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u 27 di Marzu 2013 - scrittu dà - lettu 184 volte

La porte

Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir derrière, dans l'épaisse muraille, une porte. Une petite porte en bois massif, aux fortes ferrures. Elle était fermée à clé. Le grand père affirma qu'il n'avait jamais vu, ni entendu parler de cette porte.

Pierre y pensa longuement avant de s'endormir. Qu'y avait-il donc derrière cette porte ? Si on l'avait cachée derrière une armoire, c'est qu'elle abritait un secret ! Un trésor peut-être. Il décida d'aller voir de plus près le lendemain.


La porte

Quelque part en Corse en 1911



Pierre était un enfant curieux, et comme tout garçon de son âge rêvait d'aventures et de chasse au trésor. Aussi, quand son grand père bricolait dans la grande cave qui lui servait d'atelier, il avait plaisir à le rejoindre et à farfouiller parmi le bric-à-brac de vieux objets accumulés là depuis des siècles.



La maison datait de 1455, si l'on en croyait l'inscription sur l'énorme pierre qui surmontait le portail d'entrée. C'était une demeure imposante, une sorte de manoir, éloignée du village, construite au bord d'un précipice et entourée d'une sombre forêt d'arbres séculaires.



Se faufilant derrière un amoncellement de coffres, de caisses, de vieux outils, Pierre découvrit une armoire en châtaignier sculptée, comme on les faisait autrefois dans la montagne corse. Elle était pleine de vieux livres et de grimoires écrits en une langue qu'il ne comprenait pas. Son grand père lui expliqua que c'étaient des actes notariaux écrits en italien et remontant au moins au XVI° siècle. En effet, cette demeure avait appartenu à une lignée de notaires avant d'être achetée par les arrières-grands parents de Pierre.



L'armoire était belle et solide. Et le grand père décida de la vider de la restaurer et de la monter à l'étage. Pierre l'aida à la déplacer, et quelle ne fut pas leur surprise de découvrir derrière, dans l'épaisse muraille, une porte. Une petite porte en bois massif, aux fortes ferrures. Elle était fermée à clé. Le grand père affirma qu'il n'avait jamais vu, ni entendu parler de cette porte.



Pierre y pensa longuement avant de s'endormir. Qu'y avait-il donc derrière cette porte ? Si on l'avait cachée derrière une armoire, c'est qu'elle abritait un secret ! Un trésor peut-être. Il décida d'aller voir de plus près le lendemain.



Ce matin là, Pierre se leva donc beaucoup plus tôt que d'habitude et ne prit même pas la peine de déjeuner. Il s'arma d'un lampion et se dirigea courageusement vers la cave, car il ne voulait pas en parler à son grand père, de peur qu'il ne lui interdise d'ouvrir la porte. Il observa de près la grande serrure, chercha une clé qui pourrait l'ouvrir parmi un énorme trousseau rouillé qui était accroché au mur. En vain. Il commençait à désespérer, mais sa curiosité était plus forte que son impatience.



Son imagination lui suggéra de chercher la clé dans une cachette certainement aménagée dans le mur. Il inspecta donc le mur, pierre par pierre, systématiquement, à partir de la porte. Une grosse pierre carrée attira son attention. En l'examinant de plus près, il vit qu'elle n'était pas scellée comme les autres.



Il put la tirer assez facilement vers lui à l'aide d'un tige étroite et pointue. Et derrière la pierre, une clé ! Une grosse clé avec une grand anneau. Était-ce la bonne clé ? Il n'en douta pas un instant. Il l'introduisit dans la serrure, mais elle refusait de tourner. Il versa alors un peu d'huile dans le trou de serrure, prit une barre de fer et l'introduisit dans l'anneau, pour pouvoir faire plus de force. Il transpirait, mais persévéra. La clé tourna enfin.



