Bloggu litterariu corsu

u 24 di Farraghju 2015 - scrittu dà - lettu 169 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (37)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


La tentation du Génie d'or

La semaine dernière, nous avons laissé le Génie d’or alors que, prenant cette fois le temps d’observer la salle du trône où se tenait assis le roi Cyrnos, il en admirait les éblouissants détails.  

Si le trône de Cyrnos, taillé dans un jaspe unique et orné d’acanthes d’or, soutenait la majesté de ce roi antique, il semblait, aussi, concentrer en lui toute la salle. La lumière y descendait d’escarboucles serties dans des colonnes d’onyx ; des vitraux aux couleurs éclatantes teintaient la clarté du jour en la laissant passer – et projetaient dans l'air d’étranges images, ombres d’êtres divins. Car sur leur surface Cyrnos avait fait représenter des souvenirs de son pays natal, au sein du Ciel ; on y voyait même sa venue sur Terre, entouré des siens, en de grands vaisseaux luisants. Captain Corsica néanmoins n’y était pas visible - à moins qu'il ne fût cet enfant que tenait une femme de la plus pure beauté, sur la gauche, en haut !  

Soudain le Génie d’or sentit s'enfoncer dans son cœur la pointe de la jalousie : l’homme mortel qui vivait sous sa conscience s’était éveillé, laissant passer en lui ce souffle. Car Charles de Gaulle, percevant ces merveilles, brûlait de s’en emparer, et trouvait injuste qu’elles fussent réservées à des êtres qui lui apparaissaient comme démoniaques et qu'il pensait interdits de séjour sur Terre - propriété des hommes seuls. Il éprouva l’implacable désir de s’asseoir sur le trône de Cyrnos, songeant à ce qu'il pourrait y faire de grandiose et d'utile pour la France et le monde - et le Génie d’or par cette vision fut troublé. Cependant, il se concentra sur la Dame qui l’avait envoyé sur Terre, et cela apaisa son cœur - et par contrecoup celui de Charles de Gaulle. Car du haut du Ciel elle lui parut sourire – et lui envoyer des rayons bienveillants, dont s’exhalèrent des parfums.  

Une mince vapeur, vague et noire, s’échappa des membres de Solcum, tel un spectre - et Cyrnos la vit. Alors des rayons rouges sortirent de son œil - et aussitôt l’anéantirent : elle fut morcelée en une poussière qui brièvement flamboya, avant de disparaître. Seules par terre demeurèrent quelques cendres fines. Un gémissement étouffé se fit entendre, comme venant de très loin, puis le silence se fit. Si Cyrnos n'avait point agi, cette vapeur, sous la forme d'un hideux fantôme, se serait à coup sûr répandu dans son palais, semant sur son passage le mal, les mauvaises pensées, l'envie, la haine, et il s'en serait suivi de grands malheurs ! On n'est jamais complètement à l'abri des atteintes du Malin, même dans le palais de Cyrnos ! L'esprit qui avait dans le secret des siècles mû l'horible Fantômas était pire que lui, et bien plus puissant, quoique moins libre de ses mouvements : à lui souvent le roi de la Corse occulte avait eu affaire ! Il le connaissait bien. Dans sa jeunesse, il y a mille millénaires, il l'avait connu alors qu'il vivait toujours au Ciel : il n'en avait pas encore été chassé par ceux qu'on nomme les anges, les guerriers du Soleil ! Il était déjà alors orgueilleux et vicieux, mais ses connaissances étaient d'une étendue extraordinaire. Il en imposait à beaucoup. Mais Cyrnos était sur ses gardes, et ne laissait pas entrer ses suppôts dans son royaume. Il les chassait impitoyablement.  

Sous son heaume, comprenant ce qui s'était passé, le Génie d’or soupira ; mais Cyrnos sourit, et Captain Corsica l'imita, lui aussi saisissant le mystère auquel il venait d'assister. Le feu bleu qui luisait sur le visage masqué du Génie d’or, lorsqu’il vit le père et le fils sourire, s’accrut ; en lui ceux-ci distinguèrent la joie, le ceignant, le pénétrant comme une lumière. Son âme se dilata, ce fut comme s’il riait. Un poids avait été ôté de dessus sa poitrine !  

Alors Cyrnos parla, et de sa voix mâle, il annonça au Génie d’or qu’il le regardait comme son intime ami, désormais. Il avoua qu’il l’admirait d’avoir mêlé sa destinée à celle des mortels comme il l’avait fait - volontairement.  

Mais la suite de son discours ne pourra être livrée qu’une fois prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...