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l'11 di Maghju 2013 - scrittu dà - lettu 228 volte

L'Obsession de Gilgamesh


L'Obsession de Gilgamesh
Racontez-nous, s’il vous plaît, comment cela s’est passé.

15ème jour  :
Survécu. Pleurez pas.
– Pleurer n’a jamais servi à rien. Racontez-nous, s’il vous plaît. Les jurés attendent.

62ème jour  :
Besoins primaires. Dormir. Manger. Dormir. Manger.
Organes. Poussent. Mal.
Pleurez pas.
– Prenez mon mouchoir.
– Merci.
– Bien. Rappelez-nous le nom de l’organe auquel vous apparteniez  ?

91ème jour  :
Ça pousse. Ça grandit. Ça disparaît aussi. Une queue. Des palmes. Partis.
– La Salamandre.
– Comme l’animal  ?
– Oui.
– D’accord. Et pourquoi aviez-vous adhéré à ce mouvement  ?

120ème jour  :
Agitez. Ça bouge.
Goûtez. Ça sent.
Ecoutez. Ça bat.
Ouvrez. Ça luit.
– J’ai vu la lumière.
– Vraiment  ? Expliquez-nous.
– Ce que je voyais était odieux. Alors je me suis tourné vers Dieu, je lui ai demandé conseil, et il m’a montré la lumière.
– Et cette… lumière  ! C’était la Salamandre  ?
– Oui.
– Que faisait la Salamandre, pour que vous y ayez vu la parole du Seigneur  ?

155ème jour  :
Il y a des choses nouvelles. Tout est plus clair. Tout est plus cohérent. Tout va mieux. Tout va bien.
– Nous voulions… Ils voulaient un monde meilleur.
– Meilleur comment  ?
– Meilleur  ! Enfin, vous savez bien  !
– Non, je ne sais pas. Expliquez-moi.

183ème jour  :
Ils sont là, présents, proches. Je les sens. Ils me sentent. Nous pouvons communiquer ensembles. Nous pouvons communiquer avec le monde extérieur. Mais lui ne peut le faire avec nous. Ils ne nous entendent pas. Ils ne nous comprennent pas. Pas encore.
– Ils vivaient en autarcie. Ils n’avaient pas besoin des autres, du monde extérieur.
– Et ça c’était bien  ?
– Ils produisaient leur nourriture, leur énergie. Les légumes, les fruits et la viande n’étaient pas contaminés aux pesticides ou aux hormones. Il y avait des éoliennes sur la propriété.
– Oui, ça m’a l’air d’être bien. Qu’avaient-ils fait d’autre  ?
– Ils avaient supprimé la télévision, la radio, et toute forme de communication comme le téléphone ou internet. Ils voulaient ne pas être influencés par un monde globalisé. Ils disaient que le temps de parole que l’on accordait à leur cerveau était sans cesse coupé. Alors cela leur permettait d’avoir une conscience indépendante, non formatée, non américanisée.
– L’altermondialisme  !
– Oui.
– Un monde meilleur.
– Oui.
– Mais vivre dans un monde meilleur nécessite que tout le monde y participe.
– Objection, votre honneur.
– Maître, contentez-vous de faire ressortir les faits et non d’extrapoler.
– Pardon, votre honneur. Donc, qu’avez-vous fait en rejoignant la Salamandre  ?

220ème jour  :
J’apprends. Tout le temps j’apprends. Il y a des réponses, partout. Il y a des réponses même sans questions. Il n’y a qu’une question sans réponse  : pourquoi suis-je vivant  ?
– J’ai réappris à vivre. J’ai mis de côté mon ancienne existence chimérique pour retrouver la réalité. Ce que nous apprend la Salamandre, lorsqu’on la rejoint, c’est oublier tous les faux préceptes que l’on nous a rentré dans le crâne depuis notre naissance. Elle nous enseigne l’humilité, mais aussi la force. Elle nous fait comprendre que l’enrichissement personnel conduit à la destruction, et que nous pouvons faire de grandes choses pour la sauvegarde de l’espèce et de la planète.
– Je reformule ma question, donc  : quelles grandes choses vous a-t-elle demandé de faire  ?

251ème jour  :
J’avais compris. Nous étions promis à de grandes choses. Nous avions un but. Nous devions les guérir. Mais ils ne le veulent pas.
Que pouvons-nous contre l’aveuglement  ? Que pouvons-nous contre la haine  ? Que pouvons-nous contre nous-même  ? Que peuvent-ils contre leurs faiblesses  ? A part les combattre  ?
Aujourd’hui devait être un commencement, et voici venir la fin.
Au début était le verbe.
A la fin est le mutisme.
Pendant, toute parole est vaine, car nul ne comprend l’autre. Ils sont sourds. Et nos appels sont vains. Ce faisant, ils nous tuent. De leurs peurs. De leurs espoirs. Ils nous tuent. Et nous n’y pouvons rien.


