’ancien rêve !

« Il fallait toutefois d'abord la purifier de tous les médiocres qui ne voulaient pas de ce songe, et entendaient demeurer dans la routine des jours, rester soumis aux lois d'une vile nature. Il était nécessaire de mettre à bas le pouvoir illégitime qui maintenait dans Paris la superstition des vieux principes - plus du reste par lâcheté que par conviction, de la part de ses dirigeants !

« Dès lors on pourrait faire de cette ville le centre rayonnant de toute l'humanité : tous tourneraient vers elle leurs yeux illuminés !

« Fantômas mit fin à son discours par ces mots pleins de feu. »

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet édifiant récit, et de renvoyer sa suite à la semaine prochaine.


              



Dà leghje dinù
1 2

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...