Bloggu litterariu corsu

u 3 di Marzu 2015 - scrittu dà - lettu 208 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (38)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le renouveau du cyborg

La semaine dernière, nous avons laissé le Génie d’or alors que Cyrnos, roi de la Corse occulte, venait de lui annoncer qu’il le regardait désormais comme son ami et qu’il l’admirait d’avoir mêlé volontairement sa destinée à celle des mortels.  

Il continua de lui parler – et il disait qu’il voyait que sa résolution lui donnait un point commun avec son fils, même si le chemin qu’ils avaient pris pour se mêler aux hommes n’était point identique ! De telle sorte qu’il se sentait le désir de l’aimer.  

Le Génie d’or fut ému; il lui répondit qu’il le remerciait, et qu’il se louait d’abriter en lui la conscience d’un mortel, puisque cela lui permettait, par contraste, de mieux saisir la splendeur du roi de la Corse occulte !  

Cyrnos alors rit, et lui dit de se garder de prendre trop goût à cette âme terrestre, car il ne fallait pas qu’il perdît le sens des cieux - comme le font tant de mortels, attribuant aux seules choses terrestres l'éclat céleste -, et qu'il s'en retrouvât à jamais exilé en ce monde, oublieux de sa noble origine !   

En vérité, poursuivit-il, cela était arrivé à bien des hommes et des femmes de son peuple - qui étaient alors devenus mauvais, et avaient cherché à asservir les mortels, au lieu de les ouvrir à des royaumes supérieurs. Ils pensaient pouvoir imposer à ce monde une transformation en étoile brillante : sous leur direction, pensaient-ils, cela se passerait mieux ! Un paradis pourrait être bâti sur Terre ! Mais ils ne se rendaient pas compte qu’eux-mêmes avaient pris un goût excessif pour celle-ci - et aussi, pour leur propre personne : ils voulaient s’assimiler à des dieux, recréer le monde ! Et voici ! ils étaient devenus les ennemis du genre humain - les ogres épouvantables de la tradition, mangeurs d’enfants, violeurs de filles. C’était eux, à vrai dire, qui avaient invité Fantômas en Corse, et lui avaient montré comment il devait agir pour s’imposer à l'Homme : il devait préparer leur venue, leur retour ; leur ouvrir la porte. Car pour le moment ils sont dans des prisons où des héros les mirent.  

Le Génie sourit, et jura qu’il ne tomberait jamais dans un tel travers, qu’il s’était lui-même voué au Christ, et avait abandonné son seigneur - qui sous la forme d'un monstre horrible commettait le mal - pour se mettre du côté des Anges. En aucun cas il n’entendait revenir en arrière !  

Cyrnos alors déclara qu’il en avait ouï parler, qu’il en était bien ainsi, et qu’il s’était sans doute exprimé légèrement : le Génie d'or avait une expérience suffisante de ces choses, n'avait point de lui, ni de ses conseils. Et il ajouta : « Mais ce n’est pas pour cela, pour discuter de cette question, que je vous ai fait venir. Sachez que le mortel que vous avez amené, si mal en point, est guéri. Gardes, faites-le entrer ! »

On ouvrit une porte, et le cyborg pénétra dans la salle, accompagné de Tilistal, médecin du roi.  

Ils eurent de la peine à le reconnaître : il avait été profondément modifié. Son armure luisait désormais d'un bel éclat d'argent, et des pierres précieuses y avaient comme germé, diffusant leur rayonnement chatoyant. À sa poitrine en particulier était visible un saphir en forme d'étoile qui brillait. A ses poignets, ses chevilles, son cou, des bandes d'or reflétaient la clarté du Soleil. Son visage était masqué par une visière bleue, mais en les apercevant il la releva, d'un mouvement de sa pensée seule ; et ils virent en lui un beau visage apaisé - avec des yeux calmes, qui luisaient d’un feu doux.  

Ce qu’il advint alors ne pourra néanmoins être dit que la semaine prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...