Bloggu litterariu corsu

u 13 di Ghjenaghju 2015 - scrittu dà - lettu 204 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (31)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le dragon des Agriates

La semaine dernière, nous avons continué de rapporter le récit effectué par Captain Corsica au Génie d’or, qui évoquait un mystérieux jeune homme ayant fait jaillir de l’eau de la montagne dans le village d’Ostriconi, jusque-là asséché, avant d’être assassiné par un pêcheur jaloux du succès qu’il rencontrait auprès des jeunes filles.  

Quelque temps après, un dragon fit son apparition. Un villageois le vit sortir de la mer dans une gerbe d’écume, puis voler dans le ciel. Il répandit sans tarder mille maux sur les Agriates - dévorant les troupeaux, et aussi des êtres humains, embrasain les champs de blé et de seigle par le feu qu’il jetait par la gueule, empoisonnant l’air par son haleine de soufre. Ceux qui échappaient à ses dents tombaient malades et mouraient ; une peste, depuis son antre, situé au bord de l’eau et qu’ombrageaient des pins, gagnait le pays. La terreur était partout. On fuyait ; la terre était laissée à l'abandon.  

Nombre de chevaliers, ou de braves chasseurs, s’efforcèrent de le tuer, mais ce fut en vain ; il les dévorait tous invariablement.  

Quoique tout le monde lui prédît une mort atroce, le comte de Saint-Colomban, dont le château se dressait sur les hauteurs de Rogliano, et qui était le gardien de la Balagne et du Cap Corse, se décida à la fin à agir lui-même. Tous ses chevaliers étaient morts, partis à l'assaut du monstre. Il revêtit son armure la plus solide, se munit de sa bonne épée Sinindaria, de son écu aux armes flamboyantes - d’azur à croix d’argent -, et monta sur son fier cheval blanc. Puis il s’en fut vers Ostriconi, afin de gagner le repaire du monstre. Sur le chemin, il s'arrêta à Nonza, où il passa la nuit en prières, demandant le secours de sainte Julie, de Notre-Dame et de Notre-Seigneur-Jésus-Christ.

Le matin, il s'en fut. Il traversa Saint-Florent, et se recommanda à saint Flor, dont l'armure dorée et ceinte de nombreuses perles lui apparut, luisante, dans les airs : du moins crut-il l'y voir. Puis il gagna le sentier qui longeait la mer.

Des nuages se mêlaient à l'azur ; son armure brillait d'un éclat étrange. Bientôt son cheval posa les pieds sur le sable fin, et les vagues vinrent lécher ses sabots, comme si elles cherchaient à les baiser ; sous leur pas rapide des gerbes écumantes jaillirent joyeusement, comme si elles voulaient saluer le Comte, l’encourageant à combattre avec vaillance.  

Lorsqu’il arriva devant le dragon, le monstre leva une paupière, et il lui dit ces mots moqueurs : quoi, il ne lui avait pas assez envoyé de chevaliers à déguster, il voulait lui-même servir de dessert au nouveau seigneur des lieux ! Eh bien, qu’il approche, et vive pleinement son destin : jamais avait-il fait œuvre plus utile qu’en se proposant à lui comme mets de choix ?  

Le Comte ne broncha pas. Il parut n'être nullement touché par ces sarcasmes. Il baissa le devant de son heaume, prit son épée, leva son bouclier, et se jeta sur le dragon. Or, celui-ci se dressa de toute sa hauteur, et projeta depuis sa gueule un feu dévastateur. Mais voici ! l’écu du Comte l’arrêta, et lui résista : car il avait été béni par l’évêque de Balagne, qui en ce temps-là disposait de grands pouvoirs ; une force magique était en lui ; un ange le protégeait - et le dragon s’en aperçut. Il siffla, et n’eut pas le temps d’éviter l’épée du Comte, qui entra dans son flanc gauche.  

La blessure était profonde, mais non mortelle.  

Mais ce qu’il advint alors ne pourra être dit que la prochaine fois.


              



Dà leghje dinù
1 2

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...