Bloggu litterariu corsu

u 27 d'Aostu 2013 - scrittu dà - lettu 321 volte

La voyeuse


J’étais allée au Palazzu ce jour là. C’est un jour de novembre de l’année 1768 froid et humide, comme de coutume à Corti. Il y avait une fête. Comme si on pouvait faire la fête. Alors que tout semblait se perdre dans un désastre annoncé. Malgré tout, on espérait encore. Et le Général le premier, gardait cette espèce d’optimisme malgré un regard lucide sur son propre avenir.
Moi, je ne venais pas pour la fête. Je venais pour l’étalon… Celui offert par le Bey. Un arabe, de pure beauté. Faire saillir une de mes juments par ce concentré de vigueur sauvage me faisait presque défaillir. Le rejeton obtenu serait une consécration. Je venais juste le voir. Je ne savais pas pour la soirée. Le Général m’avait oubliée. Lorsque je m’étais présentée devant lui, il en fut tout gêné. Il me montra son étalon, me parlant volubilement de l’intérêt que nous portait Tunis. Moi, je ne cessais de penser que deux ou trois canons auraient plus judicieux. Mais je ne le lui dis.
 
Il m’avait demandé de rester et de participer à la réception. Qu’une jolie femme de plus ne pouvait départir son assemblée et que cela ferait tourner la tête à l’envoyé du Bey. J’accédais à ses désirs, ne lui demandant même pas pourquoi il ne m’avait pas écrit sur le sujet. De toute façon, il aurait éludé, trouvant n’importe quelle excuse pour échapper à l’atroce vérité : il m’avait oubliée.
 
Je n’avais pas grand chose à me mettre. Oh, la robe que j’avais emportée n’était pas si laide. Elle avait même quelque allure. J’avais espéré un repas en tête à tête et je voulais paraître à mon avantage. Mais rien à voir avec ce que j’avais pu contempler par la suite.
Alors que je finissais de me préparer chez des braves gens qui m’offraient l’hospitalité, je reçus un carton d’invitation. Un carton d’invitation ? Mais je rêvais ! Cette maison dans laquelle j’allais paraître aurait dû être mienne ! C’était moi qui aurai dû recevoir tous ces gens. Mais je ne vivais pas avec lui.
Et puis, alors que je jouais le rôle d’un jeune secrétaire appliqué, habillée en homme, j’y avais trainé mes guêtres durant quatre ans, j’avais dormi parfois sur un galetas de paille, parfois dans les écuries, parfois dans son lit. Et là, je recevais un carton d’invitation…
 
Ne pleure pas ma fille, ne pleure pas. Voilà ce que je m’étais dit. Je n’avais pas pleuré.
 
Puis j’étais arrivée. J’avais donné mon carton, j’étais entrée. Je fus un peu éblouie par les chandelles. Mes yeux se posèrent sur le Général. Il en imposait, comme toujours par sa prestance naturelle. De beaux habits, un jabot, des manchettes, un gilet orné de fil d’or, une large ceinture de soie rouge. Ce n’était pas habituel chez lui. Il restait simple. Mais il voulait faire un effort. Il était ici en tant que chef d’état. Il portait même une perruque poudrée ! Dans d’autres circonstances, je l’aurais gentiment raillé.
Il fit semblant de ne pas me voir… ou bien pire encore, il ne me vit pas. Je ravalais ma rancœur, cherchant un visage connu. Je pensais avec un serrement de cœur à Titto Buttafoco, mort quatre ans auparavant, à Baldassari disparu la même année, à Casabianca préférant soudainement les appâts de la France… Je serrais les dents. Des visages jeunes. Très jeunes même. Une femme passa devant moi. Elle papillonnait, brillait, virevoltait, s’exposait, elle imposait sa jeunesse et sa beauté. Elle attirait les regards, s’imposant avec légèreté et un rire perlé un peu surfait.
Sa robe me stupéfia. J’eus honte de ma mise. Les couleurs un peu tristes dont je m’affublais, décentes pour une veuve, me faisaient paraître comme une souris grise et sans attrait. Je me renfonçais dans un coin. Je n’avais pas envie de manger. Ni de boire. Juste de m’échapper et de retrouver ses bras. Je les voulais, ses bras. M’y réfugier encore. Y croire encore.
Des musiciens. Il y avait même des musiciens. Il ouvrit le bal avec la pétasse, qui semblait avoir atteint le summum du bonheur absolu. Moi je restais dans mon coin. Se souvenait-il de Carnaval ? Une fois j’étais apparu en femme et nous avions dansé ensemble. Ça avait été une semaine de folie. Nous avions fait l’amour dans une cabane au milieu des châtaigniers.
 
J’avais envie de pleurer. Ne pleure pas ma fille, ne pleure pas…
Je n’avais pas pleuré.
 