Il eut du mal à faire tourner la porte sur ses gonds rouillés. Elle s'ouvrit enfin sur un escalier étroit qui descendait se perdre dans l'ombre. Cette obscurité l'impressionna. Mais encore une fois sa curiosité et son esprit aventureux le poussèrent à explorer ce lieu. Il alluma son lampion et s'engagea dans l'escalier....




***
 



Lorsque la mère de Pierre s'inquiéta de ne pas le voir dans la cuisine à l'heure habituelle du petit déjeuner, elle se précipita dans sa chambre. Personne. Toute la matinée, la famille inspecta la maison, pièce par pièce, meuble par meuble. Le grand père constata que la porte qu'ils avaient découverte la veille était encore fermée, et que donc Pierre ne pouvait être derrière.



L'après midi les gendarmes et des gens du village fouillèrent toute la forêt, mètre carré par mètre carré, inspectèrent minutieusement la falaise. Aucune trace du garçon. On ne le retrouva jamais.




***
 



Quelques années plus tard, à la mort du grand père, la famille quitta la maison devenue maudite aux yeux de tous. Personne ne voulut l'acheter. Elle finit par tomber en ruines.



Pendant longtemps, on raconta dans le village que par les nuits sans lune, dans la vieille demeure au bord du précipice, quand soufflaient les tempêtes d'hiver, on entendait les cris d'un enfant qui se mêlaient au mugissement du vent.



Et puis on oublia cette tragédie. Seul demeura un vague souvenir d'une maison hantée en ruines, dans une forêt, au bord d'un précipice.



 



Derrière la porte



 



Mai 2106...



Plus de deux siècles plus tard, la science commençait à s'intéresser sérieusement aux phénomènes étranges, inexpliqués, paranormaux. Elle disposait de techniques très avancées pour étudier la présence d'entités invisibles jusque là, et d'autres mondes à la fois proches et lointains, bien que pressentis par certains.



Jacques faisait partie d'une équipe de « chasseurs de fantômes ». C'est ainsi que les médias nommaient ces passionnés de mondes parallèles et d'au delà. Lorsqu'il trouva dans des archives l'existence de cette maison hantée, il s'y rendit avec son équipe et un imposant matériel sophistiqué. Nous étions en mai 2106.



Sous un amas de pierres, ils découvrirent une cave encore intacte. Et dans le mur de celle-ci, une porte, encore solide. Les appareils de mesure semblaient repérer un phénomène étrange derrière cette porte.

Ils l'ouvrirent sans trop de difficultés.




Après avoir descendu de nombreuses marches, les « chasseurs de fantômes » débouchèrent dans une grande pièce ronde et voûtée, et quelle ne fut pas leur surprise de voir dans les faisceaux de leurs projecteurs, un garçon d'une dizaine d'années. C'était Pierre. Il semblait à la fois heureux qu'on l'ait retrouvé et étonné par tout ce matériel et les projecteurs.



« Depuis ce matin que je suis là... », dit-il. « Je pensais que personne ne me retrouverait jamais. » Jacques, habitué à dénicher des fantômes, à les filmer, compris très vite que ce n'était nullement un spectre, mais un garçon en chair et en os.



La seule explication scientifiquement acceptable, était que Pierre s'était trouvé enfermé dans une sorte de bulle hors du temps, un sas entre deux mondes parallèles. Pour lui, deux siècles n'avaient duré que quelques heures. Il aurait une énorme surprise en remontant dans notre monde du XXII° siècle.



Après l'avoir psychologiquement préparé. Ils remontèrent....



Mais au lieu de se retrouver dans la cave de la maison en ruines, ils débouchèrent dans une grotte qui s'ouvrait sur une immense prairie naturelle au bord d'un précipice. La forêt avait disparu. Non loin de là, par delà le précipice, ils pouvaient apercevoir une village de huttes.

Ils avaient fait un bond dans un lointain passé.... à moins que ce ne soit dans le futur.



Carlu B.




              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...