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u 27 di Ghjenaghju 2015 - scrittu dà - lettu 167 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (33)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


De nouvelles révélations de Captain Corsica

La semaine dernière, nous avons laissé nos deux héros, le Génie d’or et Captain Corsica, alors qu’ils conversaient et que le second venait de révéler au premier qu’il avait vécu plusieurs vies, avec toujours pour père le brave Cyrnos!  

À ce moment le Génie d’or demeura silencieux. Il comprit ce que voulait dire Captain Corsica : il avait été, dans une autre vie, le jeune homme tué à Ostriconi ! Cependant, pour la fée trouvée dans l'œuf de cristal, il avait encore un doute. Il demanda : « Mais cette femme, ô Captain Corsica - cette fée que le comte de Saint-Colomban délivra, qui est-elle? 

- Voyons, répliqua l’ange de l’île de Beauté : tu as bien dû le comprendre ; elle n'est autre que ma mère ! »  

Le Génie d’or s’attendait à cette réponse mais elle ne l’en toucha pas moins en profondeur. Il sentit son cœur se serrer, et il inclina la tête, sentant les larmes lui venir aux yeux. Son ami s'en aperçut ; il dit : « Ô Génie d’or, n'aie donc point ce chagrin ! Ne te fais pour moi nul souci. Je lui rends à présent visite, au moyen de mon vaisseau : car elle est au ciel, et une étoile – qu'en la langue des génies on nomme Tilínn -, indique sa demeure – ainsi que le fait une lampe, la nuit, que l'on voit par les fenêtres d'une maison. Là souvent je séjourne, habitant parmi mes cousins - et j’apprends la science divine. J’en reviens plus fort, plus sage, plus endurant ! Je n’ai nulle raison de me plaindre.

« J’aime du reste aussi mon père Cyrnos - et me trouve bien à sa cour, ainsi que parmi les mortels, à Bastia, ou dans d’autres lieux encore ! Quand je suis dans le palais brillant où vit ma mère, je regrette,souvent, ces lieux bas où les destins se jouent, où l’on sent que l’on a prise sur les choses, que l’on peut les modifier, que l’on peut agir pour y faire progresser la liberté, la justice, l’amour ! Car dans le Ciel, tu le sais, les choses sont pures, mais leur éclat éblouit. Dans la béatitude, le cœur peut s’affaiblir ! On n’a plus l’emprise qu’on avait sur la destinée lorsqu’on vivait sur Terre. Ici j’ai davantage le sentiment de servir à quelque chose...

« Sans doute, j’aime contempler le monde divin ; mais mon esprit se perd, dans sa lumière. J’aime aussi sentir en moi le feu qui, venant des profondeurs, me pousse à agir, et à changer le monde pour qu’il devienne meilleur ! Telle est la grâce que les dieux ont faite aux mortels, et je les en envie ; aussi suis-je heureux de partager en partie leur nature. Car il n’est pas de plus grand bonheur, dans l’univers, que de sentir qu’on fait le bien : alors on se dit qu’on est habité par la divinité, qu’on la recouvre, qu’on lui sert de vase - d'instrument -, et véritablement on se sent uni à elle. On devient créateur, soi-même : on forge un avenir ! Au Ciel ce n’est pas possible - en tout cas pour moi, qui suis d'une nature trop basse ; car il y est, naturellement, des êtres grandioses, qui peuvent aussi y créer : mais, face à eux, je me sens si petit !

« Quant à ma mère, elle a vécu son destin ; elle a payé sa faute par de longs siècles de souffrance. Mais à présent elle est la plus heureuse des femmes ! 

« Oui, je te le demande : ne pleure pas sur mon sort ; il y en eut de pires. Ne vit-on pas des dieux se sacrifier pour les hommes ? Je ne fais que suivre leur chemin, et sur ces pavés de lumière je suis loin de leur perfection, crois-moi ! D’ailleurs je sais que toi aussi tu as ton cœur dans le Ciel, et tes membres sur la Terre : tu connais, comme moi, le sentiment de l’exil - et tu sais, comme moi, le sentiment de fierté qu’il procure. »

Quant à ce que répondit le Génie d’or, cela devra attendre la semaine prochaine, cet épisode commençant à être long.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...