Un jeune homme s’approcha, fit un salut. Il se présenta. Un certain Carlu. Je ne fis pas attention à son nom de famille. Il voulait danser. Il me dit que sa femme était accaparée par le Général, et que cela lui permettait de s’adresser à l’autre plus jolie femme de l’assemblée. Je le regardais avec des yeux ronds. Moi ? Il devait avoir bu. Encore de la flagornerie. J’acceptais cependant. Je n’avais pas dansé depuis longtemps et les travaux qu’exigeaient une exploitation comme la mienne m’en laissaient peu le loisir. Et à part Carnaval et les quelques épousailles qui rythmaient nos vies, les occasions étaient rares. Je fus maladroite. Mais il ne sembla pas s’en offusquer. Il était élégant, bien qu’un peu petit à mon goût. Certes, je n’étais pas bien grande, mais j’étais habituée à la belle taille de notre Général. Cela me donnait l’impression de me perdre en lui.
Carlu m’avait précisée qu’il faisait des études à l’université, qu’il était du sud, d’Aiacciu. Il ne me lâcha pas de la soirée. Je le laissais faire, je me vengeais de l’affront qui m’était fait.
 
Son Excellence fit un discours aussi, parlant des rapports amicaux qui s’instauraient entre nos pays, des cadeaux magnifiques et insensés dont il avait été gratifié, alors qu’il n’avait fait que son devoir de Chef d’État et d’homme en protégeant ce navire échoué sur nos côtes. L’envoyé comprenait l’italien. Un homme distingué, habillé étrangement, avec cet exotisme qui charmait. Le Tunisien répondit sur le même ton fleuri, se félicitant de cet accueil charmant, de cette fête surprenante à laquelle il ne s’attendait guère, de cette assemblée élégante, et éduquée…
Lorsque que le Général se tourna vers la femme de Carlu, il dit qu’ils avaient de la chance, qu’une des plus jolies femmes de l’île étaient parmi eux et que cela donnait à cette assemblée un brillant qu’elle n’aurait pas eu si elle en avait été absente. Ce fut trop.
 
Je partis en courant et j’ouvris les vannes.
Pleure ma fille, pleure… que te reste-il ?
 
Je courais dans les couloirs, longeant les salles, j’allais au hasard. Je me souvenais de l’état du bâtiment quand il en avait pris possession. C’était l’ancien palais du gouverneur Génois, parti depuis longtemps. Tout était à l’abandon. Pas de vitres aux fenêtres, pas de meubles, pas de confort. Le froid y régnait. Nous étions si heureux alors ! Je courais encore. Et je me retrouvai devant son bureau. La porte était fermée. Je m’y écroulai.
Puis je me rappelai la petite pièce attenante. Existait-elle toujours où l’avait-il supprimée ? Elle avait une entrée séparée. Par miracle, la porte était ouverte… Je m’y réfugiai.
 
Une salle d’archive, c’était devenu une salle d’archives. J’avais travaillé dans cette pièce. J’avais recopié des quantités de circulaires ici. Même la Constitution, Je m’y étais collée des heures durant. C’était treize ans auparavant, presque jour pour jour…
Il faisait nuit. Mais la clarté de lune qui passait par la fenêtre me donna assez de lumière pour allumer le moignon de bougie qui s’y trouvait. La porte donnant sur le bureau était là, elle aussi. Mais on y avait appuyé un meuble à tiroirs contenant certainement des tas de papiers. Je l’ouvris, prise d’une sorte de curiosité malsaine, et je tombai sur un rapport datant de 1763. Les comptes tenus par Titto… Titto… Ou étais tu ? Mon ami, mon presque frère, si seulement tu avais été là… Pourquoi nous avais-tu abandonné ? Tu avais pris soin de moi, comme de ta petite sœur. Tu étais un des rares à lui tenir tête, voir à te mettre en colère. Le Général ne supportait cela que de toi, parce qu’il t’aimait aussi.
Je me souvenais encore de ce rapport, de cette écriture que je connaissais bien, du papier jauni et de l’odeur qui s’en dégageait.
Je pleurai longtemps… Un temps infini. Je n’avais pas pleuré ainsi depuis la mort de Titto.
 
Je poussai le meuble, dégageant à moitié la porte. Mais elle était fermée. Je me réfugiai dans le petit espace dégagé, coincée entre le mur et le meuble, recroquevillée contre la porte. Je m’y endormis, épuisée.
 
