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u 7 di Sittembre 2013 - scrittu dà - lettu 81 volte

Languide


Languide
Du temps, dites-vous, il en avait plus qu’il ne lui en fallait et chaque matin, le chapeau de paille sur la tête, son petit casse-croûte qu’il avait préparé la veille avant de se coucher, et qu’il avait rangé soigneusement dans sa besace, il sortait le matin la canne à pêche sur l’épaule, et son attirail de pêche en bandoulière, il rejoignait la côte où sa barque attendait.
Arrivé, il regardait la mer observait le flux des vagues, puis comme pressé il poussait son embarcation sur les eaux et timidement il montait déposer sa canne, sa besace et le reste au fond, prit les deux rames qui gisaient là et s’éloigna petit à petit du rivage.
Quand il jugea qu’il s’était bien éloigné il amorça sa ligne et la lança au loin et s’allongea reposant la tête sur la banquette et resta un moment indéfini goûtant tranquillement au bonheur de vivre là des instants languides, ayant l’impression de vivre abandonné à lui même, balloté dans sa coquille de bois pourris qui risquait à tout moment de sombrer.
Combien de temps resta-t-il, il était là savourant langoureusement le temps qui passait et qui lui apportait le calme et la sérénité de son esprit, loin du monde, seul sur cette immensité.
Il avait toujours aimé vivre ces moments dans la solitude du lieu, les oreilles bourdonnant du vent qui sifflait poussant la barque vers le large comme une coquille de noix.
Quand le soleil était monté si haut et qu’il sentit qu’Il était midi, il sortait de sa besace le pain, le fromage et la bouteille de café puis entamait un déjeuner qui durait une éternité, éprouvant un plaisir immense à manger par petites bouchées coupées avec son petit canif accompagnés d’une gorgée de café, jetant par dessus bord les miettes qui lui restaient sur la paume des mains.
Du temps… oui… il en avait et chaque fois qu’il venait là, il se sentait renaître, bercé par les clapotis des poissons qui sautaient hors de l’eau et qui le faisait revenir à la réalité du moment.
Des fois, quand la ligne était secouée par une prise il se hâtait de décrocher le poisson lui disait quelque mots et le rejetait à la mer, puis reprenait sa longue méditation.
Pour rien au monde il n’aurait voulu échanger ses moments, il était là comme le dernier des rescapés, le cœur plein de bonheur d’être seul avec les poissons pour voisins et le vent pour ami, dans cet univers où l’horizon se mêlait au ciel pour n’en faire qu’un. Il se sentait chez lui…
 
Tous droits réservés 4 Septembre 2013


              



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