Bloggu litterariu corsu

u 14 di Farraghju 2013 - scrittu dà - lettu 267 volte

Je passe à la télé


Je passe à la télé
Je n'ai jamais rien fait de remarquable, je n'ai jamais trouvé un sens à la vie. Au fond, je suis presque soulagé qu'il ne me reste que six mois à vivre.
Mais maintenant que mon temps est compté, autant le mettre à profit pour marquer les esprits. Et qu'est ce que vous croyez? Je vais écrire un chef-d'œuvre? Je serais incapable d'écrire ne fût-ce qu'un putain d'article dans voici. Je vais trouver un remède contre le sida? Mon cul! Les sodomites je les emmerde.
Toutes façons je ne suis qu'un abruti! Et si je suis trop con pour faire le bien, je ferai le mal. Je me rends chez un tatoueur de renom, je passe devant une fontaine avec des gargouilles, putain, d'aussi grandes gueules ouvertes et ça suce même pas. J'explique à Manolo ce que je veux. Il en revient pas : Éh hombre, poutain tou as oune grosse problème! Je lui sors une liasse de billets de 500euros, ses yeux s'illuminent. Je loue ses services pour les longues et pénibles heures qui suivent. Ça fait mal, merde, tu comprends? Au petit jour je sors de chez Manolo, il n'en peut plus. Pour moi c'est une renaissance. Personne ne me regardera plus sans être parcouru par un frisson glacial.
 
Tiens, 7 heures, c'est la messe du matin, j'entre dans la paroisse de Saint-Louis d'Antin. Coquette église, je me dirige vers un groupe de saintes femmes en noir regroupées autour du pilier de Saint André : - BOUUUUUH!! elles me regardent sidérées, se mettent à réciter sans arrêt le : Je vous salue Marie, le chapelet à la main. Je monte les trois marches qui mènent à l'autel, le curé aussi, est sidéré, je lui dis de pas bouger: - Entrez dans l'allégresse, je vais vous faire l'honneur de ma prêche visionnaire! Mais d'abord un peu de musique! Maestro? Il est à fond le micro? Le curé a un rictus de vieille pingre qui a payé 20 cents de trop ses légumes pour sa soupe. - Un deux.. Un deux.. Ok ça marche:
 
- Elles vieillissent à petits pas
De petits chiens en petits chats
Les bigotes
Elles vieillissent d'autant plus vite
Qu'elles confondent l'amour et l'eau bénite
Comme toutes les bigooooootes 
 
Si j'étais diable en les voyant parfois
Je crois que je me ferais châtrer
Si j'étais Dieu en les voyant prier
Je crois que je perdrais la foi
Par les bigooooooooooootes
 
Elles processionnent à petits pas
De bénitier en bénitier
Les bigotes
Et patati et patata
Mes oreilles commencent à siffler
Les bigotes
 
Vêtues de noir comme Monsieur le Curé
Qui est trop bon avec les créatures
Elles s'embigotent les yeux baissés
Comme si Dieu dormait sous leurs chaussures
De bigoooooooooootes
 
Le samedi soir après le turbin
On voit l'ouvrier parisien
Mais pas de bigotes
Car c'est au fond de leur maison
Qu'elles se préservent des garçons
Les bigotes
 
Qui préfèrent se ratatiner
De vêpres en vêpres de messe en messe
Toutes fières d'avoir pu conserver
Le diamant qui dort entre leurs fesses
De bigooooooooooootes
 
Puis elles meurent à petits pas
A petit feu en petit tas
Les bigotes
Qui cimetièrent à petits pas
Au petit jour d'un petit froid
De bigotes
 
Et dans le ciel qui n'existe pas
Les anges font vite un paradis pour elles
Une auréole et deux bouts d'ailes
Et elles s'envolent... à petits pas
De bigooooooootes
 
Puis elles se mettent prechi precha
En petits tas jambes écartées 
Les bigoooootes
Et elles s'enfilent allègrement 
Suant gloussant des goupillons
Les bigoooooootes
 
Et dans leurs chattes qui ne respiraient pas
Sentent couler le fleuve de la joie
Et dans leurs culs qui n'se déridaient pas
Sentent sortir des GOD avec des ailes en bois
De bigooooooooootes
 
- Ça vous plait? Elles prient toujours.
Bon, vous êtes coincées de l'oignon. Je me casse! Curé, broute leur le minou, elles serviront mieux tous les saints.
En passant près de la devanture d'un bistrot, je prends la mesure de l'ampleur de ma métamorphose, mon visage est celui d'un démon, mes yeux, aux cœur de deux croix gammées, reflètent le mal. 
 