Je fus réveillée par des rires. La bougie s’était éteinte. Et la Lune avait disparue. Je collai mon oreille contre la porte. Une voix de femme et sa voix à lui, ils riaient. De la lumière passait sous l’interstice de la porte et par le trou de la serrure. J’y collai mon œil. Il était de dos, sa perruque retirée, ses cheveux roux bien reconnaissables et il l’embrassait. Elle, la pétasse. Je ne la voyais pas, mais je voyais sa robe que je reconnus. Robe qui se souleva, des jupons tombèrent, je le vis se baisser et fourrer sa tête entre ses cuisses. J’eus envie de hurler… Hurler comme une bête. Jamais je n’avais eu aussi mal. J’avais ma dague sur moi car je ne m’en sépare jamais. Je ne me rendis même pas compte que je l’avais extirpée de mes vêtements. Elle commença à gémir, alors que sa langue devait s’activer avec adresse. Je savais, je savais comment il s’y prenait. C’était irrésistible, mais c’était ma caresse. Personne n’avait le droit d’en profiter. Surtout pas elle.
Je lui plantai le poignard dans le cou.
Elle finit par crier. Je savais que son corps tremblait. Dans quelques secondes, elle demanderait grâce.
Je lui plantai mon poignard dans le ventre.
Elle demanda grâce. Il s’était redressé alors qu’elle s’écroulait à son tour, pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Je ne voyais que ses fesses à lui, ses belles fesses d’homme musclées, d’un l’homme qui passait de longues heures à cheval. Je savais ce qu’il se passait de l’autre côté. Elle le prenait dans sa bouche. Il poussa un râle. Il n’y avait que moi qui avais le droit de le faire crier ainsi.
Je lui plantai le poignard entre les seins. Ma main était poisseuse de sang.
 
Les halètements se firent de plus en plus saccadés. Si elle ne cessait pas, elle ne goûterait pas au plus délicieux.
 
Je les vis ensuite se baisser et disparaitre de mon champ de vision étroit. La pénétrait-il ? Je ne savais pas, seul ses cris et ses exclamations me le faisaient imaginer… Appuyée contre la porte, j’écoutais de toute mes forces, je voulais voir, je voulais savoir… Me faire mal, m’enfoncer ce poignard dans mon cœur. C’était de longs et profonds gémissements qui provenaient du fin fond de sa poitrine. Il devait aller et venir dans son ventre, assurément. Cela cessa. Je ne sus pourquoi. Ce fut lui qui poussa un grognement.
Je réalisai que mon corps me trahissait. Je sentais au fond de mon ventre cette sensation qui me prédisposait à me donner, à être caressée, à ouvrir mes cuisses, à libérer mon sexe. J’enrageais, mon propre corps me trahissait.
 
Mon imagination prit le relai. Je le voyais glisser son sexe entres ses deux seins lourds et souples ; J’avais toujours rêvé d’avoir une telle poitrine. Elle l’avait, la salope. Je voyais son appendice viril se faire caresser entre deux globes blancs, doux, chauds. Je voyais son bout délicat atterrir entre ses lèvres roses, sa petite langue titillant avec adresse l’extrémité de ce sexe dressé et dur, ce sexe que je connaissais si bien, je voyais ses yeux plissés de plaisir, je la voyais, la salope, lascive et offerte, je voyais ses mains puissantes sur ses seins, pinçant ses tétons ardents.
 
Ma main s’égara sur ma propre poitrine. Elle effectua ce geste que ma pensée me suggérait. Malgré l’épaisseur des étoffes, je sentis se durcir l’extrémité de mon sein. J’enrageais. Ma main se perdit sous mes jupes, caressa ma toison, se faufila entre deux lèvres qui criaient de désespoir. Mes doigts s’activèrent, sur ce petit bouton saillant, ce petit bouton, comme il aimait à l’appeler lui-même. Elle en avait un, la salope ? Sûrement, vu les cris qu’elle poussait alors qu’elle était encore debout. Et il avait su le trouver. J’imaginais encore sa langue se perdre dans les replis de sa douce intimité.
 
Un sirop épais s’échappait de moi-même, recouvrant la peau de mes doigts, cela glissait. Mes cuisses s’écartèrent, m’offrant plus de liberté encore, j’entrais ainsi dans la cavité découverte. C’était doux, c’était chaud, c’était horriblement vide.
L’odeur de mon corps m’envahit. Mon index accéléra, je haletais contre la porte.
 
Leurs cris avaient repris. Sans cesser de m’activer, je collai à nouveau mon œil contre le trou de la serrure. Je voyais son dos à lui, elle devait être penchée sur le bureau, la salope, offrant son minou par derrière. Il lui donnait de grands coups, le bureau grinçait et rouspétait. Il avait raison. C’était moi qui aurait dû être là…Ce grand bureau, ouvragé et aux pieds lourds. Un bureau qu’il s’était procuré après mon départ, je n’en avais jamais profité.
 
