Bloggu litterariu corsu

u 17 di Farraghju 2015 - scrittu dà - lettu 144 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (36)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Dans la salle du trône

La semaine dernière, nous avons pu entendre le chant du Génie d’or, adressé à la dame qu’il aime et qui lui a confié la mission de protéger Paris et ses alliés, le monde - d’y promouvoir la justice, la liberté, l’amour. Ce fut pour nous un privilège.

Lorsque la voix du Génie se fut tue, Captain Corsica demeura coi. Longtemps le silence fut tenu : les deux héros gardaient les yeux baissés, songeant à leur destin, et à celui de l'autre.

Cela dura-t-il une minute, un jour, un an ? Le temps semblait avoir cessé de passer ; ils étaient comme parmi des étoiles qui ne bougeaient pas.

Soudain, un homme entra, messager du vieux Cyrnos : Captain Corsica le connaissait bien ! Il annonça que le mortel que les deux héros avaient amené dans le royaume pour y être soigné était guéri, et que l’heure était venue de venir le visiter, et d’échanger avec lui des paroles.

Ils se levèrent alors de la place où ils s’étaient tenus durant leur conversation et suivirent le messager jusqu’à la salle du trône. Là, les attendant, était assis Cyrnos ; et cette fois le Génie d’or eut tout le loisir de le scruter : car auparavant, il avait été pressé par ce qu’il avait eu à faire, et ne lui avait jeté qu’un rapide coup d’œil. Il put distinguer qu’il était semblable à un géant : plus grand qu’aucun mortel, il ressemblait davantage, sur son trône de jaspe, à une statue qu’à un être vivant. Dans sa paume ouverte devant lui, était une pierre jaune, topaze rayonnant dont une image vivante de femme s'élevait. Elle était belle, gracieuse - appartenait assurément à la race des fées. Par rapport à lui, elle semblait petite, mais elle avait en vérité la taille d'une femme normale. Ils paraissaient converser entre eux, mais aucun son ne sortait de la bouche du Roi ; seuls ses yeux s'animaient, comme s'ils transmettaient directement ses pensées. Ils jetaient de fines lueurs, et cela avait quelque chose d'effrayant.

Quand cependant il s’aperçut de la présence des deux héros, il ferma le poing, et l’image disparut. Il les regarda, et le Génie d’or vit que son visage lisse ne marquait aucune émotion, comme si on l’eût gravé dans le bronze ; seuls ses yeux brillaient, éclatants - et de ses cheveux, longs et bouclés, une lueur aussi s’exhalait, comme s'ils avaient été tissés à demi de lumière. Une améthyste, à son front, jetait également des feux. L'apparition était grandiose ; et le Génie d'or, Solcum, reconnut en lui, enfin, un homme de haute lignée, qui avait vu le jour parmi les astres.

Quand il osa le regarder dans les yeux, au-delà de leur éclat crut-il voir des lointains fabuleux - des terres grandioses parmi des nébuleuses. Il reconnut du reste celles qu’il avait traversées pour descendre sur Terre ! Des épis d’étoiles et d’aurores y oscillaient sous la brise cosmique. On n’eût su dire autrement ce qui miroitait dans leur profondeur !

Face à une telle puissance, le Génie d’or baissa le regard : elle lui rappelait celle de son vieux roi, le père de sa Dame, jadis parti au fond de l’Abîme, à l’époque où il pensait devoir accueillir le roi Saint Louis pour lutter contre Onicalc ; mais c’est une autre histoire. Elle ne fit pas revenir en lui seulement de bons souvenirs, hélas !

La nature de Cyrnos était bien comparable à celle du vieil Etön : ils appartenaient au même rang ! Peut-être s’étaient-ils connus, dans le Palais de la Lune !

Le Génie n’osa le demander. Il se mit à regarder la salle, qu’il n’avait pas non plus scrutée dans le détail, la première fois qu’il était venu.

Mais la suite de cette description ne pourra être donnée que la semaine prochaine.


              



Dà leghje dinù
1 2

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...