Bloggu litterariu corsu

u 22 di Sittembre 2013 - scrittu dà - lettu 78 volte

Justice


Justice
Elle marchait dans la fraicheur de la nuit, les pieds nus, les vêtements en haillons, tremblant sous le froid qui lui glaçait les orteils ; elle continuait d’avancer les larmes aux yeux, étouffant les sanglots qui lui montaient à la gorge. Elle sentait en elle monter la colère, vociférant contre le sort qui s’acharnait contre elle, se demandant s’il y avait une justice en ce monde. La vie lui semblait brumeuse, et dans le silence de la nuit, elle marchait l’âme perdue, parcourant les artères de la ville, cette ville qu’elle exécrait.
Elle n’aimait pas cette ville, elle ne l’avait jamais aimée et pourtant elle y vivait. Cette ville où elle avait vécu tant de bonheur, son cher époux à ses cotés, et son enfant qu’elle avait perdu à une année d’intervalle l’un par accident, l’autre en bas âge emporté par une variole mal soignée.

Où allait-elle dans cette nuit profonde et sans étoiles ? Elle ne le savait pas, elle marchait, le cœur battant, l’esprit plein du souvenirs des siens qu’elle avait perdus, oubliant le lieux où elle était comme si elle avait perdu la tête, parlant à elle-même en levant les bras au ciel, se disant tout bas qu’il n’y avait pas de justice en ce monde.
Pauvre femme ! la vie ne l’avait pas gâtée. Cruel destin que le sien et la tête bourdonnante, elle avançait toujours l’âme en peine, le cœur déchiré.
Dans son émoi, la mine triste angoissée, elle arpentait solitaire loin du monde affrontant le froid et les souvenirs qui lui montaient à la tête et la jetait dans la contemplation.

Les heures s’écoulaient, et quand fatiguée d’avoir trop pleuré elle revenait chez elle titubant presque, elle s’asseyait sous le perron de sa maison et s’enfonçait dans une méditation profonde, si profonde qu’elle finissait par s’endormir le cœur gros rêvant à ces jour écoulés auprès des siens, partis l’un à près l’autre un jour comme un souffle de vent.

A son réveil, toute transie, engourdie par le froid, elle se leva entra, s’affala sur le divan et s’endormit à poing fermés, rêvant de la Justice divine qui avait rappelé son enfant et son cher époux qu’elle retrouverait sûrement demain dans l’au-delà.

Tous droits réservés 17 Septembre 2013


              



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