Vite, vite, vite, encore, cela me calmerait peut-être… Mais je savais qu’il n’en était rien. Je me tendis brutalement, atteignant ce paroxysme, enfonçant deux de mes doigts le plus profondément possible, sentant palpiter l’anneau qui les enserrait, comme pour les aspirer. Il n’y avait rien à aspirer.
 
Je les observais toujours alors que je gémissais doucement. Elle jouissait, elle criait, il me semblait qu’elle hurlait, la salope. Mais ce devait être mon esprit qui hurlait, tellement j’avais mal. Il resta en elle, éjaculant en elle. Elle geignit, elle geignit…
Avec moi, il se retirait alors que je voulais qu’il reste. Des fois, quand je pouvais, je le gardais prisonnier. Mais cela eut des conséquences. Alors, par la suite, il refusa catégoriquement. Il faut dire que j’avais failli en crever.
 
Il finit par se dégager. Elle murmurait des choses. Je tendis l’oreille… Des « je vous aime », « vous êtes si seul » « je suis si seule »… Il lui répondit de s’habiller, que son mari l’attendait. Qu’il ne fallait pas prendre de risque, qu’elle devait partir…
 
Qu’elle parte surtout, qu’elle parte, la salope.
 
J’entendis une porte claquer, des pas dans le couloir. Il allait la raccompagner par une porte dérobée, je la connaissais, par le sous-sol et les anciennes prisons, elle pourrait s’échapper. Il lui faudrait être discrète cependant. Se faufiler, se faire invisible. Je ricanais. A ce petit jeu, j’étais bien entraînée.
 
 
Moi je ne pouvais bouger. Je restais prostrée là. Et ma main me faisait atrocement mal. Pourquoi j’avais mal comme ça ? Je passais un doigt sur ma paume qui tressaillit. J’avais une coupure. Manifestement profonde. Je ramassais mon couteau que je cherchais à tâtons. Je m’étais entaillée la main dans ma fureur.
J’entendis de nouveau marcher, La porte se claquer, et des va-et-vient incessants. Je collai à nouveau mon œil. Mais la lumière était devenue chiche de l’autre côté aussi. Je calai mon oreille, essayant de comprendre ce qu’il pouvait faire. Ne murmurait-il pas mon nom là ? Puis plus rien.
 
Quand enfin je décidais de m’extirper de ma cachette, je ne pouvais à peine bouger mes membres étaient ankylosés et j’avais mal. Je devais être effrayante à voir.
Ce fut un drôle de hasard. Alors que tout semblait silencieux, le jour ne pointait pas encore tout à fait, il sortit de son bureau. Nous nous trouvâmes face à face. Je ne pus rien dire sauf un adieu, un adieu Pasquale, qui sonnait comme le glas de ma vie. Il essaya un attends… que je n’écoutai point, m’enfuyant à mon tour, avec une envie de hurler qui me montait à la gorge.
 
Je pris probablement le même chemin que la garce précédemment. Je me trouvai dehors dans cette lumière presque blafarde, où tout n’était qu’ombres mouvantes, Corti était peuplé de fantômes.
 
Je n’avais qu’une obsession, retrouver ma jument qui devait m’attendre sagement. Elle était là. Hennissant doucement.
Des gens m’avaient offert l’hospitalité et j’allais disparaître, les mettant dans l’inquiétude. Mais je m’en foutais totalement. Je voulais rentrer chez moi et ne voir personne. Je croisais des ombres de plus en plus consistantes. Je voulais faire vite, vite avant que le soleil cru n’envahisse mon esprit. Je ne voulais plus voir surtout ! Être Oreste. Oui. Que les Furies s’emparent de moi, que je perde la raison. Tout plutôt que cette lucidité implacable.
 
Les rênes me faisaient mal, ma main se fermait à peine, mais j’aimais cette douleur, elle était le contrepoint de cette souffrance que je ne pouvais définir et qui m’avait envahie. Je pouvais me focaliser dessus et ne penser à rien d’autre qu’à cette main ensanglantée. Je la nettoyai à une fontaine, et je la bandai avec un morceau d’étoffe arrachée à mon jupon.
 
J’arrivai chez moi après plusieurs heures de course folle, ma monture presque épuisée et je criai enfin, alors que mes yeux se posaient sur ma maison et mes terres. Mon fils m’attendait. Je ne pouvais sombrer. Pour lui, je devais vivre. Et lui, surtout, ne devait rien savoir.
 
Lorsque le jeune homme envoyé par le secrétaire du Général entra dans cette pièce habituellement poussiéreuse et sans surprise, il fut horrifié par les trainées sanglantes qu’il découvrit un peu partout, un rapport comptable éparpillé, les feuillets froissés, un moignon de bougie qui aurait pu mettre le feu. Il appela Le Père Guelfucci, qui se signa plusieurs fois et mit tout cela sur le compte d’un des chats chargés de faire la chasse aux souris mangeuses de papier, et d’un combat sanglant et féroce entre les deux combattants. Ils gardèrent le silence, préférant ne pas alerter le Général, bien trop préoccupé et craignant de l’angoisser un peu plus, par des signes qui frôlaient le mauvais présage.
 
