Bloggu litterariu corsu

u 27 d'Utrovi 2013 - scrittu dà - lettu 99 volte

Il


Il
5 heures du mat :
Arielle :
 - Il, oh quelle mitre, vous ravigotez mes cuivres, ça lustre mes fondements-tôt !
Il :
 - Il, vous en donne, il vous en faut !
 - Youpi tralala, la mitre c’est extra ! Il, vous êtes un libérateur, mon ex-mari, quel triste sir (ex-patron de Il), ce porc encostumé, avec sa queue en tire-bouchon à qui il ne lavait que rarement la figure !
 - Pourquoi s’étonner ? En général les gens manquent de vérité, ils tapinent pour le pire en attendant le meilleur qui ne vient pas.
 - Oui c’est ce que j’avais entrevu quand il me semblait avoir un semblant d’intelligence, avant d’être une serpillère, la suceuse d’un porc (ex-porc) ; j’avais même écrit un jour : "La médiocrité vexée, c’est la pire, probablement", je devais comprendre ce que je lisais à l’époque… de prétendue femme de méninge je suis devenue potiche officielle rémunérée, certifiée conforme sur la terre comme au ciel !
 - Tais-toi et suce, demain je bande et tout bas-cul…e !
 
Il, arrive au point de rencontre, en tong, Il a beaucoup marché, bien transpiré en cette moiteur de fin d’été qui n’en finit plus.
Son ancien patron est là, l’ex d’Arielle, le directeur aussi. Tous ses anciens collègues, le sourire aux lèvres, n’en ratent pas une miette.
Il :
 - Allez-y, un pied chacun, qu’il ne reste pas un gramme de fromage entre mes orteils !
Patron et directeur :
 - Slurp Slurp…
Il, a racheté la société, une fabrique d’emballages divers…
 
C’est un grand jour, il va redéfinir les tâches et les salaires de chacun, les informer du changement total d’activité.
Désormais tout l’espace, jusqu’aux bureaux, servira de lieu de vie confortable pour animaux méritants, cochons, chats, chiens, rats, écureuils… Le tout sur du vrai gazon, il en a rien à foutre, il (Il) est blindé…
Son ancien employeur est promu "Saint patron des fions de porcs" il doit veiller à les garder propres et lustrés… Il aura beaucoup plus de boulot qu’avant, et sa paye sera 55 fois inférieure, il gagnera 1200 euros…
Le directeur s’occupera des crottes à ramasser 8 heures par jour, 1300 euros pour lui, plus un panier d’endives.
Ses anciens collègues seront libres d’aller et venir, de coller leurs pieds aux culs des deux crétins, amen…
Même s’ils ne viennent pas leur salaire sera de 20 000 euros, mais ils viendront, puisque il y aura matière à s’élever.
 
Tout le monde veut être normal, connu, c’est un désastre consommé, le meilleur moyen d’être quelqu’un est l’humilité bienveillante… Bande de cons !
Il, décide que l’employée du mois aura son salaire doublé, il fait afficher cette règle ludique avec effet immédiat : il s’agit de sucer Il, celle qu’il jugera la plus apte, chaque mois, sera donc récompensée.
Tous les six mois, pour doubler leurs salaires, l’ex-patron et l’ex-directeur devront être sodomisés par un porc… Et bien voilà – ils s’exécutent ces connards, même que l’ex-patron se fait bouffer une oreille pendant ses ébats avec Big Pig, ça saigne drôlement une oreille bouffée !
 
 
Il, fait bâtir un temple dédié à la connerie et à l’absolu, 1000 étages à thèmes.
À l’entrée il est écrit : "Les méritants sont ceux qui prennent des risques alors qu’ils ont tout à perdre, l’amour ; le reste n’est que vide cosmique."
Plus les gens montent plus ils trouvent du sens, le rez-de-chaussée est juste apaisant, on y trouve les principaux éléments – eau, feu, vent, arbres, minéraux, pilules…
Au premier une arène, du rhum antique, une atmosphère Caliguliène.
Au deuxième des névrosées se font charcuter "esthétiquement" : comment standardiser la laideur…
Étage 12, les échangistes, ils semblent penser que rien ne peut-être plus important que leurs sucions et ablutions olfactives et humides…
Au 13, un étage dédié aux crétins abjects de la télé réalité, des moitiés putes hystériques, des abrutis congénitaux, étage honteux…
 
L’étage 666, hanté…
Les murs sont tapissés de peaux humaines scarifiées, un avocat entre, les peaux frémissent, elles ont la chair de poule, comme lui. Un visage se matérialise, celui de son ex-beau-frère :
 - Pourquoi as-tu tué ma sœur ? Salaud !
 - Parce que je l’aimais…
 - Tu as ruiné la vie de toute ma famille, tu n’avais qu’à te suicider avant et pas après pourriture !
 - Mais je l’aimais et je l’aime encore ! Je souffre, je ne peux pas la voir, son esprit s’émulsionne avec un autre, quelle HORREUR !
 - CRÈÈÈVE…
Il se rue sur son ex-beau-frère, frappe au visage… La cervelle éclatée se projette sur lui…
Ses yeux sont révulsés, il finira ses jours en hôpital psychiatrique.
 
Étage 69, dédié à l’écriture, un certain P. Rider regarde les murs de pages. L’esprit d’un écrivain vient s’entretenir avec lui.
P Rider :
 - Vous comprenez, j’écris d’instinct, j’attends les fulgurances, je ne servirais jamais que de la soupe fade ! Je n’ai pas la culture nécessaire pour nourrir ce que je ressens… Mais j’en ai besoin…
 - Dam, une écriture c’est un style, nourrissez tout ça, travaillez l’objet comme un petit artisan, puis arrêtez-vous, pour mieux recommencer…
 
Autre étage, un petit port islandais où il fait gris, on pense "les pauvres" ; mais les enfants pêchent de gros poissons, 3 ou 4 chacun en 15 minutes, les mouettes sont calmes sur l’eau. Le volcan énergise, l’eau chauffe naturellement, l’électricité est gratuite…
 
L’étage de Jésus, buffet a volonté, il rompt le pain, le tonneau de vin est toujours plein ; une portugaise fait le ménage (après l’boulot elle rentre dans sa villa de 500 mètres carrés en Ferrari, musique à fond).
Visiteur :
 - Jésus, vous savez que les gens de ma famille sont très brillants ?
Jésus :
 - Les gens trop brillants ça fait mal aux yeux !
 
Les derniers étages sont rédempteurs, le millième est le passage, ce qu’il advient après ce moment furtif entre la vie et la mort.
 
 
Il est ravi, il a une employée qui le fait rougir, elle rougit aussi… Maladroitement il arrive à l’inviter au restaurant, gênée, elle lève furtivement ses yeux pétillants et accepte.
 
Son ex-patron est avec les médecins, Il, n’a plus de famille, son état, après son AVC, est loin d’être désespéré...
Ex-patron :
 - Vous pouvez le débrancher…
 
Pour une fois qu’il "Il" était heureux.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...