Bloggu litterariu corsu

u 18 di Farraghju 2013 - scrittu dà - lettu 478 volte

L'automne des eucalyptus, de Muryel Sarrazin


L'automne des eucalyptus, de Muryel Sarrazin
Que dire de L’automne des eucalyptus, premier – mais certainement pas dernier, du moins je l’espère – roman écrit par la plume leste de Muryel Sarrazin ?
Je ne sais par où commencer, et ne voudrais pas sombrer dans la banalité pour décrire un ouvrage qui est loin de l’être. Un ouvrage que je n’aurais probablement hélas jamais connu si je n’avais au préalable connu son auteure, rencontrée virtuellement par le biais d’une très chère amie commune. Difficile, impossible même, de demeurer objectif dans ces conditions. Mais l’objectivité est-elle seulement de ce monde ? Rien n’est moins sûr.
Quoiqu’il en soit, ce fut là une rencontre très enrichissante pour moi, qui me permit la découverte de tout un univers, une manière de penser, dont je ne soupçonnais même pas l’existence.
 
Le livre est difficile à trouver et les points de vente sont peu nombreux, surtout pour moi qui n’aime guère avoir recours à Internet pour mes achats, mais le contenu vaut largement les efforts que l’on peut se donner pour le trouver.
 
Lorsque l’on ouvre enfin le livre, la toute première chose qui nous frappe est la facilité de l’écriture. Presque instantanément, on se laisse emporter par la valse des paroles et des phrases comme un ballon se laisse porter par le vent, avec plaisir et doux abandon entre mains expertes dans l’art de manier les mots.
Cela est d’autant plus étonnant que, dans un premier temps au moins, on ne comprend pas très bien où ce récit – semblant alors osciller entre l’intimisme, une certaine forme de romantisme et une pointe, encore incertaine (à ce stade du roman, tout au moins) de fantastique – va aller. On suit les aventures et pérégrinations de sa touchante héroïne au prénom doux et changeant avec plaisir, quoique teinté de tristesse et de compassion lorsqu’il s’agit de ses malheurs. On pleure avec elle et on rit avec elle. Il y a aussi, des sentiments dans cette histoire, des sentiments forts, très forts, et je dois bien reconnaître en l’auteure un don véritable pour savoir parler des cœurs aux cœurs.
 
Véritablement, les émotions sont fortes et on peut réellement se surprendre à pleurer ou à rire en lisant ce roman qui semble par certains côtés s’apparenter à un roman initiatique, de façon totalement non préméditée. La valse des paroles choisies par l’auteure a quelque chose d’indiscutablement et d’incompréhensiblement poétique. On s’y laisse envouter avec plaisir. On tremble réellement lorsque survient le dramatique et la mort, et pourtant, derrière la mort, il y a la vie, sans cesse renouvelée, une source de vie qui nous semble sans limite et sans fin, et nous n’avons pas d’autre choix que de nous laisser nous emporter.
 
C’est un livre qui met mal à l’aise, parfois, car on passe, parfois sans transition de la joie intense à une détresse très profonde. Du bonheur à l’affliction. Mais c’est là le propre du trait de l’auteur et contribue à faire de ce livre quelque chose que l’on n’oublie pas et qui frappe l’âme dans son confort.
 
Il y a parfois des choses un peu étranges dans ce roman, mais il ne faut pas cependant oublier, jamais oublier, que c’est là tout le propre d’un roman, quand bien même fut-il inspiré d’une histoire vécue. Cela dit, ce roman étant plus que très largement inspiré d’une histoire vécue, il est très difficile de voir, de savoir, de percevoir où s’arrête la fiction, et où commence le témoignage. Sur ce point, je ne m’autorise pas à faire d’hypothèses.
 
Quoiqu’il en soit, L’automne des eucalyptus est un roman que j’ai aimé. Il s’agit d’un roman que l’on peut aimer, que certaines personnes peuvent ne pas aimer, mais qui en aucun cas ne peut laisser indifférent tant il est intense et touche le cœur. Sa lecture vous rentre dans l’être pour y laisser sa trace, une trace pleine de joies, de peines, et d’une mélancolie très… automnale.


              


Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...