Bloggu litterariu corsu

u 9 di Dicembre 2014 - scrittu dà - lettu 140 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (26)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le destin de Captain Corsica

La semaine dernière, nous avons évoqué le secret de Cyrnos, l’élixir qui, contenant la force de l’étoile de Vénus, permettait de conserver ou d’acquérir une longue vie, mais créait une contrainte, puisqu’il fallait en prendre chaque jour ; Captain Corsica partageait ce secret, et il étonnait les hommes par sa longévité.

En exposant ces faits à son ami le Génie d’or, cependant, Captain Corsica se fit bientôt plus intime. D’abord il rit de ceux qui racontaient toute sorte de légendes sur son compte, parmi les mortels. De fait, avant de devenir Pierre Toccoli, il avait eu une autre identité, parmi eux : pour éviter qu'on vît qu’il ne vieillissait pas, il avait feint de mourir dans un accident de montagne, auparavant. Un corps semblable au sien avait été forgé par son père et ses nains, et laissé dans la neige.

Certains, malgré qu’il eût changé de visage, l’avaient reconnu, trouvant qu'il parlait et se tenait exactement comme celui qui était mort, et il s’était répandu diverses rumeurs, les uns disant qu'il était sa réincarnation, les autres qu'il était possédé par l'âme du défunt, les derniers qu'il avait mis en scène sa mort et qu'il était immortel, comme jadis le Comte de Saint-Germain ! On s'approchait plus ou moins de la vérité sans jamais la saisir.

Cela amusa le Génie d’or, qui connaissait bien, à cet égard, les limites des mortels. Lui-même, raconta-t-il, revenait périodiquement parmi eux, vivant pour ainsi dire des moments de long sommeil. Même alors il les influençait depuis les hauteurs de sa demeure cachée ; pour ainsi dire il rêvait et se mêlait à eux quand ils dormaient aussi. Mais il restait pour eux un esprit, il ne devenait jamais tout à fait la personne à laquelle il se liait particulièrement. On le percevait comme un fantôme ! Ou bien comme un lutin, un grillon, ainsi que l'avait déclaré leur poète André Breton !

« Un jour, fit le Génie d’or, alors qu'il passait près d'une statue emblématique de Paris, je lui ai dit : André Breton, passe ! Et pour beaucoup c’est resté un complet mystère. Mais je l’avais initié ; je lui avais révélé quelques-uns de mes secrets. 

- Un homme plein de valeur fut-il ! dit Captain Corsica ; j’en ai ouï parler. »

Alors le fils de Cyrnos se fit plus intime ; il fit part de sa peine de ne pouvoir se lier avec des mortels que souvent il aimait mais avec lesquels il devait forcément garder une distance. Il lui en donna quelques exemples que nous ne pourrons redire aujourd'hui, mais qui émurent le Génie d'or, et lui rappelèrent sa propre destinée, loin de sa belle qui cependant vivait au Ciel tandis que lui était exilé sur la Terre ; car bien sûr il y avait une différence entre eux, puisque Solcum, contrairement à l'ange de la Corse, n'avait point été nourri au sein d'une femme !

La suite de cette conversation ne pourra être livrée que la semaine prochaine cependant.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...