Bloggu litterariu corsu

u 1mu di Maghju 2014 - scrittu dà - lettu 199 volte

Lampions et autres nouvelles


Tout au fond de la galaxie, les astres se sont détachés de leurs orbites comme pour aller faire la fête sous la voûte céleste.
Moment unique qui chatouille le regard, et sous cette lancinante lumière venue d’ailleurs pour donner à la vie nocturne la vision de la beauté qui se partage, les étoiles devenues vivantes esquissent des pas de danses parcourant l’univers, cherchant le repos au milieu des couleurs de l’arc en ciel.
A travers ce spectacle, les horizons se juxtaposent pour devenir les chemins sans frontières qui mènent aux joies sublimes qu’éprouvent les rêveurs qui cherchent l’insolite.
Prisse au lasso, des raies de lumières intermittentes se joignent pour faire le plaisir des amoureux de la nature, qui la main dans la main, enlacés corps contre corps, marchent en suivant les sentiers qui débouchent sur les vertes vallées, où naissent les fleurs, pour vivre et mourir le temps d’un sourire.
Pelotonnés pour se parer du froid de la nuit, les oiseaux observent avec attention la fuite du temps qui s’en va doucement pour donner naissance au jour qui vient.
La nuit est là, éclairée par les lampions venus du monde lointain, inconnu apportant dans le tumulte des vents qui gravitent tout autour, la douceur chantée par les grillons qui du fond de leurs cachettes jouent la sérénade.
Les cœurs heureux, enchantés, se laissent dorloter et peu à peu sombrent dans le sommeil.
Lampions et autres nouvelles

Nettoyage

Le corps en feu, les sentiments en flammes, les oreilles bourdonnantes, je sens mon cœur craquer sous les coups redoublés des mots qui tranchent comme des rasoirs lacérant la chair de mon pauvre corps usé, comme pour faire durer le supplice, me laissant dans le doute.
Devant ce grand charivari, ce fourbis sans nom, cet étalage de maux qui résistent et qui font couler le temps, je suis là, essayant d’imposer mon raisonnement pour faire de ma force l’ultime moyen de rester maître de la situation pour aller toujours de l’avant.
J’ai toujours fait place nette en nettoyant les idées qui m’ont animé.
Certaines, sauvages, persistent et restent malgré le dépoussiérage systématique de l’esprit qui par oubli, se laisse pousser vers la porte de sortie.
La raison devrait être au dessus de toutes les idées qui déferlent en avalanches sur les moments qui passent pour aller se fracasser sur le récif de la vie qui continue.
Faire de temps en temps le nettoyage de l’esprit, et trouver le chemin qui pourrait nous amener vers le but recherché…

Mechoui

Les pupilles dilatées, tous attendaient le méchoui dont la peau prenait peu à peu la couleur caramel pendant qu’il tournait, pour s’offrir au feu qui le rôtissait. Les convives, l’eau à la bouche le regard rivé sur la viande.
Les gouttes de graisses tombant sur le feu laissaient échapper le parfum de la viande grillée emplissant l’air, mettant les papilles en émoi.
Devant un tel spectacle, les cœurs battaient, attendant avec impatience le moment de faire bonne ripaille.
Lorsque le méchoui fut cuit à point, on le transporta avec précaution pour le déposer sur la table où déjà chacun avait pris place.
Le méchoui dans sa couleur caramel, bien cuit, fit le plaisir des gourmets et tout y passa à commencer par les épaules, ne laissant là que les os nettoyés par des dents expertes.
Repus, l’auditoire se mit à chanter, buvant sec à plein broc le vin qui coulait à flots, s’oubliant dans leur excès ivres de joie d’avoir fait le repas copieux tant attendu, au milieu des éclats de rire, se racontant des histoires, se laissant aller dans la joie qui fait le bonheur du moment.
Sur la table craquante et soupirante, il ne restait que les restes des os raclés nettoyés, grabuge de la tourmente des estomacs, ne laissant entendre que le bruit des mâchoires qui broyaient les chairs, avalant avec bonheur les bouchées de viandes grillées.
Dans cette grande bataille livrée, chacun se sentait devenir roi de la ribote.
Enfin fatigué de leur beuverie, contents d’avoir fait là un repas succulent, digne des rois, chacun se retira sous un arbre et s’endormit rêvant à une autre bringue.

Allées

Viens nous irons la main dans la main
Suivre l’allée que cachent les feuillages
Pour aller se perdre au fond de la vallée
Où les ormes dansent la farandole endiablée
 
Viens nous irons les cœurs enlacés
Suivre le sentier pour sentir le parfum
Qui s’exhale et qui monte dans le ciel éclairé
Pour se mélanger aux murmures du vent qui souffle
 
Viens suivons le destin qui nous trace
Le chemin pour nous faire une petite place
Et s’assoir sous le soleil des cœurs qui réclament
Les amours qui viennent de là-bas pour faire les étreintes
 
Viens allons suivre l’allée fleurie pour sentir le parfum
Et nous oublier sous les ormes qui effleurent nos visages
Faisant la fête aux cœurs sensibles qui se désagrègent
Pour vivre les beaux moments qui se partagent
 
Les pieds dans l’eau les peupliers font la révérence
Pliant le dos étincelants saluant notre venue
Par l’allée marchant sur le tapis vert er fleurie
Que la nature a tressé la nuit dans le silence
 
Viens suivons l’allée pour aller retrouver la sérénité
Et écouter nos cœurs battre l’un pour l’autre, enlacés
Pour vivre à plein temps les sentiments rencontrés
Sur l’allée de la vie qui vient de loin pour aller s’envoler


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...