Bloggu litterariu corsu

u 23 di Dicembre 2014 - scrittu dà - lettu 280 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (28)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le mystérieux sanctuaire

Il y a deux semaines (avant l'intermède sur Cyrnos dieu de la terre de la semaine dernière), nous avions laissé nos deux héros, le Génie d’or et Captain Corsica, au moment où, dans le palais du roi Cyrnos, ils échangeaient divers propos sur les rapports qu’ils se devaient d’entretenir avec les mortels ordinaires. À la fin, on s'en souvient, le Génie d’or rappelait qu’il n’avait point, lui, été nourri au sein d’une femme - voulant dire qu’il était moins inséré dans la corporéité humaine que l’ange de l’île de Beauté ; car celui-ci avait été abandonné par sa mère, la dryade Pénéloppella, et une simple mortelle l'avait recueilli.

Captain Corsica, après ces mots de son ami, demeura un instant silencieux, puis l'invita à le suivre. Il l’emmena dans la salle où se trouvait la fontaine de Jouvence - dont nous avons parlé. Là, il lui montra une porte rouge, menant à un sanctuaire sacré, au sein duquel seules quelques personnes habilitées pouvaient entrer. Ils entrèrent, le génie de la Corse faisant à son ami cet insigne privilège.

À l’intérieur, un lutrin soutenait un livre écrit en lettres d’or qui brillaient dans la pénombre ; seule une lanterne, suspendue à une chaîne d’argent, jetait en ces lieux quelque clarté. Jamais elle ne s’éteignait. Derrière, était un rideau noir ; une statue se trouvait au-delà, que Captain Corsica ne voulut pas montrer: elle était réservée à d’augustes mystères. Elle représentait une haute divinité, à laquelle était lié Cyrnos, dont il était le sujet direct à l'époque où il vivait au Ciel : elle était son roi désormais elle était son dieu !

Son nom devait demeurer caché. Mais on la dit liée à l’astre solaire lui-même.  

Sur la gauche de cette niche où se trouvait la statue sainte, se dressait une nouvelle porte, qui était noire. Il fut annoncé au Génie d’or par le gardien secret de la Corse que seul le roi son père pouvait l’ouvrir ! Elle était interdite à tout autre que Cyrnos. Un pont, dit-on, y surplombait un gouffre ; si on l’empruntait, on rejoignait à la fin le pays divin dont le peuple immortel était originaire : la voie n’en était pas coupée. Mais elle était gardée : de l’autre côté, se tenait un guerrier puissant, à l’armure étincelante, et tenant une lourde épée, qui flamboyait, et un cor à son autre main : il était prêt, en soufflant dedans, à prévenir les dieux de toute intrusion ! Quant au pont, on le disait scintillant, pareil à une allée d’étoiles ; certains assuraient qu’il se confondait avec la Voie Lactée.

Or, c’est depuis ce pont, à vrai dire, que l’eau de la fontaine coulait : elle circulait dans un canal creusé en son centre. Elle poursuivait son chemin sous les dalles du sanctuaire avant de rejaillir - prête à être accueillie par les mains des immortels !

L’essence de sa vertu résidait dans cette origine mystique ; le joyau enchanté de Cyrnos, qui brillait sous l’eau, se contentait d’en raviver les forces, estompées par son passage par le seuil du monde mortel ; il ne la créait pas.

Or, un divin secret était répandu dans ce sanctuaire. Le livre le contenait. Il était écrit dans le style et le langage des dieux, et il fixait la destinée du peuple : tous les noms y étaient présents, et chacun y voyait dévoilées les énigmes de son existence. Le destin même de la Corse pouvait s’y lire ! Un ange, dit-on, en avait rempli les pages, empruntant le chemin mystérieux de la Voie Lactée quand nul ne pouvait le voir. Certains osaient même dire que la statue cachée s'animait et rédigeait ces mystères ; mais nul ne peut le savoir avec certitude. Seul Cyrnos, sans doute, connaissait le fin mot de l'affaire ; mais il n'en parlait pas, et jamais ne souffrait qu'on l'interrogeât sur ce point. Il est également possible que, inspiré par l'ange, ou sa divinité chérie, le roi de la Corse occulte écrivît lui-même ce texte sacré !

La suite de cette histoire ne pourra néanmoins être livrée que la semaine prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...