Bloggu litterariu corsu

u 29 di Dicembre 2014 - scrittu dà - lettu 732 volte

La peau de l’olivier


De prime abord, c’est le titre du livre qui m’avait attiré. Quelle étrange accroche que celle-ci ! Le quatrième de couverture de ce roman, le premier de Jean-Michel Neri, paru aux Editions Sammarcelli, accrut d’autant plus mon intérêt. Je ne fus pas déçu.
L’histoire nous amène précisément à l’intérieur même de l’entendement d’un très vieil olivier corse "quelque part en Corse". Un narrateur peu banal qui nous conte sa vie depuis ses tous premiers souvenirs d’avant la greffe. Dans un style fluide, agréable, linéaire et bien construit, nous nous glissons, au sens propre, dans la peau de l’arbre, au gré de ses pérégrinations – singulier paradoxe pour un personnage immobile – de ses heures, de ses humeurs, de sa vie.
Sans jamais lasser le lecteur, notre olivier nous fait invite sur les moindres pages de sa vie avec intelligence et tendresse. Tour à tour acerbe ou émerveillé, parfois cynique mais sans jamais sombrer dans la méchanceté, l’insolite narrateur nous fait découvrir plus de mille années d’Histoire corse. Les périodes d’abondance comme celles de disette, les attentions humaines, les conflits, l’abandon aussi… Malgré la difficulté évidente du thème, le sujet est très bien traité, avec beaucoup d’ardeur et d’empathie.
Le moment phare du roman est sans aucun doute la renaissance de l’arbre, et ses retrouvailles avec l’homme, alors que lui-même avait cessé d’y croire. Moment terriblement émouvant que celui de sa rencontre avec Cosimu, un élagueur professionnel passionné qui se consacrer corps et âme au sauvetage de ce sage vénérable et lui rendre le respect dont il a été si longtemps privé. À partir de ce moment-là, le roman se mue en un chjam’è rispondi informel entre l’arbre et celui qui l’a sauvé. Hélas, le sort est parfois cruel et injuste…
 
Au-delà même de l’histoire, très bien menée – ce qui est d’autant plus à saluer qu’il s’agit là d’un premier ouvrage – le livre nous conduit sur les chemins de la réflexion de notre relation avec les arbres et l’olivier en particulier. Il s’agit là d’une thématique à laquelle je suis particulièrement sensible depuis toujours, et même si ma région, la Castagniccia, est bien davantage marquée par le châtaignier que par l’olivier, je ne peux qu’être touché par cette histoire d’un attachement viscéral à un arbre, à une essence, mais aussi, je le pense, à une terre, à la terre.
La réflexion s’entremêle subtilement à la fiction – mais est-ce bien une fiction ? N’y a-t-il pas là une très grande part autobiographique ? – pour nous inciter à une certaine humilité dans notre condition humaine.
 
Un roman dont on ne sort pas indemne.


              


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Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...