Je m'en vais faire le pied de grue devant l'immeuble de TF1, un nouveau talk show cherche des "personnages" pour des débats dont l'objectif avoué est d' enflammer l'audimat.
Si les thèmes sont rebattus : Religion, et, Peut-on rire de tout. Ils sont porteurs.
Bien sur, j'en garde sous la semelle, pour pas faire peur aux casteurs, et, sans surprise, je suis parmi les invités. Ah ces cons veulent faire croire qu'ils sont pour la pluralité, et prêts à tout entendre? Ils vont être servis.
 La direction de la chaîne a mis le paquet, immense plateau, décor qui en fout plein les yeux, public nombreux , co-animation assurée par Harry Roselmack et Edwy Plenel, avec la moustache caracteristiquement frémissante du bien pensant. Ça y est c'est le direct. On annonce les invités qui arrivent un par un, séparés en deux camps, les pro-religion et pro-on ne peut pas rire de tout, et le camp adverse. Je rentre, une clameur monte des tribunes. Même le chantre de la tolérance, qui ne tolère rien qui ne soit pas en accord avec sa vision, le père Plenel, frétille sous sa moustache, alors que je suis sensé être avec ceux qui prônent la liberté d'expression . Générique en question! Présentation solennelle de Roselmack, argumentation de Plenel, premier invité à prendre la parole, avec sa tête de hareng mal fumé, le"variétiste" Cali, debout, le bras droit levé la main tendue comme s'il voulait prendre le plus d'amplitude possible pour étayer ses arguments de bobo bisounours qui ne fait que s'auto sucer sans jamais recracher, effectuant des petits bonds comme il en a l'habitude : - Je m'insurge, vous avez mis dans mon camp ce personnage ( il me montre du doigt) je désapprouve!
 Blabla, arguments contre arguments, petits reportages, puis Roselmack me donne la parole, Mr Louis Cypher : - Voilà que je suis là, au milieu des moutons! Tout ce que ce putain de monde produit de merde est là, devant moi! Je vous ferai voir moi, jusqu'où on peut aller! Vous n'avez pas honte d'exister? Toi Cali, tu as raison, je ne peux être dans ton camp, hareng fumé, parce que tu as la tête vissée dans le cul et que tu te nourris de ta merde infâme. Cali fait le nerveux, il pleure, genre, retenez -moi venez, sinon je vais le frapper. 
Roselmack en appelle au calme, Plenel vitupère, je lui demande de se foutre dans un four pour nourrir les pauvres qu'il dit tant aimer! Un mec d'extrême droite me trouve sympathique, je lui demande d'aller enculer sa mère en chantant : HEILI, HEILO, HEILA, putain c'est fou ça , le seul qui m'énerve pas sur ce plateau de raclures d'hémorroïdes, c'est un nègre. 
Grande agitation, début d'échauffourée, quand un grand con veut m'envoyer une gifle je sors mon flingue et lui mets une balle dans la tête. Grande panique, j'arrive a attraper le père Plenel, Cali s'étant déjà enfui, et lui tire une balle dans chaque genou, sa moustache frémit comme jamais. Je prends un micro : - Je suis ici pour vous montrer qui vous êtes, je ne suis que le reflet de vos âmes malades, bande de lâches, d'égoïstes, de trous du cul. ....PAN.....
 
                       Le Figaro
 
              LOUIS CYPHER provoque le chaos en direct sur TF1
 
               Hier, lors de la première de l'émission : Osons le dire ( production Endemol) Un homme d'une quarantaine d'années, Louis Cypher, a été abattu de plusieurs balles dans la tête par les hommes du GIGN. Il avait lui même abattu un des participant, Mr Vincent Troudball, 37 ans, membre de la bien-pensante association (subventionnée en partie par l'état)  : Touche pas à mon pote. Et tiré dans les genoux d'Edwy Plenel, co-présentateur de l'émission et directeur du bien-pensant journal : Mediapart. Louis Cypher a, par ailleurs, réussi le tour de force de faire mettre la clé sous la porte à TF1, ainsi qu'à la filiale Endemol France. Ces institutions payant leur surenchère nauséabonde.......éthique ........bien-pensance..........Cali retrouvé en pleurs dans son caca......... Le PDG de TF1 s'est tiré une balle dans la tête....Dors et déjà, des millions de fans de part le monde louent l'action forte en symboles et purificatrice de Louis Cypher. Celui-ci, est entré pour longtemps dans la postérité .
Éric Zemmour
 
  


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...