La voyeuse

Stonde arrubbate

Eramu di nuvembre di u mille sette centu sessanta ottu. U tempu era frescu è cròsciu cum’è à u sòlitu in Corti. Ci era una festa à u Palazzu, quellu ghjornu. Una festa mentre chì a Nazione era à ghjorni d’affuvà si in un scumpientu previstu. Puru, si sperava sempre. U Generale, sopra tuttu, tenia sempre in ellu quella spèzia d’uttimìsimu à discàpitu di a chjarezza di a so visione per u ss’avvene.
Eiu, ùn eru micca venuta per a festa. Innò. Eru venuta per u stallone, rigalatu da u Bey, un àrabu propiu magnìficu. Fà saltà una di e mio ghjumente da stu tarcanu di prima trinca mi tagliava guasgi u fiatu. U figliolu ne seria veramente meravigliòsu.
Di fattu, venia solu per ellu, micca per a serata. S’era scurdatu di mè u Generale. Quand’ellu m’avia vista, s’era subitu frasturnatu. M’avia musciatu u stallone, parlendu mi cun volùbilità di l’intaressu di Tunis per noi. À contu meiu, mi paria chì une pochi di cannoni ci averianu ghjuvatu assai di più. Ma mi ne era statu muta.
M’avia dumandatu di firmà, di piglià parte à i festighjamenti. Una bella donna di più averia a so piazza in a so cuncolta. Inoltre, ellu mi spiegò, a mio presenza pudia incantà u riprisentente di u Bey. Accunsentìu senza mancu dumandà li perchè ùn m’avia micca scrittu nant’à stu puntu. In ogni modu, averia schivatu, fendu usu d’una qualunque scusa per fughje l’atroce verità : s’era scurdatu di mè.
 
Tandu chì appruntavu a mio vestura ind’è a brava ghjente chì m’alloghjava, ricevìu un cartellu d’invitu. Un cartellu d’invitu ? Parianu fole ! Quessa casa, in a quale aviu da spuntà, averia duvutu esse meia ! Era eiu chì averia duvutu accòglie. U cuniscia u Palazzu. Quattr’anni, ci avia durmitu, à quandu nant’à un suffettu di pàglia, à quandu in e stalle, à quandu in u so lettu. È eccu ch’o ricevia un cartellu d’invitu…
Ùn pienghji micca o figliulè, ùn pienghji micca. Eccu cio ch’o mi dicia.
Pientu ùn avia.
 
Sopra locu, m’abbacciaconu appena e candelle. A mio sisa si pose adossu à u Generale. Ne imponia, cume sempre, da a so andatura naturale. Belli panni, un lòbbiu, manicùcciuli, un curpettu fiuritu di filu d’oru, un cintulone di seta rossa. Un era tantu usuale per ellu, chì firmava assai ùmile. Ma custì, ci era un sforzu à fà. Era ellu u capu di u Statu. Purtava ancu una pilucca impulbarata. In un altru casu, l’averiu macagnatu appinuccia.
Quessa volta, fece nice d’ùn mi vede, o ancu peghju, ùn mi vidì. Ringhjuttìu u mio rancore, à a cerca d’una faccia cunisciuta. Pensavu, u core gònfiu, à Tittu Buttafoco, mortu quattr’anni capunanzu, à Baldassari, smaritu guasgi attempu, à Casabianca preferendu di colpu u dinaru francese. Stringhjia i denti. E faccie eranu ghjòvane, ancu puru à bastanza. Passò una femina davanti à mè. Saltillendu, lucichendu, girivultendu è palisendu si, imponia a so ghjuventù è a so bellezza. Appinzava ogni sguardu incù a so listrezza è una risa impirlata un pocu artificiale.
Mi stumacò u so vistitu. Mi vergugnaiu di a meia. I culori appena foschi da i quali m’invisticciavu, dicenti per una vèduva, mi facianu assumiglià à un tupichjulu grisgiu invisìbile. M’incalfaiu in un scornu. Di manghjà ùn avia nisun laziu. Ne mancu di beie. Solu di scappà, è di ritruvà i so braccii. I bramavu quelli braccii. Rifughjà mi ci torna. Crede ci torna.
Musicanti. Ci eranu ancu musicanti. Ellu cuminciò u ballu incù a sbancalata, chì paria ghjunta à u cùlmine di a felicità. Eiu, mi ne stava incatagnunata.
Mi venianu e làcrime. Ùn pienghji micca o figliulè, ùn pienghji micca.
Pientu ùn avia.
 
