Bloggu litterariu corsu

u 18 d'Aostu 2013 - scrittu dà - lettu 176 volte

Jésus, le retour


Jésus, le retour
Montagneuse et verdoyante, baignée par le Jourdain et bordée par le lac de Tibériade, il est 5 heures, la Galilée s’éveille ; sa population est faite de pécheurs, d’éleveurs de troupeaux, de vignerons et autres cultivateurs d’oliviers, de fruits, de céréales… Quelques temps avant lui-même, J.C. jongle avec des poissons, Il regarde le ciel, le halo lumineux s’étiole.
Il est bienveillant avec toutes choses, Il caresse les pierres.
Le reste, connu de tous, est à clouer le bec.
 
De nos jours…
Bien sûr, seule l’application des préceptes du Christ pourrait encore sauver l’humanité…
Il est divin et humain, sublime et humble.
Ceux qui soi-disant L’admirent le plus Lui ressemblent le moins.
Alors quand Il revient, Il numérote ses abattis.
 
Le brouillard des hommes a toujours été radioactif, Jésus est en Wifi avec l’infini. Dans son jean récupéré au secours populaire Il déambule en ville.
Tout ce qu’Il n’a jamais voulu est sous ses yeux ; communautarisme, un peuple miséreux et frustré, des élites grasses et dépravées.
Une prostituée poissonnière L’aborde :
 - Elle est fraîche ma raie monsieur ! Et ma moule, vous voulez goûter ma moule ? Monsieur dans mes filets j’attrape ce qu’il y a de meilleur !
 - Femme ! Quelqu’un t’a-t-il condamnée ?
 - Oh fan ! Non.
 - Moi non plus Je ne te condamne pas ! Va, et ne pèche plus !
 - Oh figure d’angoisse et je vais vendre quoi ? Allez vaï, casse-toi pov’con !
 
Jésus se dit qu’ils sont tombés bien bas, Il traverse dans les clous et se retrouve devant une grande boulangerie.
Évidemment quand Il voit ces faciès, surtout ceux qui parlent en Son nom, Il a envie de distribuer des pains, dans les gueules.
« Elles sont belles mes miches ! »
Jésus ne dit plus rien, Il ne veut pas être encore roulé dans la farine, juste manger sa religieuse.
Alors même s’Il ne fait rien, des gens le suivent partout, dans les rues et les avenues.
Il suscite engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses.
 
On ne crucifie plus artisanalement mais rien n’a changé sous les cocotiers. Il fait des miracles, des gens commencent à apprécier ce qu’ils ont et ne sont plus frustrés par ce qu’ils n’ont pas. Dangereux pour le business.
Un publiciste perfide, ratatiné et halé portant Rolex, veut Le récupérer.
« Vade Retro Judas, vous noyez les hommes dans un mercantilisme impur ! En vérité Je te le dis, figue sèche, il sera plus facile à Loana de passer par le trou d’une aiguille qu’à toi d’entrer au royaume de Dieu ! »
La figue sèche s’empresse de porter plainte.
 
Une entrevue est envisagée entre Jésus (qui se fait appeler Messi Garrett) et les élites, c’est le peuple en dernier recours qui tranchera (selon le désir des élites).
Un jour qu’Il mange aux restos du cœur, la figue sèche prévient TF1 et Endemol France. Ils viennent cueillir Le pauvre Jésus qui n’a même pas terminé sa soupe.
 - Tu vas être une star Messi !
 - Mais non ! En vérité Je vous le dis ! Je pourrais détruire cette boîte à cons (TF1) et la rebâtir en trois jours…
 - C’est un blasphémateur ! Il est dangereux ! Vous vous rendez compte ? Trois jours sans pub ?
 
Le doigt pointé : Quiiiiiiiiiiii es-tu ? D’où viens-tu ?
« Bientôt, Je rejoindrai le royaume de mon père ! Marre de vos faces de pets, de vos doigts avides et crochus, de votre bouffe de merde, des relents d’alcool frelaté, vous êtes indignes de bouffer les crottes des animaux que vous maltraitez… Bon, je me calme ! »
 
Boutin rejoint les offusqués :
 - Enfermez-le ! Ce Messi se prend pour Jésus ! Blasphemateuuuuuur, quand mon cousin germain de mari saura ça ! Il va devenir rouuuuuuuge de colère !
 - Femme, je comprends ton dépit, tu ressembles à un gros hibou, mais reprend-toi, lave-moi les pieds, au ciel tu ne seras plus hibou mais hirondelle !
 - AAAAARGH, CRUCIFIEZ LEEEEEEE !
 - Ça va pas recommencer hein !
 
Jésus le seul, l’Unique, redevient tel qu’on l’imagine avec Ses traits fins Sa barbe, Sa tunique, Sa couronne d’épines, tous ces crétins médusés tombent à genoux.
« Je vois que les sépulcres blanchis du sanhédrin sévissent toujours et vous manipulent ! Je me casse ! »


              



Dà leghje dinù

Quercus ilex - 20/04/2017

Le savoriste - 22/02/2017

La Madonne Sibilla - 29/01/2017

Le Patriote - 21/06/2016

Le reflet - 29/05/2016

La boîte à mutisme - 18/05/2016

La tour - 23/07/2015

Février 1769 - 16/06/2015

Vertige - 27/04/2015

A rivredda di Natale - 07/01/2015

Love kamikaze - 19/11/2014

Pointure 38 - 11/11/2014

Ses yeux noirs - 07/11/2014

L’enlèvement - 17/09/2014

Académique maraude - 12/09/2014

Polpa Vaccina - 08/09/2014

Le secret - 30/08/2014

Lettre de son moulin - 05/08/2014

Prédatrice - 01/08/2014

Bertrand - 17/06/2014

1 2 3

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...