Pauline fut réveillée au milieu de la nuit. Elle avait cru entendre Timor aboyer. Elle se concentra quelques instants sur le plafond, cherchant dans le silence nocturne un indice qui lui permettrait de dire qu’elle n’avait pas rêvé.
Rien. Seules les rafales de vent battaient les carreaux.
Il devrait pleuvoir avant le matin, songea Pauline.
Elle n’avait plus envie de dormir. Ecouter était bien plus intéressant. Alors elle remonta légèrement dans son lit pour pouvoir mieux étaler ses jambes, et fit de même avec ses bras. Faire l’étoile de mer était un petit plaisir qu’on ne pouvait goûter qu’une fois bien reposé. Dans les vibrations de l’air et du sol elle pouvait sentir, outre le vent lui-même, les objets qui en subissaient les assauts  : les arbres du parc, la grille d’enceinte, les fenêtres, les gouttières, les véhicules garés dehors. En se concentrant un peu plus, elle voyait très bien l’herbe ployer, le tuf s’envoler, des graviers en équilibre instable crisser contre leurs voisins. La voix de Timor s’éleva.
Pauline s’assit sur son lit.
Ses yeux habitués à l’obscurité parcoururent le dortoir. Tout le monde dormait. Leur respiration régulière baignait la pièce d’un rythme de berceuse. Personne d’autre n’avait entendu. Peut-être était-ce encore le fruit de son imagination fertile  ?
Hulk aboya à son tour, aussitôt imité par Rouge et Faust. Timor, fier d’avoir réveillé la bande, s’appliquait maintenant à faire valoir ses droits de chef en faisant plus de bruit.
Pauline se mit debout sur son lit et regarda à travers la fenêtre. Des ombres glissaient sur le sol, en bas. Furtives, dansantes, menaçantes. Elle sauta du sommier, et secoua les dormeurs avant de se faufiler hors du dortoir.
Le bâtiment n’était pas tout à fait silencieux. Les appareils de maintenance, la climatisation, produisaient un son continu. Les contraintes mécaniques faisaient doucement bruire les murs et le toit. Mais ces sons habituels permettaient à Pauline de se diriger vers les nouveaux bruits provoqués par les intrus. Elle se dirigea vers le bout du couloir.
Georges était assis sur sa chaise, en train de lire une revue. En s’approchant de lui, Pauline vit se matérialiser dans l’esprit du gardien de nuit l’image d’une jeune femme entièrement dévêtue. Une confusion assez intéressante s’empara de lui lorsqu’il entendit la fillette. La jeune femme nue se fondit en une grand-mère à la peau flasque qui s’agita devant son nez, le doigt tendu, en criant des choses inintelligibles. Le visage de Pauline prit ensuite la place de la vieille, et une claque mentale résonna dans le cerveau de Georges. Il s’efforça alors de se concentrer sur le couloir et les éléments matériels qui l’entouraient, bannissant toute tentative de la fille du magazine de revenir s’imposer.
Pauline se planta devant lui, un sourire indéfinissable sur les lèvres. Il y avait quelque chose en elle, en ces gosses en général, qui le gênait profondément. Il ne voulait pas l’admettre, mais il en avait peur.
– Qu’est-ce qu’il y a, Paulette  ?
Pauline pencha légèrement la tête de côté. Georges faisait exprès de se tromper sur les prénoms. Il faisait exprès, mais il ne s’en rendait pas compte. Son subconscient était bien plus fort que lui. Elle avait cessé depuis longtemps de lui rappeler qu’elle s’appelait Pauline.
– Il y a des gens qui sont entrés. Ils ont réveillé Timor.
– L’alarme n’a pas sonné.
– Ils sont là. En bas, dans le sous-sol.
– Comment tu saurais ça, toi  ? Tu travailles pour la sécurité, ici  ? Tu fais tes rondes  ?
Pauline ne faisait plus attention aux accès d’animosité de Georges à son égard. Son avantage était de le comprendre. Alors que le gardien de nuit était aveuglé par les œillères du conditionnement.
– Je les ai vus et entendus, répondit-elle. Les chiens aussi.
– Il y a trois gardiens à l’entrée de la propriété. Si les chiens avaient aboyé, ils auraient déclenché l’alarme.
– Ils n’en ont pas eu le temps. Ils sont assommés et bâillonnés. Et les deux qui surveillent la porte du bâtiment principal sont endormis par des gaz. Ceux qui faisaient leur ronde sont tenus en joue à l’extérieur. Il n’y a plus que vous Georges. Vous et moi.
Elle entendait le chamboulement de pensées qui accaparait l’esprit de l’homme. Il la croyait. Dès qu’elle lui avait dit que des intrus étaient là, il l’avait crue. Mais il ne supportait pas qu’elle, Aline – Pauline  ! – sache autant de chose alors qu’il était payé pour les savoir avant, et prendre les décisions en conséquence.
– Bon, fit-il, ramassant sa bedaine au-dessus de son pantalon.
Il se leva et regarda la gamine.
– Et bien puisque tu es là pour m’aider, dis-moi où ils sont.
– Au sous-sol, je vous ai dit.
– Et tu les entends de là  ?
– Oui.
Georges secoua la tête de dépit et se mit en branle vers l’ascenseur.
– Pas par là, le prévint Pauline.
A l’instant où elle dit cela, le voyant de charge s’alluma, indiquant que quelqu’un venait d’entrer dans l’appareil et lui demandait de monter à l’étage.
– Ils ne savent pas qu’il y a un gardien ici, donc ils prennent au plus facile. On devrait passer par les escaliers.
– Euh… fit Georges. O.K., allons-y  !
Il se précipita soudainement vers la cage d’escalier, la fillette sur ses talons. Son esprit s’ouvrait à elle, prenant ses paroles pour argent comptant. Ils s’engagèrent dans les premières marches au moment même où l’ascenseur s’ouvrit. Des bruits de pas résonnèrent pour s’éloigner vers les dortoirs. Elle ne s’inquiétait pas pour ses compagnons de chambrée, qui s’étaient éclipsés en douce tandis qu’elle parlait avec Georges. Les intrus arrivèrent dans une chambrée vide avec leurs mauvaises pensées. Pauline perdait progressivement le contact avec eux à mesure qu’elle descendait dans les étages.