Un pullastrone s’avvicinò, mi salutò, si prisentò. Un certu Carlu. Ùn mi primuraiu di a so casata. Vulia ballà. Mi disse chì u Generale s’era impatrunitu di a so moglia, cosa chì li permettia d’andà à circà l’altra più bella donna di a cuncolta. U fighjulaiu l’ochji sburlati. Era di mè ch’ellu parlava ? Soca avia betu. Eranu vanti di sicuru. Èppuru, accittaiu. Ùn aviu più ballatu dipoi longu è incù tutti i fastìdii di a mio splutazione, ùn ne aviu tantu l’àsgiu. D’altronde, fora di Carnavale è qualche nozze, eranu poche l’uccasione. Fubbi sgalabata, ma ùn sembrò micca scumudà si ne. Era garbatu, ben ch’e appena chjucu per mè.
Carlu m’avia cuntatu ch’ellu studiava à l’università, è ch’ellu era pumuntincu, d’Aiacciu. Ùn mi cappiò di tutta a serata. U lasciava fà, cum’e per vindicà mi di l’uffesa.
 
A So Eccellenza fece un discorsu dinù, parlendu di e rilazione amichèvule chì s’instauravanu tra i nostri dui paesi, rigàli magnìfichi è disciartinati da i quali era statu gratificatu mentre ch’ùn avia fattu ch’e u so duvère di Capu di Statu è d’omu, prutegendu sta nave incagliate nant’à a nostra marina. Capiscia u talianu l’imbasciadore. Era un omu distintu, vestutu di manera strana, pienu d’un esutìsimu piacèvule. Rispose di a stessa manera fiurita, rallegrendu si di u ss’accoltu incantèvule, di sta festa singulare à a quale mancu ùn s’aspettava, è di st’assemblea attillata è educata.
Quandu si girò u Generale versu a mòglia di Carlu, disse chì eranu furtunati di pudè gode d’una di e più belle fèmine di l’isula, arrechendu à a cuncolta un lustrinu chì mai ùn averia avutu s’ell’ùn era stata custì. Ùn ne aviu intesu ch’e troppu. Schizzaiu.
Partìi currendu è cappiaiu e mio làcrime. Pienghji puru o figliulè, pienghji puru… cosa ti ferma di più ?
 
Currìu in i curridori, longu à e sale, caminavu per furtuna. Sbuccavanu i mio ricordi di a so presa di u bastimentu. Era l’anticu palazu di u guvernore genuvese, partutu dapoi assai. Tuttu era à caternu. Più vetri, più mubìglie è nisun cunfortu. Un ci era ch’e u fretu. Ma ci eramu cusì felici.
Curriu fin’à u so scagnu. Era chjosa a porta. Mi ci sfundaiu.
Pò, m’ammintaiu a pìccula stanza accantu. Soca esistia sempre. A so imbuccatura era distinta. Per furtuna strasurdinària, era aperta a porta. Mi ci imburgaiu.
Una sala d’archìviu, eccu cosa ne avianu fattu. Era di notte. Ma a luce di a luna per a finestra mi permettia ghjustu d’accende un mòcculu ch’ellu ci era. A porta di u scagnu era culà, ella dinù. Ma ci avianu appughjatu un mòbulu à scagnetti. Presa d’una curiosità malsana, l’apriu, è ci truvaiu una riferta di u mille sette centu sessanta trè. M’era firmatu u ricordu di quessa riferta, di sta manu ch’o cuniscia cusì bè, di u fògliu ingiallitu è di l’odore chì si ne muscava.
Pienghjìu assai. Un tempu senza fine.
Paraiu u mòbulu, spachjendu à mezu a porta. Ma era chjosa. M’incatagnaiu in u pìcculu spaziu sbriatu, ficcata tra u muru è u mòbulu, accrapulita. Mi ci addurmintaiu, stanca morta.
 
