Bloggu litterariu corsu

u 26 di Nuvembre 2014 - scrittu dà - lettu 173 volte

Le Génie d'or et Captain Corsica (24)

Les aventures du Génie d'or, esprit de la liberté, gardien secret de Paris, en Corse, et sa rencontre avec Captain Corsica, ange de l'île de Beauté, par épisodes.


Le palais de Cyrnos

La semaine dernière, nous avons laissé nos deux héros, le Génie d’or et Captain Corsica, alors qu’ils entraient dans le palais de Cyrnos, pour lui demander de soigner un cyborg encore en vie.

Le Génie d’or n’eut guère le temps d’admirer les lieux, où pourtant mille merveilles se trouvaient : il fallait faire vite. Captain Corsica lui annonça de toute façon qu’il les lui ferait visiter dès qu’ils auraient accompli la tâche qu’ils s’étaient fixée.

L'homme-machine, se voyant dans cet espace étrange, se crut devenu fou : il pensa rêver. Tout tournait autour de lui ; il ne distinguait que des couleurs mêlées. Il se demanda même s’il n’était pas mort, entouré de démons horribles : le visage des deux héros lui apparut grimaçant et ricanant ; il en fut terrifié.

Tout au long de leur chemin, le Génie d’or put voir des hommes et des femmes jeunes, d’une grande beauté, pleins de grâce, qui les scrutaient ; ils ne marquaient nul étonnement de les voir, semblant tout savoir d’eux, être déjà au courant de ce qu’ils avaient fait et faisaient - bien qu’à aucun moment il n’eût vu Captain Corsica leur parler.

Or, pour le mortel, ces êtres étaient tels que des statues dont les yeux bougeaient et que ceignait une flamme ardente, telles les idoles d’un culte hideux. C'était, en vérité, l’effet du sortilège jeté sur lui par Fantômas ! Même dans ce lieu auguste, sa puissance demeurait. L’âme infectée du cyborg ne pouvait lui montrer autre chose ; entre lui et le réel se tenaient d’effroyables êtres !

Les trois hommes parvinrent auprès de Cyrnos, dont l’air farouche et majestueux s’éclaira dès qu’il eut entendu son fils lui expliquer la situation. Il appela aussitôt son fameux médecin Tilistal, né comme lui parmi les astres : il l’avait suivi lorsqu’il s’était installé sur Terre, étant son ami de toujours, son conseiller, le sage de sa cour ! Il lui commanda de l’emmener dans son hôpital secret, où seuls lui et ses serviteurs directs, des nains, pouvaient entrer : là se déroulaient de profonds mystères ; la vie et la mort étaient dans des fioles, que se passaient ces initiés.

Captain Corsica et le Génie d’or le regardèrent partir ; les yeux effrayés de l'homme furent rapidement adoucis et fermés par le noble docteur, après qu’il eut prononcé à voix basse des mots de réconfort et aspergé son visage de fines gouttelettes dorées en un geste étrange ; il s’endormit.

Ce qu’il advint de lui devra être révélé plus tard ; car pour l’heure, disons quelques mots du bon accueil que le Génie d’or reçut du père de son ami, et de l’émerveillement qui fut le sien en découvrant les beautés de son palais, véritable morceau d’astre placé sur Terre - sertissant son étoffe. Tel était l’art des Ogres, en ce temps-là !

Le génie doré de la Liberté, comme on l’appelle aussi, admira la manière dont ce château vivant avait clairement fait fleurir le marbre en faisant jaillir de ses profondeurs des pierres précieuses flamboyantes : car on le sait peu, mais le quartz est la fleur de la pierre. Le métal en est le fruit, dont le jus se répand - chargé de graines. Le secret en était bien connu de Cyrnos, qui avait animé le règne minéral de sa voix puissante, de ses charmes insignes, le gouvernant après l’avoir éveillé, et qui avait couvert ses murs de lames d'or, d’argent, et de joyaux luisants. Pour lui la pierre n’était une plante, dont il était le jardinier ! Le Génie d’or avait rarement vu maîtriser avec autant d’art ce mystère dit de l'essence de roche.

Quant aux autres merveilles du palais du roi caché de Corse, elles ne pourront être révélées qu’une fois prochaine.


              



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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...