Georges avançait devant elle l’arme au poing. Ils parvinrent sans encombre jusqu’à l’entrée du sous-sol, fermé par une porte blindée. Celle-ci était gardée par quelqu’un muni d’un fusil mitrailleur, d’une combinaison noire et d’une cagoule. Il les vit trop tard. Malgré son embonpoint et sa bonhomie, Georges n’en était pas moins vif, et surtout il n’hésitait pas. Il avait déjà tué. Et c’est ce qu’il fit là encore. Une balle dans la poitrine, propre. L’homme n’avait pas de gilet pare-balles. Il s’effondra en râlant, et Georges s’approcha rapidement pour éloigner le AK-47.
Assuré que l’intrus était hors d’état de nuire, Georges sortit un imposant trousseau de clés, en choisi une, et ouvrit la porte blindée avec.
Jusque là, Pauline n’avait qu’une idée assez imparfaite de ce qu’il se passait. Les assaillants étaient pétris de mauvaises intentions, tout en étant persuadés que ce qu’ils faisaient était bien. Ils étaient venus ici pour rétablir un ordre naturel, pour mettre fin à des agissements qu’ils trouvaient immondes. Et Pauline les comprenait. Mais elle était loin d’avoir tout saisi, tout imaginé. Et le blindage de la porte l’empêchait de savoir ce qu’il se passait de l’autre côté.
Le sous-sol était constitué de plusieurs pièces communicantes. La première contenait des moniteurs électroniques et des ordinateurs. Enfoncés. La deuxième sur la droite, abritait du matériel médical. Fracassé. Dans le prolongement de la première pièce, une grande salle basse de plafond, plongée dans une profonde lumière rouge, et dans laquelle trônaient des masses cylindriques d’environ un mètre cinquante de hauteur. Les intrus étaient dans cette dernière pièce et brisaient les cylindres avec la crosse de leurs fusils, libérant du liquide poisseux et des petits corps en fin de vie.
Ce faisant, ils nous tuent.
– Non  ! hurla Pauline.
De leurs peurs.
– Arrêtez  ! Ils n’y sont pour rien  !
Les assaillants semblèrent seulement maintenant se rendre compte de la présence de la fillette et du gardien. Georges poussa la fillette de côté, rageant qu’elle les ait laissés se faire surprendre. Il visait à travers la vitre au moment où Pauline s’était mise à crier. Il avait sursauté, et ce cours laps de temps lui avait fait perdre son avantage. Il allait tout de même tirer, malgré le surnombre en face de lui, lorsqu’il sentit un canon froid sur sa nuque.
– Pose ton arme.
De leurs espoirs.
– Pose ton arme  !
– D’accord, d’accord  ! fit Georges. Il s’accroupit et posa son glock sur le sol, que la femme derrière lui repoussa d’un geste du pied. Puis elle assomma le gardien d’un violent coup sur le crâne. Georges s’effondra, inconscient. Elle ligotait ses poignets lorsque ses compagnons firent irruption. L’un d’eux avait une caméra et filmait toute la scène depuis le début. Après s’être attardé sur le gardien, il braqua l’objectif sur la fillette. Elle s’était relevée et courait vers l’autre pièce, vers les cylindres.
Elle regarda le désastre de ses yeux embués, l’esprit assaillit des cris silencieux des fœtus.
Ils nous tuent.
– Castor  ! s’égosilla-t-elle. Pauline  !
Elle s’agenouilla près d’un cylindre explosé et ramassa dans ses petits bras le bébé qui gisait là. Il était tout flasque. Il agonisait en silence, parfaitement conscient de ce qu’il s’était passé. Et Pauline le berça, physiquement et mentalement.
– Pleure pas, Castor. Pleure pas  !
Elle-même sanglotait à chaudes larmes.
Ils nous tuent.
– Je sais Castor. Mais… (un hoquet la secoua). Mais ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils sont aveugles et sourds. Ils ont peur.
Et nous n’y pouvons rien.
– Non, Castor. Nous n’y pouvons rien.
– Ce sont tes frères et sœurs  ? demanda la femme qui avait assommé Georges.
Elle était venue s’accroupir près de Pauline, et le cameraman se penchait au-dessus, insérant dans un plan serré le visage encagoulé de sa compagne de lutte, et celui de la fillette.
– Oui.
– Et tu vis ici  ?
– Oui.
– Quel âge as-tu  ?
– Deux ans et demi.
La femme leva la tête et plongea son regard dans l’objectif de la caméra.
– Voilà ce qu’ils ont fait, dit-elle.
Elle inspira profondément.
– Voilà ce qu’ils font, et ce qu’ils feront. Regardez cette… cette… Regardez son visage. Regardez ce monstre. (Elle se tourna vers la fillette  : ) Tu te rends comptes que tu es un monstre  ?
– Qu’est-ce qui définit un monstre  ? rétorqua Pauline. Ce qui n’est pas humain  ? Ou l’humain qui perd son humanité  ?
Derrière sa cagoule, la femme esquissa une grimace de dégoût. Entendre des inepties pareilles dans cette bouche accentuait la nausée qui l’avait prise dès qu’elle était entrée dans cette pièce pleine de cybrides. Deux ans et demi, et voilà qu’elle voulait raisonner comme une adulte.
– Finis-en, Charlène, dit le cameraman. Ce n’est pas une petite fille.
La femme détaillait la fillette. Son visage, son crâne, ses membres, son thorax. Rien n’était comme il devait être. Elle versa une larme et saisi son arme de poing.
– Tu es une erreur de la nature.
Pauline regardait la femme, s’attardant sur l’autocollant qui était apposé sur sa poitrine. Il disait  : «  faucheurs volontaires  ».
– Je n’y peux rien, répondit Pauline.