Fubbi svegliata da rise. S’era spentu u mòcculu. Era smarita a luna. Sciaccaiu l’arechja contr’à a porta. Ci era una voce feminìle, è pò a so voce à ellu. Ridianu. A luce passava sott’à l’incruchja è per u tavuncellu. Ci sciaccaiu l’ochju. U vidiu da daretu, a so pilucca cacciata, i so capelli rossi oramai ricunniscevuli, è a basgiava. À ella, u puzzone. Di sicuru, ùn a vidia, ma aviu ricunisciutu u so vistitu. Quellu vistu chì s’alzò mentre chì ne cadianu e gunnelle. Pò, u vidì ghjimbà si per ficcà u capu tra e so còscie. Vuliu mughjà cum’una bèstia. U dulore ùn era mai statu cusì forte.
Purtavu a mio daga quessa sera. Ùn m’eru mancu resu contu ch’o l’aviu stirpata da i mio panni. Principiava à gode mentre chì a so lingua avessi da dà di di rimenu cun listrezza. A sapia, a sapia cum’ellu operava. Era irrisistìbile, ma era a mio carezza. Nimu ùn avia u dirittu di prufittà ne. Ella, mai ch’ella sìa.
Li sciaccaiu una pugnalata in collu.
Per fine, chjirlò. Sapia quante trimava u so corpu. Qualche seconde di più, è averia da chere grazia.
Li sciaccaiu una pugnalata in ventre.
Ella cherse grazia. S’era indrizzatu mentre ch’ella si sfundava à tocca soia, per rende colpu per colpu. Ùn vedia più ch’e e so nàtiche, e so belle nàtiche d’omu musculosu, d’un omu chì spendia ore è ore à cavallu. Sapia cosa si passava di l’altru latu. U pigliava in bocca. Ellu ne raghjò. Ùn ci era ch’e eiu è solu eiu à avè u dirittu di fà lu mughjà cusì.
Li sciaccaiu una pugnulata tra i petti. A mio manu era impiciata di sangue.
 
Si fecenu sempre di più à salti i so spatànscii. S’ella ùn piantava micca, ùn puderia paspà u più vizzosu.
 
In sèguitu, i vidìi calà si è smarisce di u mio campu di l’ochju. A pinitrava ? Ùn pudiu sapè. Solu i so stridi è e so sclamazione a mi facianu pensà. Appughjata à a porta, ascoltavu à frumbulera. Vuliu vede, vuliu sapè, fà mi male, zirbà mi stu pugnale in u core. Eranu gèmiti longhi è prufondi chì venianu da u più prufondu di u so pettu. Soca facia u pass’è vena in u so ventre, di sicuru. Pò piantò. Ùn sappì micca perchè. Fù ellu chì lampò un bruntulamentu.
Mi tradia u mio corpu meiu. Risentiu in fondu di u mio ventre, quella sensazione chì mi chjamava à offre mi, à esse carezzata, à apre e mio còscie, à liberà u mio sessu. Mi ghjunghjia a ràbbia.
 
Dò u càmbiu a mio imaginazione. U vedia introduce u so chjichju tra i so dui petti pisìi è sgualtri. Aviu sempre sunniatu d’avè una pùppula tale. Ella, l’avia, a putana. Vedia u so fallu fà si carezzà tra dui globi bianchi, dolci, caldi. Vedia a so punta dilicata pone si tra e so labbre rosse, a so linguuccia tucchichjendu cun sgualtrezza a fine di stu sessu rittu è duru ch’o cuniscia cusì bè. Vedia i so ochji piigati di piacè, a vedia a sbancalata, lasciva è ufferta, e so mani pudente anant’à i so petti, pizzichendu i so capitìnghjuli ardenti.
 
S’ingannò a mio manu nant’à a mio puppùla meia. Ella eseguì sta mossa ch’e mi sugeria a mio pensata. A discàpitu di a spissezza di e stoffe, sentìi inturzà si u puntu stremu di u mio pettu. Mi ghjunghjia a ràbbia. Sì perdì a mio manu sott’à e mio ròtule, carezzò u mio murzu, s’infurficò tra duie labbre chì mughjavanu d’addisperu. S’affaccindonu i diti, nant’à stu picculu bòttulu spurghjente, cum’ellu dicia ellu cun piacè. Ne avia unu dinù a mullizza ? Di sicuru, incù l’ardore di i so mughji mentre ch’ell’era sempre arritta. È avia sappiutu truvà lu. Turnavu à imaginà a so lingua perde si in i ripieghi di a so dolce intimità.
Un suchju spessu sbarzava di mè stessa, ricoprendu mi a pelle di i diti. Sguillava. S’allargonu e mio còscie, rigalendu mi un palmu di libertà in più. Entria cusì in u ciottu scupertu. Era dolce, era caldu, era spavintusamente viotu.
L’odore di u mio corpu mi prese. U mio ìndice accilirò. Ansciulava contr’à a porta.
 
I so mughji avianu riprincipiatu. Senza piantà u mio rimenu, sciaccaiu di novu l’ochju contr’à u tavuncellu. Vedia u so spinu à ellu, soca era ghjimbata nant’à u tavulinu a putana, offrendu a so muzza per daretu. I so colpi eranu narbinchi, u tavulinu trizinava è mugugnava. Incù ghjustezza. Era eiu chì averia duvutu esse custì. Stu tavulinu maiò sculpitu cun i so pedi pisìi. Era dopu à a mio partenza ch’ellu l’avia fattu vene. Un ne avia mai prufittatu.
Prestu, prestu, prestu, torna ! Forse chì m’appacieria, ancu s’ùn ci credia micca. M’incruchjaiu d’un colpu, cataghjunghjendu u parussìsimu, ficchendu dui diti à u più prufondu, sentendu palpità l’anellu chì l’incinghjia, cum’e per surpà le. Ma ùn ci era nunda à surpà.
 