– Qu’étaient ces clones  ?
– Des cybrides. La fondation Gilgamesh les avait créés soi-disant pour trouver un remède à la maladie d’Alzheimer ou à celle de Parkinson. Ils devaient supprimer les embryons au bout de quatorze jours, mais on sait bien que les chercheurs n’ont aucune morale.
– Combien avez-vous donc… fauché d’enfants, cette nuit-là  ?
– Ils n’étaient pas des enfants. C’étaient des chimères. Des cerveaux humains avec des corps déformés par le cytoplasme animal de leur œuf. Ils étaient mêlés à des vaches, des porcs, des lapins, que sais-je  ! C’étaient des bêtes. Des monstres. Vous auriez vu leur visage…  !
– Contentez-vous de répondre à la question, Charlène.
– Juste un.
– Je reformule  : combien la Salamandre a-t-elle tué d’enfants cette nuit-là  ?
– Sept cybrides déjà nés, et douze fœtus.
– Qu’avez-vous fait des gardiens  ?
– Nous les avons assommés ou endormis.
– Pourquoi  ?
– Je ne comprends pas la question.
– Pourquoi n’avez-vous pas tué les gardiens  ?
– On avait dit  : pas de victimes.
– Et les chiens  ?
– Quoi  ?
– Pourquoi n’avez-vous pas tué les chiens  ?
– Mais… c’étaient des chiens  ! Ils étaient innocents  !
– Je n’ai plus de questions, votre honneur.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...