I fighjulava sempre mentre ch’o mi lagnava pianu pianu. Ella, godia, stridava. Mi paria ancu di sente la mughjà, quella sbancalata. Ma soca era a mio mente chì mughjava u mio dulore, mentre ch’ellu firmava in ella, zirlendu in ella, fendu la chinchinnà, fendu la chinchinnà.
Cun mè, sempre si ritirava, tandu chì vuliu ch’ellu stessi.
Per fine, si libarò. Ella li murmucinava cosuccie. Porsi l’arechja. « Vi tengu caru », « Site cusì solu », « Sò cusì sola »… Ellu li rispose di veste si prestu, chì l’aspettava u maritu. Ùn si pudia micca piglià rìsichi. Ella avia da parte.
Iè. Ch’ella partessi ! Ch’ella partessi, quella mullizza !
 
Sbattì una porta. Traspighjate in u curridoru. Avia da riaccumpagnà la passendu per una porta sicreta. A cuniscia. Passendu per u sottuterra è l’anziane càrcere, sì pudià scappà. Li cunveneria à esse discreta, puru. Infilzà si, fà si invisìbile. Riduchjavu. À quell’usu, eru asircita bè.
 
Eiu, ùn pudia move. Mi ne stavu prustrata custì. A manu atrucimente indulurita. Perchè un dulore tale ? Passaiu un ditu anant’à a mio palma chì ne trasaltò. Aviu una tagliatura. Una bella tagliatura. Riguaravu u mio cultellu ch’o circavu à l’appaspu. M’eru tagliata a manu saltendu in cimentu.
Sentìu marchjà di novu, sbatte a porta, pass’è vene incissanti. Sciaccaiu l’ochju di novu. U luce era duvintatu magru di l’altru latu dinù. Sciaccaiu l’arechja, pruvendu di capì cio ch’ellu facia. Mi sembrava di sentelu murmucinà u mio nime. Pò, u silenziu.
 
Quandu, per fine, decidìu di ritrasgì mi di a mio impiatta, pudìu ghjust’appena move i mio membri agrancati. Mi sentia pena. Soca eru spavintosa è vede.
Fù tandu una sorte strania. Mentre chì tuttu pari silenziosu, chì l’alba ùn avia finitu di spuntà, ellu escì di u so scagnu. Tandu, ci scupriimu capu à capu.
Ùn pobbe dì nunda, fora d’un addiu, d’un addiu o Pasquà, chì ribumbava cum’e u requiem di a mio vita. Ellu pruvò un aspetta… ch’ùn ascultaiu micca, fughjendu à tocca meia, sentendu vene mi in gola un mughju chì mai ùn sbucciò.
 
 
Pigliaiu probabìlmente u stessu camìnu ch’e a carugnàccia, prima ch’è mè. Caminavu fora, sott’à sta luce quasgi scralata duve tuttu ùn era più ch’e ombre muvente. Corti era empiitu di fantàsimi.
Una sola màcula : raghjunghje a mio ghjumente chì m’aspettava calmamente. Era chivi, frumitendu pianu pianu.
A ghjente m’avia offertu l’alloghju, è m’appruntavu à smarisce, lampendu li in l’affannu. Ma pocu m’impremia. Solu vuliu vultà in i mio lochi è ùn più vede à nimu. Cruciavu ombre sempre di più vive. Vuliu fà prestu, prestu prima chì u sole duru pigliessi pussessu di u mio spìritu. Ùn vuliu più vede, sopra tuttu. Esse Oreste. Iè ! Ch’è e Furie s’impatrunissinu di mè, ch’o perdissi u capu. Tuttu, invece di sta lucidità spietata.
 
Mi sentianu e clene, a mio manu ùn s’era ancu chjosa, ma mi piacia stu dulore, chì era u cuntrapesu di sta suffrenza senza nome chì m’avia fatta soia. Nant’à ella, mi pudia cuncintrà per ùn più pensà ch’e à sta manu in sangue, è à nunda d’altru. Piantendu mi à una funtanella, a nittaiu è l’ingutuppaiu incù un pezzu di stoffa strappata à a mio gunnella.
 
Ghjunta ind’è mè, dopu à parechje ore di corsa infebbrata nant’à a mio cavalcatura guasgi aghjacchita, mughjaiu infine, mentre chì i mio ochji cuntimplavanu a mio casa è e mio terre. M’aspettava u mio figliolu. Ùn pudiu sprufundà. Per ellu, aviu da campà. Senza mai svelà li nunda.
La voyeuse

[Adattazione libera fatta da Pedru-Felice Cuneo-Orlanducci].


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...